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Pourquoi Lazard est un bon parti

Pour Lazard, il y a eu quelques années difficiles à passer (fuite des talents, business en berne…). Ses derniers résultats financiers marquent un retour à meilleure fortune. En tant qu’employeur et recruteur, la banque franco-américaine ne manque désormais pas d’atouts…

1 – La banque franco-américaine gagne du terrain face aux bulge-brackets

Cela ne vous aura pas échappé, Lazard qui a publié ses résultats pour le dernier trimestre 2010 la semaine dernière, va mieux – dans l’absolu (elle a multiplié son bénéfice par 20 à 281,1 millions de dollars en 2010) – et aussi comparativement aux autres grandes banques d’investissement américaines (sur les métiers du conseil, Lazard enregistre une hausse de ses revenus de 13% contre +9% chez Goldman Sachs, stable chez Morgan Stanley et -21% chez JPMorgan), qui ont connu une fin d’année difficile.

Sans conteste, Lazard et les autres boutiques comme Evercore Partners, Greenhill &Co ou encore Jefferies Group, qui ont toutes vu leurs revenus progresser l’an passé, gagnent des parts de marché…
(WSJ).

2 – Toujours généreuse auprès de ses employés…

Si la tendance de Lazard est sur ce point de se rapprocher des pratiques de l’industrie, la banque d’affaires reste toutefois celle qui consacre la part la plus grande de ses revenus aux rémunérations de ses employés. Ce taux atteint 59,1% (soit 1,2 milliard de dollars) contre 39,3% chez Goldman et 50,7% chez Morgan Stanley par exemple.

L’objectif fixé par la direction est d’atteindre un ratio de 57,5%, promesse faite au moment de la cotation en 2005. Un chiffre qui se situe encore bien au-delà du marché. Rappelons que l’an passé chez BNP Paribas le ratio de rémunérations rapportées aux revenus du pôle CIB s’élevait seulement à 27,7%.

3 – … et pratique une distribution des bonus plus arrangeante qu’ailleurs

Les banques d’affaires indépendantes à l’image de Lazard ou encore Rothschild ne sont pas soumises aux restrictions sur les bonus imposées aux banques par l’Union Européenne. Lazard a introduit une part de différé qui s’élève à environ 37% du total de la rémunération tandis que les banques soumises à la réglementation européenne doivent différer entre 40 et 60% de leurs rémunérations sur trois à cinq ans.

Lazard apparaît comme un employeur particulièrement attractif pour les profils les plus seniors, ou tout du moins les mieux rémunérés. Ces banquiers soumis à la règlementation sont les plus pénalisés par les nouvelles restrictions:en principe le montant de la partie cash payé upfront est en effet ramené à seulement 20% du bonus total.

4 – Elle va continuer à recruter, y compris à Paris…

Fort de ses résultats en hausse et profitant de la reprise du marché des fusions-acquisitions, Lazard va poursuivre ses recrutements.

Paris compte une douzaine d’associés-gérants en M&A, contre une vingtaine il y a dix ans. Nous allons renouer avec la cooptation d’associés tout en continuant à recruter des banquiers d’un niveau significatif, comme en 2010, a confié un associé français à L’Agefi, qui indique que les arbitrages seront connus cette semaine, lors de l’annonce des promotions et des bonus en interne.

La banque, qui avait recruté en septembre dernier deux nouveaux associés Pierre Tattevin et François Kayat, cherche à reprendre du terrain sur sa rivale Rothschild. Les départs notamment d’Erik Maris et de François Guichot Perere, partis rejoindre la boutique de Jean-Marie Messier, a créé parallèlement un appel d’air pour des profils seniors apporteurs d’affaires. Une priorité pour Lazard aujourd’hui.

Le dernier gérant fusions et acquisistions qui a rejoint les rangs est Eric Martin, de Deutsche Bank, recruté en décembre dernier pour couvrir le secteur immobilier.

5 – … doucement mais sûrement

Dans l’ensemble, Lazard a recruté avec parcimonie l’an passé. Les effectifs atteignent 2.332 employés à la fin 2010 dans le monde, c’est 38 personnes de plus en un an. Une croissance de 1,7% seulement alors que de nombreuses grandes banques d’investissement ont embauché à tour de bras.

Pour beaucoup de ces dernières, ces investissements n’ont pas (encore) payé. Par conséquent, certaines comme Bank of America Merrill Lynch, BarCap ou Credit Suisse n’ont pas hésité à supprimer des emplois dès l’été dernier. Ce type de scénario a peu de chance de se produire chez Lazard.

6 – Il n’y a pas que les M&A, il y a l’AM aussi

On connaît surtout l’expertise de Lazard dans le conseil en fusions-acquisitions, pourtant l’activité de gestion d’actifs, qui s’est imposée comme un deuxième pilier de développement, prend véritablement son envol. Le montant des actifs sous gestion a bondi, à l’échelle du groupe, de près de 20% en un an, à un chiffre record de $155.3bn.

C’est le moteur de la croissance, qui représente 43% des revenus aujourd’hui. Les commissions de gestion sont en hausse de 47%, et les flux nets sont positifs de 9,3 milliards sur l’exercice, a précisé Matthieu Bucaille, directeur financier de Lazard.

La gestion d’actifs affiche aussi une belle image de marque en France : parmi les sociétés de fonds de petite taille, Lazard Asset Management partagent la première place avec Carmingnac Gestion, selon le classement de Feri EuroRating.

Lazard Frères Gestion compte en France 106 employés, selon les informations publiées sur leur site Internet, qui précise que l’équipe a été renforcée ces trois dernières années avec le recrutement de portfolio managers et client relationship managers.

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