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Comment un managing director en banque d’investissement a recouvré la santé en perdant son emploi à 35 ans

James Gorman

James Gorman

Si vous occupez un poste senior en banque d’investissement, il y a beaucoup de raisons de vous y accrocher. Le salaire, le prestige, le manque de carrières alternatives pouvant offrir une rémunération similaire. Mais qu’en est-il si le travail affecte votre santé ?

La banque d’investissement, en particulier l’Investment Banking Division (IBD), est notoirement mauvais pour vous. Les horaires à rallonge peuvent générer une litanie de problèmes – insomnie, alcoolisme, troubles alimentaires et palpitations cardiaques, entre autres, selon une étude sectorielle publiée en 2012 par la chercheuse Alexandra Mitchell de l’University of Southern California.

Pour James Gorman (ne pas confondre avec son homonyme de chez Morgan Stanley), qui jusqu’à récemment était managing director et responsable des institutions financières pour la région EMEA de la Royal Bank of Scotland (RBS), le seuil critique est arrivé lorsqu’il a eu 26 ans.

« Le stress est un élément permanent lorsque vous travaillez dans un secteur préssurisé comme la banque. Avec le recul, c’était clairement la raison principale de mes problèmes de santé, mais je ne m’en rendais pas compte à l’époque », expliquye-t-il. « Comme beaucoup de maladies, la miennne couvait depuis de nombreuses années. Il y avait des symptômes, mais je me suis convaincu qu’il n’y avait rien de grave,… jusqu’à ce que je me précipite à l’hôpital ».

James Gorman a été admis en urgence dans le service chirurgie intestinale où il a été diagnostiqué comme atteint de la maladie de Crohn. En dépit du fait qu’il était convaincu que l’environnement de travail stressant était un facteur important de sa maladie, il a continué dans la banque d’investissement pendant neuf ans.

« Vous auriez pu penser que j’allais changer de travail, mais je ne l’ai pas fait », indique-t-il. « Il ne fait aucun doute que les médecins m’ont sauvé la vie, mais ils m’ont également prescrit des médicaments pour srenforcer mon système immunitaire et masquer les symptômes. Cela m’a permis de continuer avec mon train de vie sans prendre de vraies responsabilités quant à ma propre santé ».

Le dernier poste de James Gorman chez RBS était basé à Dubaï, et quand la banque a pris la décision de se retirer de la région dans le cadre de sa stratégie de concentration sur le Royaume-Uni, son poste a été supprimé. On lui a fait une proposition pour un autre emploi à Londres, mais cela a été un point de non retour.

« Je savais que je voulais faire quelque chose en dehors de la banque, mais il m’a fallu quelques années pour finalement faire le saut », relève-t-il. « Plus vous restez dans le secteur bancaire, plus vous vous habituez à un certain revenu et un style de vie. Plus vous avez, plus vous voulez. Mais c’est une illusion que de penser que d’avoir plus rend heureux. Il m’a fallu 15 ans pour m’en rendre compte ».

James Gorman a changé radicalement de mode de vie. Il a déménagé dans un petit village près de Bradford, et étudie actuellement la diététique à l’Université de Leeds. D’après lui, cela fait partie d’une ‘parcours d’initiation’ destiné à rester maître de sa propre santé. James Gorman a passé beaucoup de temps à la lire des rapports médicaux et à analyser la diététique et les facteurs de mode de vie. Il mène désormais une croisade contre l’approche ‘tout médicament’ du système de santé.

« Notre système de santé marche sur la tête. Il se concentre sur les symptômes de la maladie plutôt que sur les causes », explique-t-il. « J’ai passé beaucoup de temps à prendre les médicaments que l’on me prescrivait et qui, s’ils me permettaient de tenir, engendraient des problèmes sous-jacents de santé encore pires. Je passe désormais mon temps à étudier la diététique et d’autres facteurs de mode de vie, afin de trouver de meilleures solutions ».

Il ne s’agit pas, selon lui, de se contenter de quitter la banque pour passer plus de temps en famille et avoir un meilleur équilibre travail vie privée. « Nous sommes un pays malade, parce que nous nous contrefichons de notre propre santé », précise-t-il. « Nous attendons jusqu’à ce que nous tombions malade, puis comptons sur les médecins et les médicaments, sans jamais vraiment recouvrer la santé. Je ne procède plus ainsi. En apportant des changements simples à notre régime alimentaire et notre mode de vie, nous pouvons prévenir la plupart des maladies. Les implications sont profondes ».

Si vous voulez en savoir plus sur le nouveau ‘voyage initiatique’ de James, sachez qu’il blogge régulièrement ici.


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