HSBC maintient sa stratégie de développement post-Brexit à Paris malgré des résultats décevants

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HSBC compliance

C’est ce mardi que le groupe bancaire HSBC publiait ses résultats annuels faisant notamment état d’un bond de 30% de son bénéfice net en 2018 grâce à une progression de l'ensemble de ses secteurs d'activité, confirmant ainsi le redressement du géant bancaire après son vaste programme de restructuration lancé en 2015.

Il n’empêche, les résultats de HSBC restent en deçà des attentes des analystes et reflètent les difficultés des banques européennes dans leur ensemble, le secteur peinant à renouer avec la croissance après une décennie de restructurations mises en œuvre dans la foulée de la crise financière 2007-2009 alors que les perspectives économiques mondiales s'assombrissent à nouveau. Dans la banque d’investissement, on peut même parler d’Annus horribilis pour 2018.

« Nous serons proactifs dans la gestion des coûts et des investissements pour faire face aux risques liés à la croissance des revenus, le cas échéant, mais nous ne prendrons pas de décisions à court terme préjudiciables aux intérêts à long terme de l'entreprise », a indiqué son directeur général John Flint, qui a pris en février la relève de Stuart Gulliver en promettant croissance et maîtrise des coûts après une période marquée par les suppressions d'emploi, la vente d'actifs et un ancrage asiatique encore plus marqué.

Tout comme Royal Bank of Scotland, HSBC, dont le siège social est établi à Londres, estime que les incertitudes liées au Brexit pèsent sur l'activité. « Les clients retardent absolument les décisions d'investissement (...) et c'est ce qui explique en partie le ralentissement observé au Royaume-Uni », poursuit John Flint. Et de préciser aussitôt que « la banque universelle d’HSBC, bien établie en France », donnait à son groupe « un avantage important en la matière ».

La France plus stratégique que jamais 

Une déclaration plutôt rassurante pour la filiale française et ses 10.000 employés, sachant que celle-ci est un important pôle commercial et un centre pour les dérivés de taux d’intérêt. Il faut dire que pour HSBC qui souhaite transférer près d'un millier de personnes - principalement des traders et des sales - depuis Londres vers Paris dans le sillage du Brexit, la France est devenue un marché hautement stratégique. Même si la banque est encore loin des 1.000 transferts prévus, seule une centaine de personnes ayant rejoint à ce jour les équipes parisiennes.

En attendant, différentes entités européennes de HSBC Bank plc ont déjà été ou seront transférées à HSBC France d’ici au 1er mars 2019. HSBC France continuera à développer les relations commerciales établies avec les entreprises clientes de ces entités et renforcera sa position de première banque internationale en France dans les activités de Banque de financement, d’investissement et de marché et de Banque d’entreprises.

Certaines lignes de métiers ont d’ailleurs récemment fait l'objet de nominations qui pourraient être annonciatrices de futurs recrutements chez HSBC France. Et parmi les métiers susceptibles de recruter on peut citer la banque d’investissement (hors activité de marché) et la banque de financement (notamment les LBO).

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