Après les Millennials, les Perennials bienvenus dans le monde de la banque ?

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Les perennialsun terme apparu en 2016 – sont des personnes dont la vitalité n’est pas affectée par les années qui passent. Les perennials reprennent des études à la quarantaine et créent des entreprises à la soixantaine. Ils peuvent changer de régime alimentaire tels des adolescents et se lancent dans des road trips à l’âge où d’autres découvrent le plaisir des croisières.

Bref, les perennials se comportent à cinquante, soixante ou même soixante-dix ans de la même façon qu’ils le faisaient à trente. Telle est la description de cette génération d'un nouveau genre qu'en a récemment donné le cabinet de conseil et d'audit KPMG dans sa rubrique décryptage. Mais si en matière de marketing, les perennials sont peut-être appelés à prendre le relais des millennials ultra-connectés, qu'en est-il dans le secteur bancaire ?

L'expérience, un vrai atout

Le monde de la finance regorge d’exemples de septuagénaires – voire d’octogénaires ou nonagénaires – toujours en activité. En témoigne le retour chez Lazard de Felix Rohatyn qui, du haut de ses 90 ans et un demi-siècle passé dans la prestigieuse banque d’affaires, est depuis 2010 conseiller spécial du PDG Kenneth Jacobs, qui ne tarit pas d’éloges sur sa recrue : « Felix est une légende dans notre industrie et je suis honoré qu’il revienne dans une maison qu’il a contribué à créer ».

Dans le private banking, les recruteurs semblent être particulièrement friands de profils très seniors, ayant parfois dépassé l’âge légal de la retraite. Pour preuve, Dominique Benoit, directeur général de la banque Pictet en France, a fait le choix ces dernières années de recruter des seniors ayant souvent dépassé la soixantaine et qui travaillent comme agents exclusifs de la banque. « Dans ce métier, l’expérience est un vrai atout. », précise-t-il.

L’âge, principale discrimination

Pourtant, ces cas isolés ne sauraient cacher la triste réalité du marché de l’emploi en banque. « Ce sont ceux âgés de plus de 45 ans - et déjà classés dans la catégorie senior dans certaines banques - que l’on a le plus de mal à placer. Les recruteurs nous font comprendre qu’ils ne sont pas intéressés par ce type de profils », avoue sous couvert d'anonymat un chasseur de têtes en évoquant le sort malheureux de certains ‘vieux’ vendeurs sur les marchés et en gestion d’actifs restés sur la touche.

Il n’y a d’ailleurs pas qu’à l’embauche que l’âge pose problème. Ainsi, la direction des recherches sur le vieillissement de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) a jadis publié une étude réalisée à partir d’entretiens menés auprès de salariés d’âge varié et de responsables RH d’une entreprise bancaire, qui pointe une gestion défaillante des carrières des seniors, notamment en termes de mobilité, de formation ou de promotion. C'est certain, les perennials ont donc encore du pain sur la planche avant de pourvoir détrôner les millenials dans le secteur bancaire.

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Credit photo : boggy22 / gettyimages

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