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ÉDITO : Rémunérations des dirigeants et traders : vers la fin de l’impunité ?

Pour Daniel Bouton, la polémique sur le versement de stock-options aura peut-être été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. J’ai fait une erreur : celle de ne pas avoir refusé ce plan de stock-options , reconnaît l’ancien PDG et actuel président du conseil d’administration de la Société Générale lors d’un entretien au Figaro Économie pour justifier son départ.

À défaut de démissionner, certains patrons tentent de calmer un peu le jeu. Ainsi, dans un communiqué, Dexia précise que les 50 dirigeants du groupe ne bénéficient en 2009 d’aucun bonus, et que les rémunérations variables des activités de trading ont été supprimées, à l’exception de quelques postes clés.

Surtout, la banque franco-belge précise que la rémunération de son nouveau patron, Pierre Mariani, n’a été augmentée que de 8,45 % et non de 30 % comme l’avait annoncé Libération. Je sais que c’est une rémunération élevée mais c’est celle que l’on m’a proposée, commente le principal intéressé (Le Monde.fr). Je comprends la réactivité de l’opinion à l’égard des dirigeants. Mais je vous assure qu’on ne prend pas des vacances aux Maldives tous les quinze jours.

Les candidats ne se bousculent pas

Avec la suppression de tous ces avantages, les patrons de banque risquent d’y réfléchir à deux fois avant d’accepter ce poste. Pour trouver un éventuel remplaçant à Dominique Ferrero à la présidence du directoire de Natixis, François Pérol, le nouveau patron du groupe Caisses d’Épargne-Banques Populaires, a fait appel à deux chasseurs de têtes. Mais même en leur proposant en prime un poste au directoire du holding de tête, les candidats externes ne se sont pas bousculés et les habituels pressentis comme Philippe Citerne (ex-SocGen) ou Charles-Henri Filippi (ex-HSBC) ont préféré décliner (Challenges.fr). Finalement, ce sera Laurent Mignon, l’actuel gérant de Oddo et Cie, qui présidera aux destinées de Natixis (Le Figaro.fr). Un exercice de haute voltige par les temps qui courent…

De son côté, la Société Générale rencontrera sans doute moins de difficultés, un successeur étant déjà tout trouvé : Frédéric [Oudéa] s’avère être un directeur général de grande qualité. Je suis donc aujourd’hui certain que je peux partir en laissant la Société Générale entre de très bonnes mains , a indiqué Daniel Bouton avant de tirer sa révérence.

commentaires (1)

Comments
  1. Comment peut on comparer le sort de Bouton avec les quidams de Natixis et de Dexia qui croulent sous les pertes ?
    Petit rappel : SG c’est en douze ans (mandat de Bouton):
    – un doublement du PNB (plusieurs dizaines de milliards de salaires distribués)
    – un résultat moyen de 3 ards Euro positif (et presque autant pour l’état sachant qu’un tiers vient de l’étranger)
    – un groupe étant passé de 90 à 160 K employés (plusieurs dizaines de K en France et un siège en grande partie de cadres sup’ )

    Bouton a certes exercé qq stock options l’an passé. Mais quid de son patrimoine (évidemment chargé en actions SG) qui a perdu les 3/4 de sa valeur. Quid de ses stock options passées et non exercées (la majorité vu les déclarations officielles d’exercice) qui ne valent plus un Kopeck ?
    Halte au poujadisme. Idée : laissons les pays anglo saxons payer seuls leurs cadres et nous français vivons le grand collectivisme à bras ouverts .. et comme cela on ne parlera plus des super salaires des banques françaises .. car il n’y aura plus de banques françaises …. Autant de blaireaux qui crieraient victoire si Ronaldo rejoingnait l’OM ou le PSG à coups de millions et qui crient scandale contre les

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