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Ce que l’élection de Macron va changer pour l’attractivité de la place financière de Paris…

La France de nouveau en lice pour attirer les employés de la City

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Les réactions de la communauté financière française à l’élection de Macron ne se sont pas fait attendre. A commencer par celle d’Arnaud de Bresson, délégué général de l’organisme de promotion de la place financière parisienne Paris Europlace. « Beaucoup de banques ont attendu les résultats des élections avant de prendre une décision sur les plans de relocalisation et la victoire de Macron donnera un coup de fouet au choix de Paris », a t-il déclaré lors d’une interview à Reuters. Et d’ajouter : « Macron fera sienne la mission de convaincre les banques internationales et les investisseurs des avantages de Paris ».

Les acteurs de la place de Paris soufflent donc un peu depuis que la perspective de voir la candidate du Front National s’installer à l’Elysée s’est éloignée. D’ailleurs, avant le vote dimanche, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, avait raconté qu’elle était allée à Londres après le Brexit, où 30 entreprises désireuses de s’installer en France lui avaient alors dit : « si Marine Le Pen est élue, ne nous rappelez pas ! ».

Une victoire anticipée par les marchés

Surtout, il n’y a pas que les institutionnels qui aient salué la victoire d’Emmanuel Macron, Les professionnels des marchés financiers se montrent eux aussi satisfaits de cette victoire qu’ils avaient anticipée. « En fait, vers la fin de la semaine dernière, le cours de l’action de Société Générale a atteint son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2011, et celui de BNP Paribas son plus haut depuis 2008 », rappelle Jaisal Pastakia, Investment Manager chez Heartwood Investment Management.

« Les actifs risqués devraient afficher un rebond modeste et momentané, dans la mesure où la victoire du candidat centriste était largement attendue depuis le premier tour par les marchés et les instituts de sondage » indique-t-on chez BlackRock Investment Institute. « L’attention devrait maintenant se polariser sur les élections législatives de juin. Leur issue sera décisive pour qu’Emmanuel Macron puisse mettre en place son programme économique, qui comprend notamment des réformes renforçant la flexibilité du marché du travail ».

Pas question d’attendre les bras croisés

Si le nouveau président s’est engagé à réformer le droit du travail par ordonnance au cours des 100 premiers jours de son mandat, ainsi que de simplifier les systèmes d’imposition et de retraite tout en réduisant les réglementations, il y a encore beaucoup d’incertitude quant au rythme probable des réformes qui pourraient prendre des mois voire même des années.

C’est pourquoi Paris Europlace, qui depuis le vote en faveur du Brexit a déjà organisé une centaine de rencontres partout dans le monde avec de grandes banques internationales ainsi que des sociétés de gestion d’actifs, d’investissement, d’assurance et fintechs, va reprendre son bâton de pèlerin. Une délégation menée par Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France, se rendra à New York les 22 et 23 mai pour tenter de persuader l’industrie financière de choisir Paris comme base européenne.

Macron, le candidat des fintechs…

Dans son programme, Emmanuel Macron a prévu de consacrer 50 milliards d’euros d”investissement public dans les mesures environnementales, l’apprentissage, les infrastructures publiques et…. l’innovation digitale. Difficile à l’heure actuelle de prévoir quelle sera sa politique en matière de fintechs, si ce n’est qu’il souhaite supprimer l’ISF pour les investissements dans les start-ups technologiques.

Dans une récente interview à L’Agefi, Sébastien d’Ornano, président du robo-advisor Yomoni, rappelle néanmoins que lorsqu’il était Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron avait amélioré la réglementation en matière de crowdfunfing et les initiatives blockchain, et qu’il avait favorisé le dialogue entre fintechs et régulateur. Tout porte donc à croire que le nouveau président sera ‘fintech friendly’.

Crédits photo : A.Ferreira / gettyimages

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