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Mais où va donc Dexia ?

Après la publication de résultats annuels plombés par son plan de restructuration, le groupe bancaire franco-belge traverse actuellement une période de turbulences qui augure mal de sa sortie du tunnel. Ainsi, trois de ses filiales opérationnelles sont menacées de voir leur note abaissée par Moody’s : il s’agit de Dexia Bank Belgium (DBB), Dexia Credit Local (DCL) et Dexia Banque Internationale à Luxembourg (DBIL), qui pourraient voir leurs notes à long terme passer de A1 à Baa3 ou Ba1.

La célèbre agence de notation financière estime en effet que les besoins de financement de Dexia restent trop importants et doivent encore être réduits en passant par des ventes d’actifs. Le financement du groupe Dexia est de plus en plus diversifié , rassure Alain Clot, directeur général de Dexia Crédit Local (La Tribune.fr).

Même discours rassurant au niveau de la direction de la banque, un porte-parole ayant tenu à préciser à Reuters que le cceur du programme de financement de la banque repose d’abord et avant tout sur des financements sécurisés et que les financements à long terme non sécurisés représentent volontairement une part très limitée, de l’ordre de 2 milliards d’euros sur un programme d’environ 15 milliards en 2011. Pierre Mariani parle même de conséquences assez limitées d’un abaissement de la note des trois filiales.

Un avenir incertain

L’administrateur délégué de Dexia se montre tout aussi serein concernant le deuxième tour des stress tests de la banque que doivent organiser les autorités européennes et qui s’annoncent d’ores et déjà plus approfondis que ceux du premier tour que Dexia avait réussi avec brio. Nous attendons avec confiance les stress tests , a-t-il indiqué.

Des déclarations qui ne seront sans doute pas suffisantes pour rassurer les salariés de la banque, qui, dans la foulée, viennent d’apprendre que des changements à la tête de la banque venaient d’avoir lieu avec la nomination de quatre nouveaux administrateurs. Déjà fragilisés par un plan de restructuration qui a précipité la suppression de 665 postes en septembre dernier (dont 385 en Belgique), portant à plus de 2 000 le nombre d’emplois disparus depuis la crise, ils ont tout lieu de s’inquiéter, car l’écrémage n’est sans doute pas fini et que la banque n’est pas à l’abri d’autres mauvaises nouvelles. L’évolution du cours de Bourse sur an illustre en tout cas assez bien les difficultés auxquelles est confrontée la banque franco-belge.

GRS

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