Les secteurs de la finance où il sera difficile de décrocher un job cet été

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Les secteurs de la finance où il sera difficile de décrocher un job cet été

Vous voulez travailler dans la finance ? Très bien. Si certains secteurs comme celui de la gestion d’actifs recrutent actuellement à tour de bras, il en est d’autres qui traversent des difficultés comme la banque d’investissement et où l’heure est plutôt au gel des embauches voire aux réductions d’effectifs.

Voici donc les secteurs où vous pouvez certes toujours postuler mais où décrocher une offre ferme d’emploi n’est pas chose aisée. Cela dit, qui dit difficultés dit aussi nécessité de recruter les meilleurs talents avec un bon track-record et des compétences clés pour reconquérir des parts de marché. Rien n’est donc perdu….

Banque d’investissement, finance de marché

En dépit de la bonne performance des banques françaises sur les six premiers mois de l’année en termes de revenus dans les activités d’investment banking, le moment n’est pas vraiment le mieux choisi pour candidater, entre SocGen prête à d'autres réductions d'effectifs dans sa BFI si les conditions de marché continuaient de se dégrader, et BNP où l’heure est au gel voire à la réduction des embauches.

En revanche, Credit Agricole CIB et Natixis, toutes deux épargnées par les réductions d’effectifs, constituent toutes les deux un point de chute de choix pour les banquiers d’investissement, tout comme les banques américaines à Paris  qui, dans le sillage du Brexit, recrutent traders et vendeurs sur place. Si la Fed abaisse comme prévu ce mois-ci ses taux d'intérêt, elles pourraient néanmoins elles aussi être amenées à prendre des décisions difficiles, selon le chairman de SocGen.

Introductions en Bourse (IPO)

Si les professionnels de l’Equity Capital Market (ECM) couvrant les besoins en financement en fonds propres des entreprises via le marché (IPO, augmentation de capital, émission d’obligations convertibles), n’ont pas chômé l’an dernier, il en va tout autrement pour 2019.

En termes d’introductions en Bourse (IPOs), on peut parler de deux continents et de deux ambiances. D’un côté, le NYSE a repris sa première place mondiale des IPOs grâce aux entrées de licornes comme Uber et Lyft. De l’autre, les IPOs en Europe ont reculé de près de moitié, et le marché est même au point mort en France.

« En France, la situation devient préoccupante et atteint l’un de ses plus bas niveaux au cours des 10 dernières années avec une seule introduction en bourse de moins de 8 M€ sur Euronext Growth », explique Marc Lefèvre, associé EY, à l’occasion de la publication des résultats du second volet de son rapport trimestriel sur les introductions en bourse dans le monde en 2019.

Offres publiques d’achat (OPA)

2019 s’annonce peu fructueuse pour les OPA à Paris. Si, déjà, 2018 était une année décevante, 2019 pourrait être pire, explique Marc Lefèvre, associé EY, cité dans L’Agefi. Sur le premier trimestre 2019, dix opérations ont été clôturées à Paris – sept OPA (Parrot, Tessi, Keyo, Locindus…) et trois retraits de cote –, pour une valorisation globale d’environ 250 M€. Or, sur la même période de l’an dernier, les onze opérations réalisées pesaient 1 Md€. Les sociétés acquises cette année, pour moitié des technologiques, offraient de faibles valorisations.

Pourquoi les OPA se font-elles plus rares ? « C’est toujours risqué de lancer une OPA sur une société avec un flottant élevé », poursuit Hubert Segain. « En outre, les dossiers sont de plus en plus compliqués, de plus en plus longs, et les autorisations des autorités de la concurrence et des investissements étrangers plus difficiles à obtenir, et souvent sous conditions ».

Private equity 

Le montant dépensé par les sociétés européennes de capital investissement a chuté de 29% à 38,8 Mds€ au premier semestre 2019 par rapport à l’année précédente, en raison des incertitudes politiques entourant le Brexit, selon un nouveau rapport du Center for Management Buyout Research de Imperial College.

Les pays d'Europe continentale ont affiché des résultats mitigés. La France a également connu une baisse significative, le nombre d’opérations tombant à 43, pour une valeur totale de 5,5 Mds d’euros, contre 69 pour une valeur de 11,4 Mds€ au cours de la même période en 2018.

Cela dit, de l’avis des professionnels, les perspectives sont plutôt rassurantes. « Le capital-investissement français affiche une performance stable, tant sur un horizon 15 ans (11,2%) que sur longue période (de l’ordre de 10%), démontrant une réelle robustesse dans un contexte boursier qui, il faut le rappeler, était baissier en 2018 », explique Hervé Jauffret, associé chez EY.

Mieux : la performance du capital-investissement sur un horizon 10 ans s’améliore nettement sur tous les segments, tendance qui devrait en principe se poursuivre l’année prochaine.

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