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Finance durable : les banques françaises jouent-elles le jeu ?

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Vous envisagez de faire carrière dans la finance verte, l’ISR, le développement durable ? Reste à savoir si les banques françaises ont des besoins en la matière et si oui, pour couvrir quels types de missions ? Nous avons donc recensé toutes les initiatives récentes des grandes banques françaises en la matière. Toujours utile à savoir si vous devez passer un entretien d’embauche et expliquer pourquoi vous voulez rejoindre une banque en particulier plutôt qu’une autre…

BNP Paribas : la championne des green bonds

Sans conteste, la banque de la rue d’Antin est celle qui a le plus communiqué sur ces sujets au cours des derniers mois. BNP Paribas CIB a ainsi récemment annoncé l’obtention de la licence de l’Indice Solactive Sustainable Development Goals World – un nouvel indice actions qui permet aux investisseurs d’être exposés aux sociétés identifiées comme apportant une contribution significative à l’avancée des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies.

La banque prévoit d’émettre des produits structurés liés à cet indice plus tard dans l’année. « Le développement durable est au cœur de la stratégie de BNP Paribas.  Nous souhaitons offrir des solutions de long terme à nos clients et que nos activités aient un impact positif sur la société et sur l’environnement », rappelle à cet égard Neven Graillat, responsable des solutions d’investissement durable, BNP Paribas Global Markets.

A l’occasion de la Semaine de la Finance Responsable début octobre, BNP Paribas Wealth Management a confirmé l’intérêt pour les Investissements Responsables. « Nous proposons à nos clients de diversifier leur portefeuille avec des solutions responsables et innovantes dans différentes classes d’actifs », explique Eléonore Bedel, responsable de l’offre en investissement responsable chez BNP Paribas Wealth Management. « Nous réfléchissons aussi à de nouvelles façons de les accompagner,  en évaluant par exemple, le niveau d’engagement environnemental et social de leur portefeuille, pour qu’ils soient de plus en plus acteurs du financement d’une économie plus durable ».

Enfin, le groupe bancaire rappelle qu’il est l’un des plus gros souscripteurs d’investissement durable à l’échelle internationale. Au total, BNP Paribas a géré plus de 12 milliards d’euros d’obligations vertes dont plus d’1 milliard d’euros en obligations adossées aux indices actions. Le groupe a également lancé en 2014 la première obligation verte de la Banque Mondiale adossée à un indice action,  et a lancé ou mis sous licence 12 indices actions éthiques depuis 2013. À ce jour, la banque a financé ou conseillé plus de 7,2 milliards d’euros de projets d’énergie renouvelable sur la planète. En novembre dernier, BNP Paribas s’est engagé à plus que doubler le montant de capitaux alloués à l’énergie renouvelable pour le porter à 15 milliards d’euros d’ici 2020.

Société Générale : en pointe contre le réchauffement climatique

Société Générale maintient une politique volontariste dans le secteur des énergies renouvelables qui se traduit par un doublement des financements dans ce secteur accompagné d’une capacité à mobiliser jusqu’à 10 milliards d’euros de financements pour ces projets d’ici 2020. Fin septembre la banque de la Défense a finalisé avec succès la seconde émission obligataire à Impact Positif. Il s’agit d’une émission senior à taux fixe de 500 millions d’euros à 5 ans.

« La contribution au développement économique, social et environnemental durable des économies dans lesquelles nous travaillons est l’affaire de tous et, par ses réalisations, Société Générale y veille activement », a indiqué le mois dernier Jean-Michel Mépuis, directeur du développement durable et de la RSE, en marge du Forum Mondial Convergences soutenu par la SocGen.

La banque au logo rouge et noir Société Générale rappelle qu’elle exerce son métier de banquier en intégrant toutes les dimensions de la responsabilité sociale et environnementale (RSE). Le Groupe veut contribuer à limiter à 2 degrés le réchauffement climatique. C’est pourquoi il encadre ses financements à travers 12 politiques sectorielles dont 1 sur la biodiversité et réduit ses activités liées au charbon, comme l’illustre la vidéo promotionnelle ci-dessous :

Natixis : halte au financement du charbon

Plus discrète, la filiale de banque d’investissement de BPCE n’en demeure pas moins active. Dans son document institutionnel Target 2016, Natixis rappelle qu’elle offre à ses clients des supports d’investissement dédiés à la lutte contre le changement climatique au travers notamment de Mirova, sa filiale dédiée à l’ISR. Cette dernière a d’ailleurs obtenu en 2016, pour trois de ses fonds, le nouveau label ‘Transition énergétique et écologique pour le climat’ créé par le Ministère de l’Environnement. « Les trois fonds labellisés sont représentatifs de nos trois expertises phares (NDLR : énergies renouvelables, green bonds, environnement) et s’appuient sur les analyses pointues de nos équipes de recherche », commente Philippe Zaouati, directeur général de Mirova.

Natixis dispose aussi d’équipes de recherche pluridisciplinaires parmi les plus importantes de la Place et s’investit dans la mise en oeuvre d’innovations méthodologiques permettant de mesurer la contribution des projets à la transition énergétique. Elle a par ailleurs pris deux engagements majeurs en 2015 : l’arrêt du financement du charbon dans le monde entier et la signature de Paris Action Climat pour limiter les émissions de gaz à effet de serre de ses immeubles franciliens.

CA-CIB : la chasse aux effets de serre

Crédit Agricole CIB est la première banque française et l’une des 3 banques commerciales au niveau mondial à avoir été accréditée en 2016 par le Green Climate Fund, dont le but est de faciliter et promouvoir le développement de projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts du changement climatique dans les pays en voie de développement. Avec cette accréditation, la banque peut désormais proposer au fonds des Nations Unies basé en Corée de participer aux projets verts de ses clients, sous différents formats.

Ce partenariat renforce l’engagement de Crédit Agricole CIB et du Groupe Crédit Agricole dans le développement durable, que ce soit dans la mise en place de bonnes pratiques (membre fondateur des Principes Equateur, corédacteur des Green Bond Principles, première méthodologie de quantification des émissions carbone avec l’ADEME etc.) ou dans ses financements accordés aux acteurs économiques, entreprises ou institutions financières.


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