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Comment entrer dans la FinTech, par l’ex-Chief Information Officer d’UBS

Un stage en banque peut vous donner une longueur d'avance dans la FinTech

Un stage en banque peut vous donner une longueur d'avance dans la FinTech

Si vous travaillez dans FinTech – ou si vous voulez y faire carrière, Oliver Bussmann est LA personne à connaître.

Mentor de l’accélérateur fintech londonien Level 39, Olivier Bussmann est familier avec le monde fragile des startups technologiques. Ancien Chief Innovation Officer (CIO) chez UBS, il est aussi très familier avec l’architecture préhistorique des banques mondiales. Pendant qu’il était chez UBS, Olivier Bussmann a montré au monde entier quel était le potentiel de disruption de la technologie blockchain dans le secteur bancaire. Après sa démission surprise d’UBS en mars 2016, Olivier Bussmann s’est illustré pour avoir révolutionné l’utilisation de la technologie dans la banque suisse.

Parti d’UBS, Olivier Bussmann a certainement eu le choix entre plusieurs fonctions de CIO. Au lieu de cela, il a quitté le monde de l’entreprise. Ce mois-ci, il a lancé Bussmann Advisory, une entreprise qui se décrit comme ‘offrant des services de conseil, de coaching et de leadership dans les domaines de la transformation numérique, de l’innovation et du business model de re-création’. Un conseil technologique, essentiellement, mais avec une différence.

Orchestrer l’avenir de FinTech

« Ceci est la prochaine étape », explique Olivier Bussmann. « Il est question que les banque et les sociétés fintechs travaillent ensemble afin que les banques puissent amener l’écosystème fintech vers de nouveaux processus de business development. Les 20 milliards de dollars investis dans des start-ups ne vont pas disparaître. Les banques doivent apprendre à les exploiter ».

Olivier Bussman se voit comme un ‘chef d’orchestre’ : l’homme au milieu des banques et des start-up technologiques; quelqu’un avec des liens vers les sociétés de capital-risque qui financent ces dernières et les organismes de réglementation qui les régissent. « Les banques et les entreprises de haute technologie commencent à se rendre compte qu’elles doivent orchestrer la façon dont elles travaillent avec les startups fintechs », relève-t-il. « Elles ont besoin de connaître les tendances de la communauté des startups, afin de les aider à se procurer un financement, d’explorer et valider des idées qu’elles vont implémenter dans un produit ou un service ».

Pour le moment, Olivier Bussmann est seul aux manettes de Bussmann Advisory, mais cela va changer. « Je compte développer mon entreprise, en partenariat avec d’autres leaders d’opinion », note-t-il. « La différentiation, à l’avenir, sera la possibilité de puiser dans les cadres avec un track-record – qui peuvent être en discussions avec les banques et offrir une perspective sur la façon dont un marché et la technologie vont évoluer ».

Bussmann à propos du Brexit

Malgré le fait d’être un acteur clé dans fintech, Olivier Bussmann n’a pas toujours été basé à Londres. Chez UBS, il travaillait à Zurich. Avant cela, il était à Francfort. Maintenant, il est à de nouveau à Zurich.

La City va-t-elle pâtir du post-Brexit ? Pas du tout. « Londres sera toujours le centre mondial de la fintech », précise-t-il. « L’avantage de Londres est que vous avez tous les joueurs : les financiers forts innovants, le gouvernement britannique, l’organisme de réglementation. C’est très dur de faire mieux. Singapour imite l’approche du Royaume-Uni et la communauté à Berlin est forte – mais je ne vois pas l’organisme de réglementation ou le gouvernement participant aussi activement en Allemagne ».

Cela dit, Olivier Bussmann indique que le rythme des nouveaux investissements a ralenti à Londres, tout le monde attendant de voir ce que va donner le Brexit. Et tandis qu’il passe quelques jours chaque mois dans la City, il travaille aussi à Vienne et à Singapour, et – bien sûr Zurich. « Il y a beaucoup de demande, et non pas seulement de la part des banques, mais également des compagnies d’assurance et sociétés de conseil ».

Blockchain et Intelligence Artificielle

Interrogé pour prédire la prochaine vague, Olivier Bussmann souligne naturellement la Blockchain, qui a le potentiel de réduire considérablement les coûts dans le trade finance, les opérations post-trade et les systèmes de paiement mondiaux.

En terme de front-office bancaire, il dit que l’intelligence artificielle (AI) est ce qui va changer la donne : « Tout tourne autour du traitement du big data afin que vous compreniez les signaux d’investissement ». Les banques sont particulièrement intéressées par les start-ups qui peuvent construire des algorithmes d’intelligence artificielle : « Elles constituent des équipes avec des start-ups, embauchent des ingénieurs et des scientists, et montent des équipes conjointes de financiers et d’informaticiens pour relever ce challenge ».

Pourquoi les sociétés fintechs échouent

Est-ce que cela signifie que vous pouvez sauter le programme d’analyst et d’associate dans une banque d’investissement et aller directement dans une start-up construire un algorithme de trading ? Non, si vous voulez allier finance et technologie, Olivier Bussmann indique que la finance est toujours le meilleur endroit pour commencer.

« Je conseille beaucoup de start-ups qui ont une technologie très lourde – elles ont une compréhension très profonde de la technologie, mais en savent beaucoup moins sur le business », explique-t-il. « Au bout de trois à cinq ans de travail dans une banque, vous comprendrez leurs business process, le système réglementaire et de la nature des problèmes auxquelles les banques sont confrontées ».

Avec ce genre d’expérience opérationnelle, Olivier Bussmann dit que vous serez mieux placé pour répondre à la question que chaque start-up devrait se poser (mais que d’entre elles font) : « Quelle est la proposition de valeur ? Que proposez-vous réellement de faire qui permette d’améliorer les choses pour le client ? »

Les startups fintechs qui n’y parviennent pas viennent souvent avec une « proposition très technique que les banques mettent du temps à digérer », poursuit Olivier Bussmann. Ce n’est pas bon : « Les entreprises veulent savoir ce qu’il y a dedans pour elles, purement et simplement. J’ai passé beaucoup de temps à conseiller les startups sur ce sujet ».


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