Ces "soft skills" inattendues qui vous permettront de décrocher un job en finance...

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Saurez-vous charmer votre futur employeur ?

Vous voulez travailler dans la finance ? Au delà de votre parcours académique et de vos compétences techniques (hard-skills), les recruteurs sont très sensibles à ce que l'on appelle les soft-skills. Évidemment, mieux vaut avoir l'esprit d'équipe, le goût du challenge et une bonne résistance au stress pour travailler dans une salle de marché.

De la même façon, une bonne aisance relationnelle, une capacité d'empathie et une présentation irréprochable seront autant de pré-requis si vous êtes amenés à travailler en clientèle, dans la banque privée par exemple. Enfin, concentration, autonomie et agilité intellectuelle semblent être le minimum requis pour certains métiers dans l'analyse financière, la comptabilité ou l'IT Finance.

Mais il est des compétences plus inattendues qui peuvent faire toute la différence en entretien. Sur la base de témoignages de recruteurs mais aussi de professionnels de la finance à qui il arrive de faire passer des entretiens, voici donc quelques-unes des cordes que vos pourriez rajouter à votre arc afin de cibler au mieux le job en finance...

Penser "out of the box"

Cela peut sembler à première vue paradoxal, mais si vous voulez travailler dans la finance, commencez par montrer que vous vous intéressez à autre chose... que la finance. Si votre dada c'est par exemple la médecine alors tant mieux ! « Après tout, le lancement d'un produit pharmaceutique n'est pas si différent que le lancement d'un produit bancaire », explique Laurent Degabriel, vice-président de Cognizant Consulting France pour qui la mobilité intellectuelle, la créativité et être capable de raisonner en dehors du secteur (out of the box) sont de vrais atouts.

Apporter un regard neuf et une vision critique : c'est la raison pour laquelle certains profils non financiers (diplômés de lettres, histoire, philosophie ou ingénierie chimique) sont recrutés dans les banques et les cabinets conseils. « Leur savoir-être et savoir-faire permettent d’oser bousculer les situations établies et essayer de nouvelles approches », explique Agnès Hussher managing global human capital leader et managing partner chez PwC France et Afrique francophone.

« Capacité d’innovation, transversalité…, voici quelques exemples de richesses que peuvent apporter ces profils à nos organisations. C’est pourquoi nous souhaitons faire évoluer les mentalités en démontrant l’intérêt de recruter des étudiants aux profils inhabituels à l’heure où les softs skills font la différence », se réjouit Océane Martinoty, manager chez PwC et coordinatrice nationale de l'Opération Phénix.

Exit les tests de QI...

Vous voulez impressionner les recruteurs en leur affichant sous le nez les résultats hors norme de vos tests de quotient intellectuel (QI) ? Pas sûr que ce soit une bonne idée. « Au-delà des hard skills et des soft skills classiques, j’évalue systématiquement auprès des professionnels leur quotient d’apprentissage », explique Olivier Coustaing, associé au sein du cabinet de chasse de têtes Alexander Hughes basé Paris.

« Plus que le QI et le QE, c’est le QA qui permet de s’adapter à notre environnement humain et technique. Notre société évolue vite, les métiers s’ajustent et les entreprises se transforment, en particulier les acteurs bancaires, en pleine révolution », poursuit-il.

Il en va de même pour votre niveau d'anglais. Vous aurez beau afficher sur votre CV un score élevé au TOEIC ou au TOEFL, si votre anglais n'est pas 'fluent' au cours de l'entretien cela risquera de vous jouer des tours... Attention donc au décalage entre les compétences que vous affichez sur votre CV et celles que vous êtes à même de prouver pendant l'entretien.

Méfiez-vous des idées reçues

Vous postulez pour un poste d'analyste financier, de développeur IT ou d'expert-comptable ? Comme nous l'avons dit plus haut, concentration, autonomie et agilité intellectuelle semblent être le minimum requis. Mais cela ne suffira pas à faire la différence car dans ces jobs vous serez rarement enfermé dans votre tour d'ivoire.

Concernant par exemple les profils IT liés à la data et au développement informatique, exigent désormais qu'ils soient capables de travailler en mode projet et collaboratifs et attendent d'eux qu'ils puissent devenir de parfaits "business partners" une fois embauchés, relèvent les auteurs de Rober Half dans leur Guide des salaires 2019.

« Bien que quelque peu galvaudé, le terme 'agile' rend bien l’idée de ce que l’on attend de nouveaux profils : des collaborateurs capables de travailler en mode projet, de manière plus transverse et collaborative que par le passé », rappelle Marie-Hélène Agard, directrice des recrutements sur les métiers de la Banque chez Page Personnel.

Être à l'écoute... du recruteur

Quoi de pire qu'un candidat qui vante son esprit d'ouverture et sa capacité d'écoute et n'en laisse pas placer une au recruteur ? « Nous recherchons à la fois des compétences fonctionnelles fortes, une bonne compréhension de l'environnement (notamment réglementaire) et des soft-skills comme la capacité à communiquer, à présenter ses projets, à être à l'écoute du recruteur pendant l'entretien », rappelle Adrien Toul, en charge de l’activité IT du cabinet de recrutement Huxley.

« Pendant l'entretien, nous lui demandons comment il interagit, comment il prend les remarques de son manager, comment il conçoit le travail en équipe et dans quel environnement de travail le candidat s’épanouit le plus avec à chaque fois des exemples à l'appui », poursuit le senior consultant IT. D'où l'intêret d'ouvrir bien grand vos oreilles et d'éviter de vous lancer dans un long monologue sans aucune interaction avec votre interlocuteur.

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Credit photo : aluxum / gettyimages

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