Voici les jobs bancaires qui pourraient apparaître soudainement à Paris dès le 31 octobre…

eFC logo
Voici les jobs bancaires qui pourraient apparaître soudainement à Paris dès le 31 octobre…

Si dans le sillage du Brexit de grandes banques d’investissement comme BNP Paribas transfèrent de Londres vers Paris des équipes de front office composées de traders, de vendeurs et d’analystes quantitatifs, il est des métiers auxquels on ne pense pas spontanément et qui pourtant eux aussi pourraient être rapatriés dans le cas d’une sortie précipitée du Royaume-Uni de l’UE à partir du 31 octobre 2019.

Voici lequels...

Back & Middle office

Ainsi, le personnel travaillant dans les fonctions support (middle et back office) devrait suivre assez naturellement. « On observe le déplacement depuis Londres de familles de métiers connexes qui gravitent autour de l'activité de trading », rappelle Antony Labylle qui explique que l'idée est bien de « pouvoir réunir en un même lieu tous les professionnels de la banque qui ont l'habitude de travailler ensemble ».

Sur son site carrières, Morgan Stanley recherche ainsi actuellement un Executive Secretary afin de fournir un support administratif aux banquiers de sa division banque d’investissement dans la capitale française. JPMorgan recherche quant à elle un Executive Assistant, idéalement avec une expérience en salle de marchés afin de rejoindre les métiers support dans la vente et le marketing.

Corporate banking /Opérations

« Avec le Brexit, l’impact sur les transferts de crédit commence avec les effets RH inhérents », commente Corinne Orémus, directrice générale déléguée de Vendôme Associés à l’occasion de la sortie du baromètre Métiers & Tendances – Automne 2019 publié par le cabinet parisien de chasse de têtes. A titre d’exemple, Bank of America Merrill Lynch recherche actuellement un associate pour son département Global Transaction Services Operations (GTS Operations) à Paris.

Quant au groupe bancaire HSBC, il a jadis confirmé que ses gros clients corporates voulaient rapatrier leurs opérations de trading sur Paris. « Quelques-uns de nos grands clients nous demandent qu'une part plus importante de leurs activités de trading et de change soient enregistrées dans les livres de compte tenus dans notre bureau à Paris plutôt que dans nos divisions au UK », confirme le responsable de la banque commerciale mondiale.

Systèmes informatiques

Il existe un enjeu du Brexit que les banques peinent à appréhender : la bascule des systèmes informatiques, par exemple pour le passage d'ordres financiers, ou entre entités correspondantes sur des opérations entre les deux rives de La Manche. Les experts IT seront donc les bienvenus pour y remédier.

Sur son site carrières, Bank of America Merrill Lynch recherche ainsi actuellement pour son bureau parisien un analyst support technologie. Quant à JPMorgan, elle recherche un VP chargé depuis Paris du coverage technologie pour la zone EMEA de sa banque d’investissement et sa banque commerciale.

Compliance officers, juristes

Les expertises en matière de régulation et compliance restent particulièrement prisées par les banques américaines à Paris qui n’hésitent pas à recruter directement sur place des talents francophones qui maîtrisent les arcanes des textes de loi en vigueur et leur application dans le milieu bancaire.

Ainsi, BofA ML a recruté au mois de juillet un nouveau managing director, head of regulatory relations, en la personne de Frederic de Brouwer, un juriste de nationalité belge qui a effectué une grande partie de sa carrière chez SGCIB à Paris où son dernier poste était Head of Regulatory, Lead Lawyer Brexit Project.

Et les besoins sont loin d’être comblés. Pour preuve, toutes les banques américaines à Paris recrutent ce genre de profils.  Wells Fargo recherche actuellement un Regulatory Risk Officer, BofA un spécialiste VP compliance et risques opérationnels, Goldman Sachs et JPMorgan des VPs Chief Compliance Officers.

Professionnels des RH

Transferts de personnes, mise en conformité de contrats (« repapering »), fiches de paie : les professionnels des ressources humaines ne vont pas chômer en cas de hard Brexit. Il n’est pas rare de voir sur les sites carrières des grandes banques américaines des postes de ‘French Payroll Analyst’ comme c’est le cas chez BofA ML pour son bureau parisien. A noter que le gestionnaire de paie étant un job de plus en plus complexe, il n'est plus rare de recruter des Bac+4 en informatique.

Consultants « Brexit »

Alors que la perspective d’un Brexit sans accord n’est plus à écarter, les 30.000 entreprises françaises qui exportent aujourd’hui au Royaume-Uni et les 3000 qui y sont implantées doivent faire face à de nombreuses problématiques concernant les volets financiers, RH, informatiques ou bien encore juridiques. Les banques elles aussi sont concernées.

Certains établissements financiers pourraient faire le choix de recruter directement en interne un Chief Brexit Officer ou bien faire appel à certains cabinets de conseil qui ont développé une expertise Brexit. L’exigence des missions suppose naturellement un large panel de compétences ainsi qu’une vision de direction générale. Le Chief Brexit Officier, de par la polyvalence des missions qui lui sont attribuées, endosse ainsi un véritable rôle de manager de transition.

Vous avez un scoop, une anecdote, un conseil ou bien un commentaire que vous aimeriez partager ? Contact : tiochem@efinancialcareers.com

A lire aussi…

Close
Loading...