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Le nouveau président de l’ABBL n’a pas sa langue dans sa poche

Une page se tourne. C’est en tout cas le message que veut donner Ernst-Wilhelm Contzen, élu vendredi dernier nouveau Président de l’association des banques et des banquiers, Luxembourg (ABBL).

L’élection en soi est un petit évènement. Le CEO de la Deutsche Bank Luxembourg S.A. est le second non-luxembourgeois à accéder à la tête de l’association bancaire (paperjam).

Après avoir passé 12 ans au Luxembourg, ce banquier allemand de 61 ans, habitué des semaines de travail de 70 heures , dispose, à la fois, d’une très bonne connaissance de la place et du recul et de l’objectivité nécessaires pour conduire sa mission. Une mission délicate alors que la place financière sort groggy de la crise.

Voilà les grandes lignes exposées par Ernst-Wilhelm Contzen lors de son discours à la suite des élections. Morceaux choisis:

Compétitivité, ne pas se leurrer !

Pendant cette période difficile où la compétition dicte les prix, nous ne pouvons tout simplement pas continuer comme dans le passé. C’est seulement en réduisant nos coûts que nous pourrons survivre. De même, seul un régime de taxes modérées peut nous permettre d’attirer de nouveaux clients et de créer des emplois…

Ça fait maintenant 12 ans que je suis au Luxembourg et j’ai bien compris que l’indexation des salaires est une vache sacrée. Mais je pense que cela ne peut pas continuer ainsi. J’estime que le gouvernement et le patronat, l’UEL, ont mis sur la table des propositions sensées.

Se diversifier, une nécessité !

La crise actuelle marque la fin d’une ère d’expansion au Luxembourg. Nous devons ouvrir une nouvelle ère.

Le Luxembourg dépend à 75 % du secteur financier. Cela veut dire que la diversification doit également s’appliquer à ce secteur.

Notre associé est très diversifiée. Nos membres incluent non seulement des banquiers mais aussi des auditeurs, des avocats et d’autres professionnels. Ceci garantit une richesse de connaissance et un large spectre d’expertises.

Se défendre, coûte que coûte !

Nous ne pouvons plus nous permettre de subir un traitement médiatique négatif. Chaque banque doit nettoyer ses comptes et savoir qui en sont les bénéficiaires réels.

On doit hausser le ton contre ceux qui nous attaquent comme l’ont fait la France et l’Allemagne.

Nous devons prendre des mesures immédiates pour rétablir la confiance de nos clients et convaincre le grand public et les hommes politiques que le rôle des banques et des institutions financières est vital et bénéfique à l’ensemble de l’économie

commentaires (1)

Comments
  1. Je me suis toujours demandé comment les banques peuvent conseiller valablement leurs clients, si elles ne sont pas à mème de gérer leurs propres fonds.
    Je suis d’avis qu’un bon banquier sait à la limite informer son client sur les produits existants, mais est incapable de le conseiller dans le choix de son/ses placements. Par ailleurs, je pense qu’il ne prendra pas le risque de le faire, à moins de toucher d’importants bénéfices ou commissions.

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