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Les dirigeants de Dexia renoncent à leurs bonus pour cause de restructuration

Dexia accélère sa restructuration financière : à peine plus de deux semaines après la publication de ses résultats du premier trimestre, la banque franco-belge a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait passer dans ses comptes du deuxième trimestre une charge de 3,6 milliards d’euros.

Une opération comptable qui présente un triple intérêt pour le groupe bancaire : cela va réduire notre exposition au marché immobilier américain, améliorer la liquidité du groupe, son profil de risque et la visibilité de ses résultats qui ne seront plus soumis à la volatilité des marchés , explique Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia (Les Échos.fr).

Les dirigeants font une croix sur leurs bonus

Tout comme l’an dernier, les dirigeants de la banque franco-belge ne recevront pas de bonus l’an prochain. Pas de bénéfice en 2011 signifie pas de salaire variable pour les dirigeants et pas de dividende , a indiqué son président Jean-Luc Dehaene (RTL.be).

Un geste qui ne passera pas inaperçu du côté des pouvoirs publics. Je trouve problématique que des institutions financières qui bénéficient d’aides d’État octroient des bonus à leurs dirigeants. Je trouve cela indécent. Et cela m’inquiète : cela donne l’impression qu’elles n’ont pas tiré toutes les leçons de la crise , déclarait le mois dernier Luc Coene, gouverneur de la Banque nationale de Belgique (Express.be). Pas sûr néanmoins que cette décision suffise à rétablir la confiance dans l’opinion publique.

Aucune conséquence sociale

Si les actionnaires et les dirigeants sont à la diète (en tout cas concernant leurs rémunérations variables), qu’en est-il des salariés de la banque qui ont tout lieu de s’inquiéter étant donné qu’une partie de la charge de 3,6 milliards d’euros sera consacrée à des cessions d’actifs et d’entités. Quid des salariés qui travaillent dans des filiales susceptibles d’être cédées ? Tant que le sujet de la dette souveraine ne sera pas stabilisé et que les ratios de liquidité de Bâle III ne seront pas connus, la cession de nos filiales italienne et espagnole apparaît complexe , explique Thierry Mariani, faisant référence à Crediop et Sabatell.

Quoi qu’il en soit, le groupe tente de rassurer le personnel, précisant que cet effort n’aura aucune conséquence sociale et qu’il ne remet en rien en question les objectifs commerciaux qu’il s’est fixés à l’horizon 2015 dans le cadre de son plan stratégique. Nos 33 000 collaborateurs vont pouvoir se concentrer sur le développement de l’activité, qui devrait assurer notre retour aux bénéfices en 2012 , promet Pierre Mariani.

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