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Entre crise de la dette et campagne Bank Run , une fin d’année cauchemardesque pour les financiers belges

2010 n’a pas franchement été une bonne année pour les professionnels de la finance. Mais la reprise molle semble désormais se transformer en supplice alors que la crise de la dette européenne s’amplifie.

Pas si loin derrière le Portugal, l’Espagne, et l’Italie, la Belgique serait elle aussi dans la ligne de mire des investisseurs, selon la presse anglo-saxonne. La crise politique n’aidant clairement pas. Le conciliateur royal Johan Vande Lanotte est engagé cette semaine dans de nouvelles négociations pour conclure un accord notamment dans le domaine de la loi de financement et du transfert de compétences. Un tour de table de la dernière chance ?

Les banques belges dans la tourmente

Les suspicions concernent aussi les établissements bancaires belges directement. Là où le Wall Street Journal marque, peut-être, un point c’est lorsqu’il affirme que le risque réel pour la Belgique est l’exposition de son secteur financier à la dette des pays périphériques de l’Europe. Quand on voit les milliards d’euros que KBC a prêté à l’Irlande, on ne peut pas tout à fait lui donner tort , admet un bloggeur des cracks en action.

Fin de semaine dernière, on apprenait que Dexia était exposée à la crise de la dette européenne à 10,6 milliards d’euros Dexia (dont près de 7 milliards de dettes souveraines), soit 119 % de sa valeur nette, selon une étude de Morgan Stanley, révélée par le blog FT Alphaville. Ce qui en fait la 2e institution la plus à risques du continent face à un emballement de la crise.

La menace du 7 décembre

Tout ceci se déroulant sous fond de campagne anti-banques, dont l’ex-footballer Eric Cantona s’est fait le héraut dans une interview postée sur le net, invitant la population à retirer son argent de la banque. Sauf que ce qui aurait pu passer pour une mauvaise blague a été repris par Géraldine Feuillien, une scénariste belge à l’origine du site www.bankrun2010.com, sur lequel cette fois un appel formel à l’action a été donné le 7 décembre. L’appel est aussi relayé sur Facebook, où 23.000 personnes se disent à ce jour prêtes à participer à cette action en France, en Belgique, et ailleurs.

La menace est, en tout cas, prise au sérieux par les banques belges. Cette action peut déstabiliser notre fragile système financier !, a réagi Michel Vermaerke, administrateur délégué de Febelfin. Certaines institutions bancaires en Belgique ont dû être sauvées par le gouvernement en raison des conséquences de la crise du crédit. Un tel sauvetage ne doit pas être réitéré car il est très coûteux.

Placés entre le marteau et l’enclume, les financiers espèrent cependant que la sérénité regagnera vite tous les esprits. Leur emploi est en jeu. Le banquier d’affaires d’origine belge Georges Ugeux, qui reproche à la Belgique de continuer de manière suicidaire à se préoccuper de ses problèmes communautaires au lieu de se retrousser les manches, pose déjà cette question dérangeante : La crise financière mondiale de 2011 a-t-elle commencé ?.

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