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Bon à savoir : la Place financière de Paris, acteur majeur sur les taux et le change

Quartier financier de La Défense à Paris

Quartier financier de La Défense à Paris

La Banque des Règlements Internationaux (BRI) a publié ce mois-ci sa dernière enquête triennale réalisée par la Banque de France qui collecte les données correspondant aux transactions quotidiennes réalisées par les banques de la place parisienne. Ces statistiques incluent à la fois les opérations de gré à gré (‘over-the-counter’– OTC) et celles traitées par les chambres de compensation.

Résultat : la place financière de Paris conserve non seulement son 3e rang mondial sur les transactions sur dérivés de taux avec une part de marché de 4,7% du total (contre 5,4% en 2013 lors de la précédente enquête), derrière les places américaines et celle de Londres (tableau 1).

Mieux encore : la place de Paris gagne une place (du fait du recul de la Suisse) dans le classement international sur les opérations en devises par rapport aux résultats de l’enquête précédente où elle se classe désormais à la 6e place, avec une part de marché constante à 2,8% (tableau 2)

Paris, leader en zone euro

Sur les opérations de dérivés de taux d’intérêt réalisées à Paris, la part du dollar US progresse (passant de 11% à 19% du total) tandis que celle de l’euro fléchit (74 % en 2016 contre 84% en 2013). Au niveau international, ces tendances induisent une progression des places américaines, qui traitent relativement plus d’opérations en dollar US, au détriment des places traitant plus d’opérations en euro.

Cela dit, le moindre intérêt pour des opérations en euro a peu affecté l’activité de la Place de Paris, le volume total des opérations sur les dérivés de taux enregistrées à Paris s’inscrivant seulement en légère baisse par rapport à 2013 et même en hausse de 8% à taux de change constant.

Dans ce contexte, il n’est guère étonnant que Paris confirme sa place de premier centre financier de la zone euro pour les opérations sur taux et devises. S’agissant des opérations de change, le couple EUR/USD reste prépondérant avec 44% des transactions (43% lors de l’enquête précédente), devant USD/JPY et USD/GBP. Sur les opérations de dérivés de taux d’intérêt, la part de l’EUR reste prépondérante (74% en volume).

Dès lors, on voit mal comment le trading en euros, dont 45% se fait depuis Londres, pourrait continuer d’être exercé dans la capitale britannique depuis le vote en faveur du Brexit. D’autant plus que certains professionnels ont fait entendre leurs voix ces derniers mois pour rapatrier sur Paris le trading sur euros, à l’image de Stéphane Boujnah, directeur général d’Euronext et ancien patron de Santander France, pour qui « cette sorte d’anomalie offshore ne peut pas résister à une sortie du Royaume-Uni de l’UE ».

Sauf que pour l’heure, les banques ne semblent  pas pressées de rapatrier lesdites activités.


Crédit photo : kiszon pascal / gettyimages

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