Les banquiers de SocGen ont le moral en berne mais ne vont pas se précipiter ailleurs tout de suite…

eFC logo
Les banquiers de SocGen ont le moral en berne mais ne vont pas se précipiter ailleurs tout de suite…

Le nouveau plan de restructuration de la Société Générale qui prévoit la suppression de 1.600 postes dans le monde, dont 752 en France, a été présenté la semaine dernière aux salariés dans « une ambiance d'enterrement », selon les mots de Philippe Fournil, responsable CGT de la banque.

Certes, le plan de SocGen dont les salariés sont au courant depuis longtemps n’est pas aussi traumatisant que celui de Nomura, mais l’humeur n’est pas au beau fixe. Il faut dire que ce plan est le 12ème depuis l’arrivée de Frédéric Oudéa en 2008 (soit en moyenne plus d’un par an). Ce qui fait dire à Philippe Fournil que « c’est peut-être le plan de trop ».

Selon un baromètre employeur interne diligenté par la direction et daté du 11 mars, une dégradation du moral a été constatée dans la banque. Et elle ne concerne pas que la banque de détail. « On ne peut pas dire si l’ambiance est bonne ou mauvaise car il n’y en a pas ! », ironise un analyste du département Fixed Income & Currency (FIC) cité dans Challenges. « En revanche dans mon ancienne équipe, que j’ai quittée il y a environ un an, c’est encore pire, c’est carrément la great loose ! ».

L’ambiance en interne contraste avec l’image extérieure de la banque, classée 2ème (derrière BNP Paribas) dans le classement Linkedin des 25 employeurs les plus attractifs en France. « Ce regain d’attractivité pour le secteur bancaire s’explique par la stabilité des carrières et les bonnes conditions de travail offertes, mais aussi par des métiers de la finance à nouveau perçus comme innovants en raison de la transformation numérique », explique Sandrine Chauvin, rédactrice en chef de LinkedIn en France.

Attendre le plan de départs

En interne, grande est donc la tentation pour les salariés de partir, d’autant plus que certains banquiers pourraient « se recaser » plus ou moins facilement dans des banques américaines à Paris qui en ce moment recrutent dans le sillage du Brexit.

Mais ces derniers seraient bien avisés de patienter encore quelques semaines afin de savoir s’ils sont éligibles au plan de départs volontaires de la banque réputé extrêmement généreux, les indemnités étant d’un mois de salaire par semestre complet d’ancienneté.

Mais pas question de lambiner ensuite. « A ce petit jeu de chaises musicales, les premiers à postuler pourraient être les premiers servis », rapporte un chasseur de têtes parisien sous couvert d’anonymat. Selon lui, les employés volontaires dans le cadre du prochain plan de départs de SocGen ne devront donc pas attendre la dernière minute pour candidater s’ils veulent pouvoir rebondir à temps.

Vous avez un scoop, une anecdote, un conseil ou un commentaire que vous aimeriez partager ? Contact : tiochem@efinancialcareers.com

A lire aussi…

Close
Loading...