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Pourquoi s’expatrier maintenant, en Asie de préférence : la preuve par 6

Plusieurs études ont été récemment publiées sur le sujet de l’expatriation et des destinations les plus désirables. Voici ce que l’on en a retenu :

1 – L’expatriation à nouveau en vogue

La crise a mis le holà à de nombreux projets d’expatriation. Mais la reprise, bien que molle, amorce le renouveau de la mobilité chez les professionnels.

D’après une étude réalisée par The Economist Intelligence Unit, 39% des entreprises internationales, tous secteurs confondus, prévoient de créer plus de postes d’expatriés dans les cinq prochaines années. Seulement 13% l’ont fait ces deux dernières années.

2 – Les pays émergents favoris, l’Asie en tête

Toujours selon cette étude, les entreprises sont plus à même d’envoyer des expatriés en Chine (destination de 35% des expatriés des employeurs interrogés), en Inde (12%) et dans la zone Asie (32%) que dans tout autre pays émergeant du monde. Le Moyen Orient, la Russie et l’Europe de l’Est sont les autres destinations les plus courantes.

Les professionnels n’ont pas seulement intégré l’information, ils embrassent totalement cette opinion : quatre cadres sur cinq estiment que leur expatriation sur un marché émergent important serait un plus pour leur carrière, plus encore que sur un marché développé majeur.

3 – L’Asie et ses places financières montantes

La City de Londres a publié son désormais traditionnel indice Global Financial Centres, qui classe 75 places financières en fonction du point de vue des professionnels et d’une série de critères (environnement, infrastructures, accès au marché). Londres, sans surprise, est première, suivi de son quasi égal New York.

Ce qui est plus intéressant, en revanche, est la présence de Hong Kong à la troisième place du podium. Singapour occupe la 4e place du classement, suivi de Tokyo, Shanghai. L’Asie continue de démontrer une compétitivité accrue , souligne l’étude, avec Shanghai classé dans le Top 10 et Séoul qui entre dans le Top 25.

Pour vos pairs (1.876 professionnels sondés), l’avenir se dessine clairement à l’Est : les cinq places financières susceptibles de devenir plus importantes dans les prochaines années sont les villes chinoises de Shenzhen et Shanghai, ainsi que Singapour, Séoul et Pékin.

4 – Singapour, champion des hauts salaires

Le classement HSBC des hotspots de l’expatriation, qui dresse la liste des pays où les expatriés s’enrichissent le mieux, tous secteurs confondus, confirme en partie le pouvoir d’attraction des places asiatiques.

Singapour arrive en tête des pays mesurés sur le seul critère du salaire. Concrètement, c’est là où la proportion des expatriés interrogés gagnant au minimum 200k dollars est le plus grande (45%). Tous critères confondus, le pays où près d’un tiers des expats travaillent dans la finance, se retrouve en quatrième place, notamment en raison du coût de la vie.

Hong-Kong est 9ème, la Chine, 10ème. Les premières positions sont trustés par la Russie (1) et les pays du Golfe:Arabie Saoudite (2) ; Bahreïn (3) ; Emirats arabes Uni (4). A l’inverse, les expatriés vivant dans l’Eurozone (notamment Allemagne, Belgique et Pays-bas) sont les moins bien lotis.

5 – Un accélérateur de carrière qui s’est démocratisé et accéléré…

Si les postes de country manager ou area manager sont toujours les plus susceptibles d’être occupés par des expats, de nombreux autres postes sont désormais concernés et ouverts à des profils plus juniors. Principale raison ? La pénurie de compétences. De fait, aujourd’hui un expat sur quatre est envoyé au départ pour combler un tel manque, selon l’étude de The Economist.

L’accélérateur se joue donc à tous les niveaux mais peut aussi se révéler plus rapide qu’avant. Plus de la moitié des expatriés sont envoyés en mission pour une période de deux à cinq ans. Mais les pratiques flexibles, à l’instar des affectations à court terme ou très court terme, sont en nette augmentation.

6 – … mais sur lequel vous ne pourrez pas éternellement compter !

Si vous envisagez de partir, n’attendez pas trop longtemps. Et pour cause : le mouvement d’expatriation marche désormais dans les deux sens, et de plus en plus de professionnels des pays émergents viennent se former aux techniques de management dans les pays occidentaux pour ensuite reprendre les rennes d’activités en Asie ou ailleurs.

Pour des raisons de coûts , mais aussi en raison de la concurrence grandissante des jeunes expats qui choisissent de partir par eux-mêmes et chercher directement du travail sur place plutôt que d’attendre une promotion en interne, le modèle d’expatriation classique, et ses avantages déjà rognés, n’est pas appelé à durer.

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