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Brexit : quel impact sur les étudiants et jeunes diplômés en finance ?

La City de Londres risque de perdre de son éclat auprès des étudiants en finance

La City de Londres risque de perdre de son éclat auprès des étudiants en finance

La City de Londres a toujours été une destination de choix pour les jeunes diplômés et les stagiaires en finance des business schools françaises. C’est pourquoi le vote en faveur du Brexit n’a pas manqué de provoquer une certaine inquiétude chez celles et ceux qui se voyaient déjà évoluer professionnellement dans la première place financière mondiale. Certains d’entre ont déjà réagi, à l’image d’Anatole Lizee, étudiant à l’ESCP Europe et contributeur du blog AlumnEye où il écrit une tribune intitulée « Brexit et Finance : le tremblement de terre annoncé ».

Inquiétude que l’on retrouve également chez leurs professeurs. « La volonté du Royaume-Uni d’obtenir un statut d’exception est problématique », expliquait Jérémy Ghez, professeur affilié d’Economie et d’Affaires Internationales chez HEC Paris, et ce bien avant de connaître les résultats du référendum. D’ailleurs, les grandes écoles et universités se sont plutôt montrées jusqu’à présent plutôt discrètes sur les hypothétiques conséquences du Brexit sur leurs formations en finance. L’attentisme prévaut.

Mais à présent que le Brexit l’a emporté, que va-t-il concrètement se passer ? Arrêt du programme Erasmus, nécessité d’un visa étudiant, augmentation des frais de scolarité, reconnaissances systématiques des diplômes ? Afin d’y voir un peu plus clair, et surtout de savoir s’il y a lieu de s’inquiéter ou non, voici quelques éléments d’information qui pourront vous être utiles…

Quid du programme Erasmus ?

Vous vous apprêtez à partir en Angleterre, première destination choisie par les étudiants français dans le cadre d’Erasmus ? Pas de panique : le Royaume-Uni ne va pas sortir tout de suite de l’UE. Les négociations risquent d’être longues et durer plusieurs années, si bien que les étudiants ayant envisagé de partir étudier au Royaume-Uni à la rentrée 2016 dans le cadre de ce programme d’échanges européen ne seront pas concernés par le Brexit. Qui plus est, à l’image de la Suisse, le Royaume-Uni pourra peut-être négocier un statut particulier pour continuer à participer à Erasmus.

Les visas étudiants, une nécessité ?

L’entrée sur le territoire britannique pourrait devenir plus réglementée, et nécessiter l’obtention d’un visa. Les étudiants devront alors faire une demande de visa pour pouvoir être admis dans une université ou une école britannique. A noter que les jeunes diplômés auraient tout à gagner à demander la double nationalité s’ils remplissent les critères de résidence et de travail au Royaume-Uni.

Cela dit, dans les faits, il n’est pas impossible que le Royaume-Uni négocie à terme des partenariats pour faciliter la délivrance des visas notamment aux étudiants. Car l’enjeu pour les universités britanniques est important. « Typiquement, à Oxford et dans d’autres universités, six universitaires sur dix viennent d’Europe et s’ils doivent faire une demande de visa pour étudier au Royaume-Uni, ce serait dissuasif », a affirmé au Telegraph Chris Patten, ancien membre britannique de la Commission européenne.

Des frais de scolarité qui explosent ?

Aujourd’hui, en tant que membres de l’Union européenne, les étudiants français ou ressortissants européens présents sur les bancs des universités au UK paient les mêmes frais de scolarité que leurs camarades britanniques. S’ils deviennent ‘étudiants internationaux’, les frais exigés pourraient être revus largement à la hausse par ces mêmes universités.

Ce qui risque donc de remettre en cause les programmes des grandes écoles destinés à faire partir leurs étudiants en Angleterre. Grande alors sera la tentation de les envoyer ailleurs, comme aux Etats-Unis, ou bien enncore en Irlande ou en Ecosse où les universités sont bien moins chères et où l’on parle l’anglais.

Vers une reconnaissance des diplômes ?

Un certain nombre d’étudiants français opte pour passer un Master Finance au UK. Qu’adviendra-t-il de la reconnaissance automatique de leur diplôme, sachant que le système universitaire européen assurait une reconnaissance automatique des diplômes de ses 28 membres. Là encore, il est à souhaiter que la Grande-Bretagne puisse signer des accords bilatéraux. « Le pays n’a pas les moyens de se priver de ces milliers d’étudiants internationaux ! », déclare dans le journal L’Etudiant Frank Bournois, directeur d’ESCP Europe, qui ne croit pas à ce scénario et se veut rassurant. So wait and see…

Crédit Photo : Créatif RF / Andrew Bret Wallis

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