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Le vivier frontalier, insuffisant pour le secteur financier luxembourgeois ?

Le Luxembourg, à l’instar de ses voisins européens, doit faire face à une pénurie croissante de têtes bien pleines . Les régions frontalières, bassin d’emploi historique du Grand-Duché, combleront-elles encore longtemps l’insatiable appétit de la place luxembourgeoise ?

Les quelque 155 banques et 241 PSF qui composent la place financière luxembourgeoise n’occupent que 24 % de salariés d’origine luxembourgeoise ! Plus de trois quarts des collaborateurs du secteur proviennent donc d’horizons divers et surtout des régions avoisinantes françaises, belges et allemandes. Environ 143 000 salariés traversent ainsi quotidiennement les frontières pour venir travailler au Grand-Duché. Et ce chiffre continue bon an, mal an d’augmenter. De nombreuses études prévoient autour de 320 000 frontaliers pour 2050 pour une population totale tournant autour de 650 000.

Il n’empêche ! De l’avis de Jean-Jacques Rommes, directeur de l’ABBL : Nos entreprises du secteur financier rencontrent de plus en plus de problèmes pour trouver les profils recherchés. Même la Grande-Région ne semble plus pouvoir répondre à leurs besoins. Conséquences ? Le coût du recrutement augmente, le débauchage entre entreprises devient fréquent et les salaires partent à la hausse , constate le directeur de l’association bancaire.

Les frontaliers, conscients de la pénurie de talents, deviennent en effet de plus en plus gourmands… Certains de mes clients se plaignent sérieusement de la pression sur les salaires et menacent officieusement de se tourner vers les pays de l’Est où la main-d’ceuvre est moins chère et tout aussi compétente , surenchérit Alain Berland, directeur du bureau de recrutement JobPartner. Au grand dam des frontaliers ?

commentaires (2)

Comments
  1. Je suis frontalier français et je constate que toutes mes connaissances n’ont pas beaucoup de difficultés à trouver un emploi dans le secteur financier luxembourgeois. Preuve que les frontaliers sont toujours appréciés .

  2. Plusieurs recruteurs m’ont dit que le frontalier français dispose souvent d’une bonne formation technique, mais pêche souvent au niveau des langues. Ainsi, à niveau égal, les recruteurs préfèrent embaucher des candidats belges par exemple plutôt que des Français. Alors à tous les frontaliers lorrains, un conseil : bossez vos langues étrangères !

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