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Quelles universités d’élite pour les meilleurs analysts de la promo 2016 chez Goldman Sachs, J.P. Morgan et Morgan Stanley ?

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Il suffit de parler aux recruteurs en banque d’investissement pour comprendre rapidement qu’ils ne veulent pas appliquer de méthode universelle. Le candidat idéal pour les postes d’analysts est – en théorie – ouvert et cultivé, diplômé – avec d’excellentes notes – en littérature anglaise ou en histoire dans une université de renom, et n’avait initialement jamais vraiment envisagé de rejoindre la banque d’investissement. La théorie de la finance s’apprend, pas la créativité.

Mais si on s’en tient à la promo 2016 des nouveaux analysts de Goldman Sachs, J.P. Morgan et Morgan Stanley, force est de constater que les jeunes diplômés en finance et économie, avec de multiples stages à leur actif, constituent tout de même l’essentiel des troupes. Plus encore, il en ressort que la London School of Economics (LSE), l’université d’Oxford, l’Imperial College de Londres et New York University – Stern forment le terrain chasse privilégié des recruteurs de jeunes diplômés pour les banques.

Nous avons analysé 350 profils publics de nouveaux analysts ayant rejoint, en juin ou juillet, des postes de front-office en IBD ou marchés dans les trois banques d’investissement américaines. Voici donc nos conclusions.

D’abord, et plus particulièrement aux Etats-Unis, les banques recrutent réellement auprès d’un large éventail d’écoles ou universités. Si la LSE est – assez largement – l’établissement le mieux représenté au sein de la promo 2016, cela tient avant tout au fait que c’est là que les banques d’investissement londoniennes font d’abord leur marché. L’université de Warwick, au Royaume-Uni, fait figure de surprise, mais dans la réalité, la majorité des recrutements à Londres s’effectue auprès d’un nombre limité d’établissements.

Il n’en reste pas moins que décrocher un job à Wall Street n’a rien d’évident. Bien sûr, les huit universités américaines de l’Ivy League ont fourni la plupart des nouvelles recrues cette année, mais elles sont loin d’être les seules. J.P. Morgan, par exemple, a recruté sa promo d’analysts de New York auprès de 31 universités, contre 18 pour ses établissements londoniens.

Pourtant, la diversité des universités n’est pas nécessairement synonyme de diversité en termes de spécialité. Sur les deux pôles de Londres et New York, l’économie et la finance sont les deux matières dominantes. Chez Morgan Stanley par exemple, 54% des analysts de la promotion 2016 à New York et 46% à Londres ont fait des études d’économie.

Comme on pouvait s’y attendre, la grande majorité de ces nouvelles recrues avait effectué un ou plusieurs stages dans la banque qu’ils ont intégrée.

William de Chatellus, recruté par la division FIG M&A de Morgan Stanley cette année, y avait passé l’hiver 2015 comme analyst, avant de renouveler l’expérience avec un autre stage l’été suivant. Il y a fait son retour en janvier 2016 pour un troisième stage – en FIG cette fois, avant de décrocher une offre ferme pour un poste à temps plein – soit après un total de neuf mois de stage chez Morgan Stanley.

Benjamin Lacaille, au contraire, a été recruté par Goldman Sachs après des stages d’été chezMan Group, State Street et M&G Investments. Il est diplômé d’histoire de l’université d’Oxford.

Juan Felipe Parra Martinez, qui a rejoint J.P. Morgan à New York, a effectué un stage en banque d’investissement l’été dernier, mais affiche à son actif une liste impressionnante d’activités extra-universitaires, dont la création de sa propre entreprise d’art et un rôle de rédacteur pour le journal de sa fac.

Les universités locales ne sont pas en reste pour autant : les banques au Royaume-Uni ont recruté auprès d’établissements britanniques, tout comme les banques américaines ont sollicité des établissements de leur pays. Quelques universités d’Europe continentale se distinguent – notamment Bocconi à Milan, qui a fourni 5% de la promotion d’analysts 2016 – avec des étudiants souvent armés d’un Masters in Finance.

Cela dit, les titulaires d’un Master en Finance ne courent pas les rues chez Goldman Sachs, Morgan Stanley ou J.P. Morgan. A bien y regarder, on s’aperçoit très vite qu’ils ne représentent que 15% des nouvelles recrues que nous avons passées au crible.

 

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