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Comment doper votre rémunération variable en tant que cadre financier

Ne laissez pas votre bonus vous échapper...

Ne laissez pas votre bonus vous échapper...

Si la rémunération variable semble indissociable du package d’un cadre commercial, qu’en est-il pour les cadres financiers en entreprise ? C’est pour répondre à cette question que le cabinet de recrutement Hays et l’Association des directeurs financiers et contrôleurs de gestion (DFCG) ont réalisé une enquête intitulée Métiers financiers et part variable auprès d’une population de plus de 400 cadres financiers (DAF, contrôleur financier, responsable contrôle de gestion, directeur comptable) sur l’ensemble du territoire français.

Résultat des courses : dans 60% des cas, les DAF disposent d’une part variable. Et celle-ci est supérieur à 15% du salaire fixe dans 45% des cas. Les directeurs comptables aussi ont une part variable dans 60% des cas, mais celle-ci est majoritairement (75%) comprise entre 5 et 10% du salaire fixe. Au final, un tiers des DAF peut se prévaloir de gagner plus de 80k bruts annuels, et 50% entre 50 et 80k€ (contre 65% pour les managers comptables).

Si vous ne faites pas encore partie des heureux élus, voici donc comment toucher une rémunération variable, ou bien le cas échéant augmenter le bonus que vous percevez déjà :

Faites du chiffre !

Parmi les éléments qui déterminent la part variable arrive en tête l’amélioration du résultat net de l’entreprise, cité dans plus de 60% des cas. Sur ce sujet, les leviers à la disposition du DAF sont multiples : optimisation fiscale, placements, négociations bancaires, identifications et suppressions de coûts cachés…

Fiabilisez les process

Vient ensuite la fiabilisation de process, citée dans 50% des cas. Plus concrètement, il s’agit d’améliorer le délai de reporting, optimiser les délais de recouvrement ou bien encore les contrôles fiscaux dont l’issue n’entraine aucune pénalité.

Pilotez des projets

Enfin, dans 40% des cas, le pilotage d’un projet et sa réussite, sont sources de gratifications exceptionnelles. Parmi ces projets variés, on peut notamment citer les opérations modifiant le périmètre de l’entreprise (fusion, cession, acquisition…), celles liées aux systèmes d’information comme le déploiement d’un ERP ou encore l’obtention d’un crédit d’impôt recherche.

Travaillez plutôt pour une grande structure

Dans l’étude, quatre grands types d’entreprises ont été sondées : les Petites et Moyennes Entreprises (PME), les Etablissements de Tailles Intermédiaires (ETI), les Filiales Françaises de Groupe Internationaux (FFGI) et les Groupes Français d’Envergures Internationales (GFEI).

Résultat : seules 40% des personnes interrogées disposent d’une part variable lorsqu’elles travaillent dans une PME. Pour les ETI, le taux passe à 60% des sondés, et à 80% s’agissant des travailleurs en GFEI ou FFGI. Plus l’entité est structurée et ouverte à l’internationale, plus elle conçoit la part variable comme un outil de mesure de la performance des collaborateurs et de fidélisation.

Identifiez les critères sur lesquels est basé votre variable

L’étude montre que le DAF Europe d’un groupe américain se verra verser une rémunération variable essentiellement selon des critères d’amélioration de la marge et de la gestion du cash flow.

Pour sa part, le directeur comptable d’un groupe français à dimension internationale verra le montant de son bonus dépendre de la certification des comptes (sans réserve du CAC), de réussite de croissance externe ou bien encore de l’évolution du Système d’Information (SI).

Quant au responsable administratif et financier (RAF) d’une PME, les critères retenus pourront être le volume de trésorerie, la baisse du nombre de dossiers à risques ou bien la réduction de délais de reporting.

Enfin, profitez des entretiens !

Pour finir, l’étude souligne que seules 20% des personnes sondées sont à l’origine de leur part variable. Elles ont abordé ce sujet durant l’entretien de recrutement (dans 50% des cas) ou bien au cours de l’entretien annuel (dans 25% des cas).

A vous de jouer donc. Et n’hésitez surtout pas à négocier, à l’image de ce DAF de PME qui a accepté une baisse de salaire en contrepartie de la perception de 1% du résultat.


Crédits Photo : kieferpix / gettyimages

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