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Ce qu’il faut retenir du premier baromètre français sur le family office

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Vous voulez faire carrière dans le family office ? La profession ne manque pas d’attraits. Mais avez vous une idée précise des clients pour le compte desquels vous serez amenés à travailler ? Et surtout, correspondez-vous à leurs attentes ? Pour le savoir, vous feriez bien de jeter un petit coup d’oeil au premier baromètre que vient de publier ce mois-ci l’Association Française du Family Office (AFFO), qui a pour vocation de participer au développement et à la reconnaissance du métier de Family Office.

Réalisé par OpinionWay au printemps 2016, ce baromètre qui vise à connaitre les sensibilités des familles et des family offices dans leurs choix d’investissements, se base sur les réponses données à un questionnaire proposé aux family officers (mono-family offices, multi-family offices) ainsi qu’aux partenaires de l’AFFO. Voici donc les principales qualités attendues chez un family officer :

Un tiers de confiance

Ce baromètre met en lumière les critères de choix d’un multi family office : les familles privilégient avant tout la qualité de leur relation avec leurs conseils. Ainsi, 91% précisent que la relation personnelle avec le dirigeant constitue le critère de choix le plus important, suivi de l’équipe qui l’entoure (89%). Elles attachent également une grande importance à son indépendance (85%).

Un constat qui n’est pas sans rappeler les résultats d’une autre étude, celle réalisée en début d’année par le CFA Institute, l’association mondiale des professionnels de l’investissement, sur les qualités que les investisseurs attendaient d’un asset manager. Pour eux, « agir de façon éthique » puis « divulguer dans le détail tous les frais et tarifs » étaient alors considérées comme les qualités les plus importantes d’une société de gestion.

Une gestion ‘bon père de famille’

Si vous ne pouvez pas vous passer de l’adrénaline des desks de trading, alors oubliez ce métier. En effet, il ressort du baromètre que les familles ont en grande majorité un profil d’investisseurs équilibrés ; pour 69% des membres, elles souhaitent allier performance et risque modéré.

Ainsi, les placements immobiliers ressortent en tête (30%), suivis par les actions cotées (23%) et les actions non cotées (private equity 17%). Le baromètre indique que la trésorerie et la dette (obligations et dettes d’Etat) représentent chacune 12% des produits d’investissement, tandis que les investissements dans l’art et les investissements philanthropiques ne représentent que 3% chacun.

A noter que la majorité des membres considère que la part des placements immobiliers et des actions non cotées devrait largement augmenter dans leur choix d’allocation d’actifs.

Saisir les opportunités à l’international

Les familles que vous serez amenés à conseiller ne limitent bien sûr pas leurs investissements aux frontières hexagonales. Il faut dire que l’impact de l’actualité sur leurs choix d’investissement est bien réel. Ainsi, les événements les plus impactants en 2015 ont été la baisse des taux d’intérêt (pour 71% des membres) et la forte volatilité des marchés financiers (pour 63%). Viennent ensuite le niveau de la fiscalité (pour 49% des membres) et la situation économique de la France (pour 40%).

Conséquence : selon 48% des adhérents consultés dans le baromètre, les familles envisagent plus facilement de vivre à l’étranger. Et si leur effort d’investissement reste stable par rapport à l’année dernière, leurs investissements à l’étranger ont augmenté.

Se tenir informé des évolutions du métier

Le monde du family office n’est pas statique, loin s’en faut. Les organismes de place multiplient les initiatives qui visent à une meilleure appréhension du métier de family officer. A l’occasion de son AG qui s’est tenue en juin, l’AFFO a ainsi présenté sa nouvelle publication, « le guide du family office » qui permet, par des exemples concrets, d’illustrer l’activité quotidienne des professionnels de ce métier.

L’AFFO qui, rappelons-le, regroupe une cinquantaine de Family Office français, a par ailleurs lancé début septembre une nouvelle antenne régionale à Lyon, après en avoir ouverte une à Marseille l’an dernier. Quant à l’European Network of Family Offices (ENFO), il doit se réunir après l’été afin de réfléchir aux enjeux métiers au regard de l’évolution politique (Brexit) et règlementaire (MIFID) en Europe. Vaste programme, en attendant le prochain baromètre de l’AFFO à paraitre au printemps 2017.


Credit Photo : Thierry Dosogne / gettyimages

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