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Ces juniors de Goldman Sachs qui se plaignent du recrutement de profils médiocres…

How hard is it to get into Goldman Sachs

Est-il si facile d’entrer chez Goldman Sachs ? Vu que la banque américaine n’accepte seulement que 3% des candidatures, vous pourriez penser que non. Sauf qu’une étude approfondie des politiques d’embauche de la banque montre que celle-ci aurait recruté trop de gens médiocres, un constat partagé par des analysts et associates actuellement en poste chez Goldman.

Publiée début janvier sur le site de notation anonyme Glassdoor, l’étude en question aurait été rédigée par un analyst ayant travaillé chez Goldman Sachs pendant ‘plus d’un an’. Elle montre que “la banque connaît un déclin comparable à celui de l’Empire romain’ et que cela est imputable aux “politiques agressives d’action alternative “de Goldman, qui auraient soi-disant conduit à la baisse du niveau du personnel de l’entreprise.

« Ils ont laissé des barbares entrer par les portes », se plaint l’auteur, ajoutant que les nouvelles embauches ‘médiocres / pauvres’ ont détruit la culture unique de Goldman fondée sur ‘le mérite, la collaboration et la compétition’. Pire encore, les recrues de mauvaise qualité dissuaderaient les juniors les plus compétents et brillants de rejoindre Goldman au profit de ‘navires plus sélectifs et plus méritocratiques’ qui leur ‘offriront davantage d’opportunités entrepreneuriales’.

Goldman Sachs n’a pas souhaité commenter cette étude. Ce qu’écrit un employé (clairement mécontent) ayant passé 12 mois à travailler pour la banque n’est pas le meilleur indicateur du délitement de la culture de l’entreprise, mais des juniors de Goldman ont déclaré que l’étude avait circulé entre eux et qu’elle faisait écho à leur vécu.

L’année 2016 a vu partir certains des meilleurs juniors de Goldman vers des fonds de capital investissement.Le fait que des juniors quittent les banques pour des sociétés de private equity et technologiques n’a rien de nouveau, mais jadis il était courant d’attendre au moins deux ans avant de franchir le pas.

L’étude anonyme prétend que parmi les fossoyeurs de la culture d’élite de Goldman figure en bonne place l’équipe RH de la banque, définie comme soi-disant ‘dramatiquement incompétente, pathétiquement lente… et dotée de plus d’effectifs que les chaînes de montage soviétiques’. Et pour couronner le tout, il y a HireVue, le nouveau processus d’entretien de Goldman Sachs. Ce dernier est conçu pour rendre le processus de recrutement plus équitable en évaluant les candidats numériquement basé sur les compétences et les traits de personnalité plutôt que l’université qu’ils fréquentaient ou leurs activités parascolaires élitistes. « L’interview vidéo est une idée stupide », se plaint l’auteur de l’étude, avant d’ajouter que Goldman devrait limiter son recrutement à seulement deux ou trois grandes écoles et « seulement embaucher les candidats vraiment exceptionnels issus de ces viviers ».

Pourtant, nos recherches suggèrent que Goldman a déjà une assez forte préférence pour les universités d’élite – en particulier pour les postes en front-office. Comme d’autres banques, cependant, elle est sous pression pour élargir son spectre et s’assurer qu’elle ne réalise pas un nombre disproportionné de ses embauches auprès des CSP+. Attention cependant au revers de la médaille : les étudiants d’élite désireux de travailler chez Goldman, précisément pour sa culture d’excellence et sa politique de recrutement, pourraient être tentés de quitter la banque sous pretexte qu’elle ne serait plus assez élitiste.


Crédit Photo: iNueng / gettyimages

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