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Les PERDANTS de 2011 au Luxembourg

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Les grandes institutions

Voici ce que le cabinet de recrutement Robert Walters affirmait dans son étude Salary Survey 2011 concernant les recrutements dans l’industrie financière luxembourgeoise : « L’embauche chez les grandes institutions financières sera modérée et concentrée sur des profils de spécialistes, dotés de compétences juridiques, de vente et de business development, ou encore dans l’administration et la comptabilité de fonds. Nous anticipons en revanche que la majeure partie des nouveaux postes seront créés dans les plus petites institutions et les start-ups, telles que les firmes de private equity, les holding compagnies, les fonds d’investissement de real estate, les fiduciaires, et autres fournisseurs de services de domiciliation ».

Des prévisions confirmées depuis par David Kitzinger, responsable de l’executive search au sein du cabinet Badenoch & Clark : « Les acteurs qui créent de nouveaux emplois aujourd’hui sont des sociétés de petite taille, comme les fonds private equity real estate, qui ont d’importants besoins en matière de compétences comptables et de contrôle financier ».

Dexia BIL et KBL European Private Banker

Après avoir été informé fin 2010 qu’un plan social allait coûter 115 postes, les employés de KBL epb ont bien mal commencé l’année 2011 en apprenant que leur repreneur indien Hinduja ne pouvait pas finaliser l’opération d’achat auprès de KBC. Les employés de Dexia BIL ont eu eux aussi leur lot de frayeurs en 2011, avec l’annonce du démantèlement du groupe franco-belge Dexia.

Fort heureusement, un chevalier blanc a fait son apparition : le Qatar s’est dit prêt à acquérir les deux plus grandes banques luxembourgeoises. Après plusieurs mois de suspense, les 3600 salariés de Dexia BIL peuvent donc en fin souffler, l’investisseur qatari Précision Capital ayant déboursé 730 millions d’euros en échange de 90% du capital. Pas de quoi néanmoins se réjouir trop vite : la valeur de la banque était encore estimée à 1,5 milliard en octobre, du coup, la part de l’État, qui met 10 % dans la corbeille, a aussi baissé de moitié (paperjam.lu) Quant aux 1200 employés de KBL epb, ils sont toujours dans l’attente de la finalisation de l’opération prévue au premier trimestre 2012. Wait and see…

La mobilité professionnelle

À lire la dernière étude trimestrielle Workmonitor du cabinet Randstad, les employés luxembourgeois ne seraient pas très audacieux et manqueraient de confiance en eux ainsi que dans les perspectives offertes par le marché de l’emploi. Ainsi, le Luxembourg reste le pays où la mobilité est la plus faible, les travailleurs luxembourgeois ressentent moins les effets de la guerre des talents que dans d’autres pays, ils sont aussi moins confiants que la moyenne de trouver un job dans les 6 mois, et enfin – cerise sur le gâteau – 42% d’entre eux déclarent que leurs compétences se situent en deçà des attentes de leurs postes.

Quelques exceptions à cette règle : les perles rares qui maîtrisent plusieurs langues (parmi lesquelles l’anglais, l’allemand, le luxembourgeois et le néerlandais) et qui ont déjà une expérience dans l’industrie financière luxembourgeoise, demeurent toujours aussi courtisées par les recruteurs luxembourgeois.

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