Où travailler dans la finance en Belgique si vous perdez votre job chez BNP Paribas Fortis ?

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Où travailler dans la finance en Belgique si vous perdez votre job chez BNP Paribas Fortis ?

Le plus gros employeur bancaire en Belgique, avec 13.000 salariés, taille dans ses effectifs. Par la voix de son CEO Max Jadot, la direction de BNP Paribas Fortis a confirmé d’importantes nouvelles diminutions d’emplois décidées par le groupe sur la période 2019-2021. En tout, 2.500 emplois sont concernés.

D’ores et déjà, un accord de principe a été trouvé ce jeudi entre la direction et les organisations syndicales. De 800 à 1.000 départs sur base volontaire pourraient intervenir d’ici trois ans dans le cas où une solution interne ne pourrait pas être trouvée, mais aucun licenciement sec n’aura lieu. Outre les départs volontaires, BNP Paribas Fortis ne remplacera pas les départs naturels, qui concernent entre 400 et 600 personnes par an.

Difficile à ce stade de savoir qui seront les professionnels concernés car outre la banque de détail, la filiale belge de BNP Paribas est aussi présente dans les activités corporate et private banking. Quoiqu’il en soit, certains professionnels de la banque pourraient être tentés de ne pas attendre l’ouverture d’un plan volontaire de départ et trouver d’autres opportunités.

Profiter de l’effet Brexit…

Certes, Bruxelles a très vite abandonné l'idée d'être une place financière post-Brexit pour les banques. Cela dit, elle a réussi à faire venir de Londres d’autres acteurs financiers dans l’assurance, le conseil ou la fintech qui sont autant de secteurs de reconversion possibles pour les banquiers de BNP Paribas Fortis.

Dans le secteur des assurances, le géant britannique Loyds a ainsi choisi Bruxelles pour y établir sa base européenne et dispose depuis fin novembre d’un bureau dans la capitale belge où travaillent déjà 50 personnes. « Il faut espérer que ce choix servira d’inspiration à d’autres », précisait dans nos colonnes Grégoire Tondreau, managing partner Belgium chez Roland Berger.

Cela semble être le cas puisque ce mois-ci, le cabinet d’audit et de conseil EY s’apprête à créer à Bruxelles une nouvelle entité juridique chapeautant les sociétés EY dans l’Union européenne et leurs 3.500 associés. Si cette arrivée est plus symbolique qu’économique, elle pourrait créer à son tour un appel d’air. En attendant, les profils bancaires juridiques peuvent toujours essayer de postuler.

Enfin, les banquiers les plus téméraires pourront toujours tenter de se recycler dans les startups financières technologiques. Après Revolut, la fintech britannique TransferWise, spécialisée dans les paiements internationaux à bas prix, a choisi fin janvier Bruxelles comme tremplin post-Brexit pour couvrir le marché européen. Idem pour la fintech britannique Ebury, spécialisée dans les paiements internationaux, qui envisage de transférer son siège social de Londres à Bruxelles en raison du Brexit. 

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