Qu'est-ce qu'une semaine raisonnable pour les financiers ?

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44 % des cadres financiers luxembourgeois travaillent entre 39 et 45 heures par semaine, selon la récente étude internationale de Robert Half intitulée Les cadres financiers travaillent-ils trop ? . 15 % assurent qu'ils restent au bureau plus de 55 heures par semaine.

Pour Thierry Ernst, directeur d'Ernst Recruiting, les dépassements d'horaire auraient tendance à prendre plus d'ampleur, pour différentes raisons : la multiplication des fusions acquisitions dans le secteur (de 250 banques il y a quelques années, le Luxembourg en compte aujourd'hui 150 et probablement une centaine dans les années à venir) engendre une pression accrue au niveau du management, qui induit un surcroît de travail chez les cadres , observe-t-il.

La concurrence croissante d'autres pays dans le secteur OPC est également vecteur de l'allongement du temps de travail, selon lui. Numéro un en termes de qualité et numéro deux en termes de volume, le Luxembourg doit travailler toujours plus pour maintenir son rang face à des Dublin, Londres ou Paris , poursuit notre chasseur de têtes. Même phénomène dans le Private Banking : en développant l'ingénierie patrimoniale, le Luxembourg essaye de concurrencer Genève. Et cela n'est pas sans conséquences sur la charge de travail des professionnels du secteur.

Xavier Bontemps, coach chez Stimulus, ne partage pas cet avis : la place financière luxembourgeoise reste privilégiée. L'offre étant supérieure à la demande, les cadres sont en position de force et subissent donc moins de pression sur leur temps de travail notamment. Le Grand-Duché est aussi caractérisé par des structures à taille humaine qui respectent leurs employés. Nous ne connaissons pas encore de "grosses machines qui broient du cadre" , se réjouit-il.

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