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OPINION : À l’extérieur de la banque, vos compétences sont précieuses et polyvalentes

Cela fait maintenant près d’un an que j’ai quitté la banque, et j’ai passé les neuf derniers mois à regarder La City de l’extérieur pour la première fois depuis que je travaille. Dans mon ancienne fonction, j’étais managing director et responsable des actions US chez Bank of America en Europe. Bien qu’à cette époque, le monde fut dans un état encore raisonnable, Ken Lewis (le CEO de Bank of America) commençait déjà à trouver que la vie en banque d’investissement n’était pas aussi rose qu’il avait pu l’imaginer.

Lorsque je suis partie, je l’ai fait pour une multitude de raisons. La première, c’est que l’environnement s’était détérioré et, par la même occasion, mes perspectives de toucher un bonus étaient devenues faibles. J’étais trop chère pour rester dans le pool des bonus. Un départ négocié arrangeait tout le monde.

La deuxième raison, c’est que je m’étais fait la promesse, il y a plusieurs années déjà, de partir avant que mes enfants ne soient trop vieux pour apprécier ma compagnie. Et comme l’aîné n’était pas loin de sa dixième année, le temps pressait. Et enfin, parce que je pouvais compter financièrement sur quelques économies et le travail de mon mari qui servait de soutien de famille.

Deux grosses surprises m’attendaient. La première, c’est de voir à quel point l’image que j’avais de moi-même a changé lorsque j’ai cessé d’être une banquière – ou plutôt une mère et une banquière à temps plein . À présent, je suis la femme de x ou la mère de y et z .

La deuxième surprise a été l’intérêt qu’ont manifesté mes potentiels employeurs et relations d’affaires. Les compétences héritées d’une carrière à La City sont précieuses et polyvalentes. La capacité d’analyser des scénarios, de monter une stratégie pour qu’ils se réalisent et de communiquer vos objectifs sont autant de compétences recherchées et rares, en dépit de ce que vous pouvez lire dans les journaux.

Je n’ai pas prévu de retourner à La City. Mais, stimulée par l’envie de construire une nouvelle vie professionnelle, et encouragée par l’effondrement de l’action banque d’investissement comme valeur refuge, je projette de tirer parti de tout ce que j’ai pu apprendre à La City pour me lancer dans ma prochaine carrière.

Après avoir travaillé dans les marchés institutionnels pour plusieurs grandes banques d’investissement jusqu’en avril 2008, Diana Godding a fondé sa société de conseil, Robinson Godding Associates, à la fin de l’an dernier et écrit actuellement un livre : Anglophilia, or London as the Zeitgeist of the Noughties, qui sortira fin 2009.

commentaires (2)

Comments
  1. Pas d’accord tout le monde est remplaçable et personne n’est indispensable à part avoir le talent de Zidane…

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