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Focus sur le marché de l’emploi en banque d’affaires à Paris

En banque d'affaires, les journées de travail se prolongent souvent  jusque tard dans la nuit...

En banque d'affaires, les journées de travail se prolongent souvent jusque tard dans la nuit...

Vous voulez faire carrière dans les M&A, les activités ECM-DCM, le corporate banking ou le private equity ? Cela tombe bien : l’Université Paris-Dauphine organisait mercredi soir via l’association du Master 1 Finance (MIF) et le Club Prep’Dau une conférence intitulée Le marché de l’emploi en banque d’affaires à Paris. Des professionnels de la finance et du recrutement sont venus témoigner dans les locaux de Dauphine des tendances observées sur le terrain devant un parterre de plus de 200 étudiants en Master 1 de différentes grandes écoles.

« Alors que l’insertion professionnelle des jeunes diplômés en finance souffre de la cyclicité d’une industrie encore largement marquée par la crise historique qui l’a secouée, un état des lieux s’imposait, en pleine saison de recrutement », souligne Anatole Lizée, organisateur de l’événement et responsable communication du Club Prep’dau, le club de l’association du MIF géré par d’anciens étudiants du Master et destiné à préparer au mieux les étudiants des M1 Dauphine leurs entretiens de stage de césure, les assister dans leur insertion professionnelle et les aider à développer un réseau professionnel.

Bien qu’orientée vers les jeunes diplômés, la thématique retenue concerne en fait tous les professionnels de la finance. En effet, « dans un secteur extrêmement compétitif, une connaissance précise du marché, des attentes des recruteurs et des tendances de recrutement est un critère déterminant dans la recherche d’emploi », rappelle Laetitia Carle, responsable conférence de l’association MIF. Voici donc quelques éléments de réflexions complétés par des exemples concrets et témoignages divers…

Des métiers qui recrutent en France à tous les niveaux

Si en finance de marché bon nombre de desks de trading ont migré vers Londres ces dernières années, les métiers de la banque d’affaires ne sont pas si délocalisables que cela. « L’ancrage local reste important. Il faudrait des contraintes économiques très fortes pour qu’une banque française décide de délocaliser ses équipes M&A », fait remarquer Marc Lemarié, fondateur du cabinet Earlystage initialement dédié au recrutement des stagiaires et juniors en France mais qui place aussi des profils plus expérimentés.

Les recrutements s’effectuent à tous les degrés de séniorité. Au début du mois, Crédit Agricole CIB a ainsi nommé Sébastien Domanico, qui possède une expérience de plus de 17 ans dans la finance d’entreprise et les marchés de dette et de capitaux (ex-HSBC, BNP Paribas, Bear Stears), comme responsable de Debt Capital Markets (DCM), “une activité cruciale” aux dires d’Isabelle Girolami, directrice de Global Markets chez CA CIB. Quant aux acteurs du M&A, « ils cherchent, pour ceux qui n’en ont pas encore, à se doter de spécialistes en restructuration, debt advisiory », peut-on lire dans le dernier baromètre de Vendôme Associés.

Les profils juniors sont également très demandés. « Nos étudiants décrochent en moyenne un CDI un mois seulement après la fin de l’obtention de leur diplôme », indique Fabrice Riva, directeur du Master 225 Finance d’entreprise et ingénierie financière à l’Université Dauphine.

Boutiques, Corporates,…

Surtout, il n’y a pas que les grands établissements bancaires de la place qui recrutent. Les petites structures de corporate finance (les ’boutiques’) se sont montrées particulièrement actives en termes de recrutement pendant l’été 2016. Selon le classement 2015 des Conseils en Fusions-Acquisitions de PME de Fusacq.com, les boutiques qui ont été les plus actives l’an dernier en termes de deals small & mid-caps ont été KPMG Corporate Finance, Aelios Finance, Financière de Courcelles, Sodica Corporate Finance et Intuitu Capital.

Sachez également que les grands groupes recrutent eux aussi dans leurs équipes ECM-DCM ou financements structurés. « Les grands corporates ne sont pas à négliger », indique Marc Lemarié. Et de citer le cas d’étudiants qui, avant de travailler dans les M&A en banque, ont fait un stage de six mois dans un corpo. Enfin, plutôt que de rejoindre de grands groupes, certains professionnels de la finance font aussi le choix de rejoindre des corporates très orientés fintech, comme Gemalto ou Ingenico.

… et sociétés de Private Equity

Les sociétés de capital investissement constituent elles aussi un choix intéressant de carrière. Chez les profils expérimentés, le passage de la banque vers le private equity est fréquent, mais la sélection est rude. « Les fonds de capital investissement ont généralement le choix entre 200-300 jeunes banquiers d’investissement pour chacun de leurs postes. Ils ne retiennent que les meilleurs », rappelle dans nos colonnes un ex-banquier de Morgan Stanley qui travaille à présent pour un fonds européen de capital-investissement.

Quant à l’opportunité pour un jeune diplômé de commencer sa carrière dans le private equity, les choses ont bien évolué ces dernières années. Si jadis les nouvelles recrues se voyaient confier un travail rébarbatif et rencontraient peu de dirigeants d’entreprises, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. « Il existe aujoud’hui en France une bonne quinzaine de fonds de private equity qui savent véritablement ‘staffer’ les juniors », constate Marc Lemarié. Et de citer l’exemple d’un jeune financier qui, à 27 ans, s’est retrouvé membre du board d’une entreprise qu’il suivait dans son portefeuille de participations. A méditer…


Crédits : KavalenkavaVolha / gettyimages

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