Les banquiers d’UBS en France soulagés que leurs bonus aient déjà été versés…

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La plus grande banque suisse, UBS, a été condamnée mercredi à payer une amende de 3,7 milliards d'euros pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale en France par le tribunal correctionnel de Paris. Les juges ont également condamné le groupe à verser 800 millions d'euros de dommages et intérêts à l'Etat français.

Les employés d’UBS en France peuvent donc souffler, leurs bonus ayant déjà été versés. La banque suisse s’est d’ailleurs montrée plutôt généreuse par rapport à ses concurrentes européennes, même si elle a connu un quatrième trimestre épouvantable au point de ramener la proportion de son enveloppe de rémunérations à son niveau le plus bas depuis plusieurs années.

Cela dit, les banquiers sont plutôt habitués à ce genre d’annonces de la part de la banque helvète. En 2017 déjà, UBS avait indiqué qu’elle distribuerait ses plus faibles bonus depuis… 2012. Par contre, s’ils ont été globalement épargnés cette année, l’avenir s’annonce moins radieux pour les employés d’UBS en termes de bonus.

Cela dit, l’impact ne sera pas le même pour tout le monde. Sur le site de comparaison de salaires Glassdoor, un private banker indique recevoir un bonus de 20k€ et un directeur de 75k€. Mais tout le monde, quel que soit son grade, peut se faire du mouron. En effet, UBS a décidé pas plus tard que ce mois-ci de remplacer par une prime fixe la rémunération variable de 10.000 employés de son « corporate center » regroupant les fonctions RH, marketing et communication.

Enfin, il va sans dire qu’une telle amende va précipiter la fin de pratiques obscures. « Certains chargés d’affaires touchaient des bonus pour des opérations réalisées hors de France et, en même temps, ils effectuaient des déplacements fréquents en Suisse », rappelle le lanceur d'alerte Nicolas Forissier qui, de 2001 à 2009, a été responsable du contrôle interne au siège de la filiale française d’UBS. Finis donc les salaires et bonus exorbitants, de même que les avantages en nature qui allaient avec comme les voitures de luxe et les loges à Rolland Garros.

Et on se souviendra du procès pour la remarque tranchante du juge français :  « il y avait apparemment un grave problème de recrutement chez UBS à cette époque ! ».

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