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Le casse-tête des certifications pour les acteurs du conseil

En quelques mois, les banques, acculées par la crise, ont renforcé leurs exigences à l’égard de leurs besoins en informatique. Si le flux des missions n’a pas été stoppé, les cabinets de conseil et les consultants sont désormais triés sur le volet. Les expertises ont clairement besoin d’être démontrées. Une certification peut-elle en attester et faire la différence ?

Cognitis, société de services informatiques spécialiste du secteur bancaire, en est convaincue. Elle propose ainsi à chaque nouveau développeur, concepteur ou architecte en nouvelles technologies le cycle de formation lui permettant d’obtenir la certification qui lui convient le mieux (Microsoft.net, Sun Java ou IBM Websphere) dans les 18 mois qui suivent son intégration. Ce type de formation coûte plus de 5 000 euros en moyenne et s’étale souvent sur une dizaine de jours.

C’est un gage de qualité que nous apportons aux clients, ils sont ainsi plus confiants car ils connaissent le périmètre de connaissances de nos consultants, commente Isabelle Leandro, responsable du recrutement chez Cognitis. Pour nos collaborateurs, c’est comme une “mention” qui fait monter leur cote.

Il y a là de quoi séduire une population jeune, experte et naturellement gourmande en formation ! Mais toutes les certifications ne se valent pas. Ce n’est pas parce que l’on est certifié que l’on est bon, et le potentiel humain est au moins aussi important, relève Arnaud Febvre, fondateur et dirigeant de BK Consulting, cabinet de conseil spécialisé en finance de marché. C’est un peu comme les ceintures au judo, la représentation du niveau technique devient significative lorsque vous obtenez la ceinture noire. Pour Java par exemple, le dernier niveau de certification est représentatif d’une réelle compétence. En outre, la plupart du temps, les consultants, qu’ils soient certifiés ou non, sont minutieusement sélectionnés par les sociétés de conseil et leurs clients. Nos clients sont davantage intéressés par l’accompagnement des consultants dans le développement d’une double compétence fonctionnelle et technique , poursuit Arnaud Febvre.

Pour June Mausset, DRH France de Capco, cabinet de conseil dans le secteur des services financiers, la certification orientée technologie est appréciée des banques dans certains cas, mais ce n’est pas forcément cela qui séduit le plus. Nous constatons qu’elles sont également très sensibles aux certifications en matière d’organisation et gestion de projet (Prince2) ou encore de management et amélioration des processus (Six-Sigma) , précise-t-elle.

commentaires (1)

Comments
  1. C’est dans l’air du temps, avec la world financial crisis, la certification est un gage de garantie, que cela soit dans le domaine technique, agroalimentaire, de la santé et du management, etc..
    Le problème c’est d’avoir une certaine visibilité dans cette jungle qui mélange certification délivrée par une société ou organisme reconnue et certification issue et validée par l’état, à cela il faudra identifier une reconnaissance nationale et internationale. Actuellement, je suis en train de procéder à une cartographie du monde de la certification, objectif : visualiser les certifications, accréditations et agréments qui assurent d’une réelle expertise, les différencier des acteurs émergents, biens souvent opportunistes. Je pense que cette analyse permettra une meilleure compréhension du paysage de la certification

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