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À Londres, les recruteurs croulent (toujours) sous les candidatures

L’embellie du marché de l’emploi en finance à Londres ne fait plus de doute. Après deux trimestres enregistrant de solides résultats, les banques se remettent à embaucher. En octobre, les offres d’emploi ont atteint un chiffre record pour 2009 de 4.410 jobs, soit +15% par rapport à septembre, selon le baromètre Morgan McKinley.

Tout le monde s’accorde à dire que 2010 sera un excellent cru. Mais rien qui ne puisse effacer les dégâts provoqués par la crise. Et pour cause, les banques créent beaucoup moins d’emplois qu’elles n’en ont supprimés. En intégrant les emplois créés, il faut tout de même compter une perte nette de près de 3.000 postes dans les banques d’investissement sur les neuf premiers mois de 2009.

Conséquence : une cohorte de banquiers, mis sur la sellette, peinent à reprendre pied dans le marché de l’emploi. Un recruteur, spécialisé sur les positions front-office pour des profils juniors, est revenu de ses vacances de Noël fin 2008 submergé par une vague de 1.000 emails. Récemment, il en a reçu encore 300 en l’espace d’un week-end.
En outre, les profils que l’on recherche aujourd’hui ne sont pas nécessairement ceux qui sont disponibles sur le marché. Tout le monde est à l’affût des meilleurs professionnels, or ce sont souvent ceux que les banques n’ont pas laissé partir , explique Julia Tustian du cabinet de recrutement Shepherd Little. Si les banques recherchent une ou deux personnes par équipe, elles vont être très sélectives .

La patience est une vertu

Quoi qu’il en soit, il existe bien des professionnels qui décrochent un sacro-saint job ! Michael Moran, directeur du département “career coaching” chez Fairplace, spécialisé dans le reclassement, explique que les banquiers au chômage qu’il accompagne retrouvent généralement un emploi similaire à leur ancien poste en l’espace de 12-13 semaines.

A Paris aussi, la sélection est des plus minutieuses mais, comme toujours, la question ne se pose pas sous les mêmes termes. Il y a eu certes des licenciements mais rien à voir avec Londres. La plupart des équipes sont restées en place. Les embauches vont donc se faire à la marge , nous a confié un responsable RH d’une banque française. Quand il y a trois embauches à Paris, on parle de tendance ! , plaisante un autre chasseur.

Si vous êtes englué dans votre recherche d’emploi, où que vous soyez basé, il n’y a pas de recette miracle. Le networking reste le meilleur moyen d’assurer votre comeback, autrement dit soignez vos relations avec les RH et les recruteurs. Même si cela relève quelquefois d’un challenge en soi. Un coach professionnel nous confiait que des banquiers d’affaires au chômage étaient traités avec mépris : C’est épouvantable et triste à la fois pour d’excellents et fidèles professionnels que de se voir traiter avec une telle insensibilité par de jeunes RH qui les mettent dans de simples cases sans autre considération.

commentaires (2)

Comments
  1. Et bine la prochaine fois qu ils seront en place ils n auront qu a faire leur recrutement eux memes et se debarasser des RH , si meprisant car jaloux ….

  2. C’est épouvantable et triste à la fois pour d’excellents et fidèles professionnels que de se voir traiter avec une telle insensibilité par de jeunes RH qui les mettent dans de simples cases sans autre considération.

    C’est assez paradoxal comme réaction. Sa remarque est valable dans tous les autres secteurs d’activité. Parce qu’ils sont banquiers ils devraient être traités avec plus d’attention que les autres?
    Il ne faut quand même pas oublier qu’avant que la crise devienne économique, elle était originellement financière…
    Puis bon, on ne va pas jouer les enfants de coeur quand on veut faire banquier, sinon il y a l’option reconversion à considérer…

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