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Les chasseurs de têtes vivent dans une bulle d’illusion qui doit être crevée, estiment les banques

Les services RH des banques d’investissement n’aiment pas cabinets de chasseurs de têtes. Ils les trouvent chers, fourbes et délirants. Et ils aimeraient bien renégocier leurs tarifs.

Aucun recruteur interne ne dira quoi que ce soit officiellement. En off, en revanche, le son de cloche n’est pas le même.

Les chasseurs de têtes semblent être bloqués dans une autre époque, se plaint le directeur des ressources humaines de la zone EMEA (Europe Moyen-Orient Afrique) d’une banque. Ils sont en permanence optimistes et réclament des acomptes par exemple .

Les cabinets de chasse vivent dans une bulle, insiste un autre. Ils ne partagent pas la souffrance collective .

L’antagonisme entre cabinets de recrutement et recruteurs internes a augmenté depuis que les bonus garantis sont devenus moins courants.

Historiquement, les cabinets de recrutement faisaient payer des frais qui correspondaient à un pourcentage de la première année de contrat de la personne qu’ils plaçaient. Quand ce contrat comprenait un bonus garanti, les frais étaient élevés. Maintenant que les bonus garantis sont rares, ces frais sont souvent moins importants. Les cabinets de recrutement ont tenté de contourner cet obstacle en augmentant ces frais, en les transformant en un pourcentage du salaire. Les banques n’aiment pas cela.

Les banques n’apprécient pas non plus que la composition de ce pourcentage encourage en réalité les cabinets de recrutement à demander des garanties sur les candidats. Cela va à l’encontre des intérêts de la banque , se plaint le DRH.

Il y a aussi des plaintes concernant les mensonges des cabinets de recrutement à propos des plafonds des honoraires – prétendant que les banques rivales paieraient jusqu’à 175 k€ pour une embauche, alors qu’en réalité, les sommes sont bien inférieures.

Naturellement, les banques souhaiteraient arriver à affaiblir ces chasseurs de têtes surexcités. Premièrement, elles aimeraient arrêter de leur payer des acomptes ; deuxièmement, commencer à leur verser des honoraires fixes ; troisièmement, pouvoir recruter en interne.

Cependant, les options deux et trois représentent un challenge. Les honoraires fixes sont difficiles dans des domaines comme les marchés, sur lesquels les rémunérations varient largement d’une personne à l’autre – et les cabinets de recrutement peuvent se sentir lésés , explique un DRH. De même, quand une embauche doit être faite à la hâte, les managers sont souvent pressés de trouver la bonne personne et s’adresseront aux cabinets de recrutement, sans se soucier des souhaits des ressources humaines.

Néanmoins, une proportion grandissante du recrutement dans le secteur bancaire s’opère sans aide extérieure. Entre 50 et 75 % des recrutements sont réalisés sans intermédiaire. Au final, les recruteurs internes insistent sur le fait qu’ils se passent des cabinets de recrutement le plus souvent possible.

Nous ne faisons appel aux cabinets de recrutement que lorsque nous en avons réellement besoin, explique un DRH. Il y a beaucoup moins de place sur le marché pour les chasseurs de têtes parasites .

commentaires (11)

Comments
  1. En tout cas, en France et dans l’informatique en particulier, même si les banques ont la possibilité de recruter en interne, elles préfèrent recruter via des SSII, le plus souvent pour des “missions” de 3 ans, au détriment des intérêts (salaire, progression, avantages en nature, estime…) de l’ingénieur recruté.

  2. Je confirme les boites de consultants, la plupart du temps tu es consultant intérimaire de luxe où tu te fais exploiter, surtotu en informatique et Finance !! c’est la faute aussi au candidat qui st des leches bottes et ont peur, on peut comprendre mais il faut se revolter sinon rien ne changera !!

  3. et les RH des banques ? comment trouvent elles le cours de bourse de leur entreprise ?

    Ne pensent elles pas qu’il peut exister une relation entre un systeme de recrutement et la performance de l’entreprise qui recrute ?

    au vu des cours de bourse des banques, il y a peut etre un tres tres gros chantier ou s’atteler ?

    non ?

  4. les SSII sont des marchands de viande, ils prennent des juniors, facturent seniors et magouillent le cv pour enrichir l’experience, parfois il mettent des consultants chez plusieurs clients en meme temps. il y a pas de ptit profit

  5. t’as raison eddy entendre les banquiers donner des leçons en ce moment c’est risible ; ces cakes ont l’outrecuidance d’élever la tête même après 50 coups de pelle dessus depuis 2008 c’est ridicule …

  6. Très étonnant cet article… En plus d’être très mal écrit, il semble ne concerner qu’une infime partie de cabinets “à l’ancienne”. Quelles sont les réelles sources de renseignement??? Peu professionnel et décevant pour un acteur du marché reconnu comme Efinancial.

  7. Quel est le DRH qui accepterait de payer 175 000 euros d’honoraires ? Quel est l’artisan qui travaillerait sans acompte ? De plus, les banquiers sont bien mal placés pour donner des leçons de morale à la terre entière. Qu’ils s’occupent de leur principal métier qu’est le financement de la croissance de l’économie par l’accompagnement des entrepreneurs et qu’ils arrêtent de se gaver sur des actifs toxiques pour la terre entière !

  8. Si la fonction RH etait mieux valorisée, et si certains de ces acteurs savaient correctement recruter, le métier de chasseur n’existerait pas!!
    de plus, tous les cabinets de chasse ne pratiquent pas des prix exhorbitants et ne sont pas là pour plomber la structure cliente!

    pour conclure, cet article ne sert à rien et ne donne (encore une fois) qu’une mauvaise image du monde des recruteurs!
    et pourquoi les interviewés sont ils toujours anonymes? c’est trop facile

  9. Je suis d’accord avec Bella pour dire que la fonction RH devrait être mieux valorisée dans les entreprises. Les acteurs des métiers attendent de leur cellule recrutement de pouvoir proposer des profils pertinent dans un délai court. Malheureusement les services RH ne sont pas équipés pour offrir ce type de service. Dans un contexte global de réduction des coûts, on peut comprendre que les banques souhaitent diminuer le coût des recrutements en externe, mais il ne faut pas oublier l’importance qu’ont les cabinets dans le développement du capital humain de leurs sociétés puisqu’ils interviennent le plus souvent sur des postes stratégiques.

  10. Je ne suis pas d’accord.

  11. Luc, attention à ne pas confondre SSII et cabinets de recrutement. La fonction est différente entre pourvoir des projets et pourvoir des postes. Il y a justement l’aspect humain que soulignent Bella et Laclem à prendre en compte.Au final, eIles n’ont qu’à s’orienter vers des cabinets proposent qui de facturations faibles, mais pour quelles qualités de services et de CV?
    Et puis, à quand un article sur les cabinets de recrutement au sujet du comportement des RH? Si vous connaissez des articles je serai curieux de les lire!

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