« J'ai tourné la page de la banque la veille de mes 40 ans. Définitivement »

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« J'ai tourné la page de la banque la veille de mes 40 ans. Définitivement »

Pendant vingt ans, jusqu'à l'âge de 40 ans, j'ai travaillé dans les services financiers. J'ai quitté l'université et rejoint le desk trading actions du Credit Suisse. J'ai travaillé avec des gens incroyables et j'ai eu des opportunités tout aussi incroyables, mais le jour de mon 40e anniversaire, je suis parti.

Désormais je suis agent immobilier. J'ai toujours été intéressé par l'immobilier et après avoir acheté et vendu quelques maisons j'ai réalisé que je pouvais mieux faire. J'emploie trois personnes et je m'investis dans la vie locale en essayant d'employer des talents du coin ou de travailler avec les meilleurs sous-traitants de la région. Aujourd'hui, ma vie est beaucoup plus simple. Je construis une entreprise à long terme pour moi-même et ma famille. Je reste à l'écart des marchés : j'ai vu trop d'amis ex-banquiers perdre beaucoup d'argent dans le day trading pour avoir envie de les imiter.

Si je retournerai un jour dans la banque ? La réponse est non. On m'a bien proposé quelques postes et je suis toujours en contact avec certains de mes clients, mais je ne souhaite pas revenir. Le salaire garanti et le bonus me manquent beaucoup, de même que mes amis et collègues de la banque, mais ma vie est bien meilleure loin de la City. Quand je suis parti en 2012, il y avait beaucoup de désillusion : les gens travaillaient dur pour un business dans lequel ils croyaient, mais ce n'était plus pareil.

C'est vraiment honteux de constater à quel point l'industrie financière s'est transformée. Je connais des gens brillants qui ont perdu leur emploi dans la banque et lutté pour en retrouver un autre. Quitter la City est difficile : il y a souvent un sentiment de manque et de déprime suivi d'une lutte acharnée pour trouver sa place dans la société. J'essaie de parler à mes anciens amis qui sont concernés et de partager mon expérience - de leur passer un coup de fil simplement pour m'assurer qu'ils vont bien.

Quitter la banque est un choc mais ce n'est pas la fin du monde. Avec un regain de foi et la volonté d'entrevoir vos compétences sous un spectre plus large, vous pouvez vous lancer dans une nouvelle carrière. Car une carrière bancaire vous apporte beaucoup de compétences transférables - même si elles ne sont pas instantanément reconnues par l'extérieur. Par exemple, vous êtes habitués à travailler sous une pression extrême sur plusieurs fronts. Vous êtes formés à vous concentrer entièrement sur le client, qu'il s'agisse d'un gestionnaire de fonds, d'un courtier, d'un actionnaire ou d'un patron en colère. Et vous êtes formé à traiter beaucoup d'informations et de voir les connexions entre elles.

Lorsque vous quittez la banque après une longue carrière, ces compétences sont enracinées en vous pour la vie. Elles vous donnent un avantage concurrentiel sur quiconque n'ayant pas travaillé dans l'industrie financière. Elles m'ont ainsi donné un avantage dans l'immobilier. Quitter la banque à 40 ans ne signifie pas la fin, mais le début d'autre chose. Avec détermination, vous pouvez vivre une vie meilleure et plus simple ! Partez avant d'y être contraint : personne n'aime être le dernier du wagon !

Patrick Coquelin est le pseudonyme d'un ancien vice-president dans le trading actions au sein d'une banque londonienne.

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Photo by Jason Briscoe on Unsplash

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