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« Les équipes en charge des risques, de la conformité ou des contrôles doivent bien connaître les métiers qu’elles surveillent »

Jacques Beyssade, directeur général adjoint du Groupe BPCE en charge des risques, de la conformité et des contrôles permanents

Jacques Beyssade, directeur général adjoint du Groupe BPCE en charge des risques, de la conformité et des contrôles permanents

Vous voulez faire une carrière bancaire dans les métiers des risques, du contrôle ou de la conformité ? Cela tombe bien : ce sont des métiers qui ont recruté en 2016 et continueront de recruter en 2017. Encore vous faut-il savoir comment fonctionnent ces activités au sein d’une grande banque, quels sont les profils les plus recherchés et les défis technologiques à relever. Pour le savoir, nous avons interviewé Jacques Beyssade qui, depuis 2015, est directeur général adjoint du Groupe BPCE en charge des risques, de la conformité et des contrôles permanents.

Pouvez-vous nous expliquer brièvement comment fonctionne le département risque, conformité, contrôle permanent dont vous êtes en charge ? 

Nous sommes 300 au niveau central, à constituer une sorte de tour de contrôle des activités du groupe. Nous avons pour mission de définir les règles communes qui s’appliquent en matière de risques (par exemple : à qui acceptons nous de prêter de l’argent et dans quelles conditions ?) de conformité (par exemple : quels types de produits sommes nous prêts à distribuer et comment ?) et de contrôle (par exemple : comment vérifions nous que nos clients ont bien fourni les documents nécessaires à l’ouverture d’un compte ?).

Ensuite, nous développons les systèmes permettant de mesurer la nature des risques que nous portons. Enfin, nous fournissons aux dirigeants du groupe une vision de la situation afin de vérifier qu’elle est conforme à nos objectifs, ou bien de prendre des mesures correctrices. Cette action centrale est démultipliée par des équipes déployées dans chacune des entités du groupe BPCE, que ce soit Natixis aux Etats-Unis ou bien une banque populaire en province, et qui au total représentent environ 3.000 personnes.

Quels sont les profils des candidats que vous êtes amenés à recruter ? Et quelle est leur évolution de carrière possible ?

Je pense qu’il est très important que les équipes en charge des risques, de la conformité ou des contrôles connaissent bien les métiers qu’elles doivent surveiller. Nous sommes donc très attachés à favoriser la mobilité à l’intérieur du groupe et c’est notre première source de personnel.

Il y a cependant des compétences techniques rares, comme les ingénieurs quantitatifs, les spécialistes de l’assurance, ou ceux de la cyber sécurité par exemple, que nous ne trouvons pas dans notre groupe et qui nous amènent à recruter à l’extérieur.

Nous favorisons alors des profils plutôt jeunes afin d’avoir des collaborateurs susceptibles d’évoluer ensuite au sein de nos entreprises et de contribuer à une bonne culture générale des risques ou de la sécurité.

En quoi les nouvelles technologies vont-elles transformer votre métier au quotidien ?

Il faut s’attendre à ce que la multiplication exponentielle des données disponibles sur de multiples sujets, et notamment sur nos clients et leur comportement, combinée avec  les capacités techniques de traitement de ces données à une échelle nouvelle (par exemple avec le maching learning ou la robotisation) nous permette de disposer d’outils qui renforceront nos contrôles et les rendront plus exhaustifs, plus rapides et donc plus sûrs.

Mais la compétence humaine restera nécessaire pour juger des résultats de ces contrôles, et surtout pour décider des actions à mettre en œuvre.

Jacques Beyssade est diplômé de HEC. Il débute sa carrière au Crédit Lyonnais comme analyste financier à Londres avant d’occuper divers postes à Paris et à New York dans cette banque, puis d’être nommé directeur du centre d’affaires Champs Elysées et ensuite responsable pays pour la Corée. Lors du rachat du Crédit Lyonnais par le Crédit Agricole, qui donnera naissance à CACIB, il dirige les activités de marché de dette à New York et est promu fin 2005 directeur des marchés de capitaux pour la région Asie-Pacifique. Fin 2008, il rejoint Natixis pour y identifier et y organiser la gestion des actifs placés en extinction, avant d’être nommé directeur des risques en 2009. Depuis 2015, il occupe les fonctions de  directeur des risques, membre du comité exécutif du Groupe BPCE.


Crédit photo : Greg Gonzalez/BPCE  

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