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Les banques implantées au Luxembourg peu à peu rattrapées par la crise

Luxemburg

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Si l’an dernier le secteur bancaire luxembourgeois a plutôt été épargné par les licenciements, il n’en va pas de même pour 2012. Présente au Luxembourg depuis près de 40 ans, la banque suédoise Swedbank vient d’annoncer une restructuration dans le cadre d’un important plan de réduction de ses coûts fixes. Son bureau luxembourgeois pourrait ainsi perdre en avril et en mai 2012 plus du quart de ses salariés, soit 15 personnes sur un effectif de 54, indique un communiqué du syndicat OGBL. « Le personnel avait été averti que des pertes d’emplois pourraient survenir début 2012, reconnaît Luc Lepasch, du syndicat LCGB (Paperjam.lu). Ici, on est entré officiellement dans la procédure réglementaire pour un licenciement collectif et la négociation d’un plan social ».

Une annonce qui vient s’ajouter à celle de Banco Itaú Europa Luxembourg, filiale du groupe brésilien spécialisé dans la banque privée, qui a prévu un plan social concernant 60 salariés. Dans les deux ans à venir, les activités de gestion de fortune devraient rejoindre Zurich où le groupe brésilien a ouvert sa nouvelle implantation Banco Itaú (Suisse) SA il y a quelques mois à peine. Un coup dur pour la place financière luxembourgeoise qui, pour des raisons stratégiques, se voit préférer par une enseigne internationale le climat helvète.

Une période difficile

Avec SwedBank et Banco Itau, ce sont donc deux acteurs historiques qui réduisent la voilure ou disparaissent progressivement de la place luxembourgeoise. Plus globalement, ce sont toutes les banques du Grand-Duché qui traversent actuellement une période difficile. Pour preuve, les 143 banques établies au Luxembourg ont accusé un recul de 24% de leur résultat net entre 2010 et 2011, selon les chiffres provisoires communiqués par la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Le régulateur luxembourgeois souligne toutefois qu’en dépit du contexte économique et financier difficile, les banques luxembourgeoises ont amélioré leurs revenus opérationnels récurrents. Ainsi, la marge d’intérêt et les revenus de commissions ont progressé de 7% en un an.

Qui plus est, le secteur financier reste relativement préservé si comparé au bilan calamiteux de l’économie luxembourgeoise dans son ensemble qui affiche quelques 930 faillites d’entreprises et un chômage record à 6,6% (soit plus de 16 000 demandeurs d’emploi, dont 3 000 frontaliers). Et sous la surface des statistiques officielles, les choses sont peut-être même bien pires encore. « Le formidable essor économique que le Luxembourg a connu depuis une vingtaine d’années s’est accompagné d’un chômage structurel qu’on avait un peu tendance à balayer sous le tapis. Aujourd’hui, le problème éclate au grand jour », explique le syndicaliste Patrick Dury (Le Républicain Lorrain). Indéniablement, le Luxembourg a connu des jours meilleurs…

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