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Sous pression, les Luxembourgeois abusent des heures sup’ !

Le Grand Duché se distingue dans la dernière étude d’Eurostat relative aux conséquences de la crise économique sur le marché du travail. C’est en effet le seul pays ou les employés ont augmenté leur temps de travail.

L’emploi a reculé en Europe (-1.9% sur un an), de même que le volume des heures travaillées, les employeurs ayant eu plus souvent recours au travail à temps partiel.

Une heure de plus par semaine

L’Office statistique des Communautés européennes montre ainsi que le nombre moyen d’heures effectivement travaillées par semaine par les personnes travaillant à plein temps a baissé de 0,8 heure dans la zone euro.

Pourtant, au Luxembourg, la crise a eu un effet opposé en contraignant les salariés à travailler une heure de plus entre les deuxièmes trimestres 2008 et 2009. Et ceci est une moyenne ! On imagine que certains professionnels de la finance ont subi de plein fouet la pression de leurs employeurs. Car là est la principale hypothèse avancée par les syndicats.

Pression pour que les employés quittent leur job

La majorité des banques sont concernées par ce problème. Le personnel est en diminution dans de nombreux départements en raison de restructurations décidées par les maisons mères. Or, l’activité pour beaucoup d’entre eux, par exemple dans l’administration de fonds, n’a pas diminué, commente Marc Glesener, président de l’Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance. Pour les employés, la priorité est de garder leur emploi, ils sont donc moins regardants sur leur temps de travail.

Selon le syndicaliste, beaucoup de pression est dans certains cas exercée et souvent les employés quittent leur emploi par leur propre initiative. Ceci se révèle moins couteux pour l’employeur qu’un licenciement. Les salariés des petites structures sont les plus vulnérables.

Objectifs de rentabilité et de chiffre d’affaires trimestriel plus exigeants, manque de main d’ceuvre administrative, compétitivité agressive entre collaborateurs, risque de licenciement/de dépôt de bilan, pression des clients pour toujours plus de service, départ des bons collaborateurs… L’environnement du travail se transforme pour certains en véritable jungle ! D’après une étude globale réalisée par Regus auprès de plus de 11.000 sociétés implantées dans 13 pays, 58% des salariés se disent plus stressés aujourd’hui qu’il y a 2 ans.

commentaires (2)

Comments
  1. cet article est tout a fait exact. je bosse pour une banque au luxo, les gens qui partent ne sont pas remplaces meme si essentiels au fonctionnement. On fait enormement d’heures sups car les quipes en deviennent a etre tres reduites, au-dela de tout ce qui est acceptable par la legislation du travail luxembourgeoise. Pour les conges, il faut demander tres longemps a l’avance

  2. Tout a fait, le mot fatigue n’entre pas en ligne de compte, il n’est tout simplement pas entendu par nos chefs.
    Les employes sont victimes de culpabilisation de la part des employeurs qui jouent de la baffe et de la caresse pour manipuler leurs equipes.
    Cette hypocrisie devient invivable pour certains et les poussent à partir.
    La crise a bien bon dos pour ceux qui ne se sentent bien qu’en diminuant leurs subalternes….

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