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Les priorités de Dexia réaffirmées (dans l’ordre) : réseaux et banque privée, financements, gestion d’actifs

Pierre Mariani, CEO de Dexia, veut tourner une page importante de l’histoire du groupe , deux ans de turbulences qui ont conduit à une restructuration financière profonde et la suppression de plus de 2.000 emplois, dont 385 annoncées récemment en Belgique (en particulier dans les fonctions IT et achats). Une situation qui contraste avec la reprise du recrutement dans le secteur bancaire belge:plus de 700 embauches sont ainsi planifiées d’ici à la fin de l’année dans les différents établissements.

Dans le cadre d’une journée investisseurs organisée à Bruxelles, la direction de Dexia a tenté de donner un peu plus de visibilité sur le devenir du groupe, ses ambitions, et ses priorités. Une communication qui n’a pas convaincu
les analystes ce matin. Le titre, qui a perdu 22% depuis janvier, était à nouveau en baisse à la mi-journée.

1- La Banque de détail : nouveau fer de lance de la banque

Dexia réaffirme son intention de devenir une banque de réseaux, avant tout . Elle indique vouloir réaliser 60% de ses revenus dans la banque de détail et dans la banque commerciale en 2014, contre 36% en 2007. Une évolution majeure donc.

En plus de miser sur le marché turc via les activités de DenizBank qui devraient représenter 27% des revenus du groupe en 2014, le groupe fait la part belle à la banque de proximité en Belgique et au Luxembourg avec un tiers des revenus anticipés dans 4 ans. La banque continuera toutefois à réduire ses coûts dans ce secteur : le coefficient d’exploitation devra passer de 74% en 2009 à 66% en 2014. Mais elle continuera parallèlement à investir.

Ses 859 agences belges devront rapporter 250 millions d’euros de revenus additionnels grâce à un plan d’investissement de 350 millions lancé en 2009. La priorité sera donnée aux commerciaux, qui devront être plus spécialisés sur un segment de clientèle donné mais maitrisant plus de produits bancaires.

Nous sommes actuellement à une moyenne de deux produits bancaires par client. Mais les meilleures banques – dont nous voulons faire partie – ont en moyenne trois produits bancaires par client, a indiqué Stefaan De Craene, patron de Dexia Belgique. Le but est que chaque account manager ait 15 rendez-vous par semaine avec des clients.

2- Le segment de la banque privée, objet d’une attention particulière

Enfin la banque a insisté sur son développement sur les segments des PME et de la banque privée. Ceci est particulièrement vrai pour le marché luxembourgeois où Dexia indique vouloir renforcer l’expertise en banque privée et ainsi le positionnement de référence du groupe en banque privée internationale . Les clients les plus aisés feront notamment l’objet des plus grandes attentions.

3 – le leader mondial du financement des collectivités territoriales se recentre sur ses marchés et activités historiques

Dexia qui n’a pas fini de traîner les casseroles de son aventure américaine dans le métier Public and Wholesale Banking (PWB) confirme qu’elle se concentra sur les marchés belges et français, ce qui devrait conduire à une réduction des coûts de 270 millions d’euros.

Pas d’investissement, ni de développement mentionné pour ce métier qui devra représenter tout de même 18% des revenus du groupe à l’horizon 2010. Dexia veut reproduire l’expérience française, où la production annuelle a été divisée par 2,5 entre 2008 et 2010 et les marges commerciales ont bondi de plus de 50%. Parallèlement, le management de Dexia a approché La Poste pour évoquer des possibilités de synergies, notamment sur le financement des Collectivités locales , a confirmé il y quelques jours Augustin de Romanet, directeur générale de la CDC (boursier.com). Pierre Mariani a confirmé aujourd’hui cette information (AFP)

La priorité pour le corporate banking Belgique est de se concentrer sur les clients proches de la sphère publique. En financement de projets, il s’agit surtout de consolider la franchise dans les secteurs des PPP, du transport, de l’énergie et de l’environnement.

4 – Pas de révolution dans la gestion d’actifs et les services associés

A l’horizon 2014, les activités Asset Management and Services contribueront environ à 21% des revenus du groupe. Ici, rien de très novateur, Dexia évoque un élargissement de sa gamme de produits et de services, un accroissement de sa franchise, un développement en particulier à l’international.

Ici, comme ailleurs, le maitre-mot demeure la réduction des coûts et la recherche de gains d’efficacité. Quid de l’évolution des effectifs ?

5 – La Legacy Division à l’ceuvre jusqu’en 2014

Dans le cadre de son programme de réduction de son bilan, conformément à l’accord conclu avec la Commission européenne, Dexia a rapidement mis en place des équipes dédiées, sous la supervision du comité de direction , et qui s’appuient sur une plate-forme opérationnelle spécifiquement en charge de la cession des actifs, présente sur plusieurs places financières. Ces équipes qui représentent la Legacy Division ont encore du pain sur la planche jusqu’en 2014. Déjà 42 milliards de cessions d’actifs ont été réalisées en début 2009 et octobre 2010.

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