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Conseil en management : le profil des 8.000 candidats recrutés en France en 2016…

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L’étude de marché du Conseil réalisée par Consult’in France – Syntec Stratégie et Management qui regroupe 85 cabinets représentant près de 70% du marché du conseil en stratégie et management en France, vient de sortir. Résultat : les chiffres sur le recrutement sont encore meilleurs que l’année dernière, avec près de 8.000 recrutements prévus en 2016. Il faut dire qu’avec un turn-over de l’ordre de 15 à 20% des effectifs globaux et une croissance de plus de 6%, ce n’est pas moins de 25% des effectifs du secteur (32.000 personnes) qui seront recrutés cette année pour pallier le turn-over et trouver les ressources rendues nécessaires par la croissance.

Tous les cabinets sont touchés par ce phénomène. Certes, les effectifs étant les plus nombreux dans les grands cabinets, c’est en principe vers eux que doivent se tourner les candidats à la recherche d’un premier emploi dans le conseil. Cela dit, les cabinets de taille moyenne, qui bénéficient du taux de croissance relatif le plus élevé, offrent également des perspectives intéressantes.

Et tous les secteurs sont concernés. On peut s’attendre à ce que les cabinets spécialisés dans les services financiers (30% de l’ensemble des cabinets) figurent parmi ceux qui recrutent le plus. Pourtant, ce ne sont pas nécessairement les spécialistes de la Banque Assurance qui recrutent le plus de jeunes diplômés. En effet, ce secteur a surtout besoin de profils expérimentés pour répondre aux enjeux complexes des problématiques réglementaires, de sécurité, du Big Data et de la transformation digitale. Voici donc les profils types recherché par les cabinets…

Profil type du jeune diplômé…

L’année dernière, 3.000 jeunes diplômés ont été recrutés par les cabinets de Conseil, faisant du secteur le 1er recruteur des jeunes diplômés. Avec 4.000 jeunes diplômés issus à part égale d’écoles d’ingénieurs et d’écoles de commerce qui vont être recrutés cette année (soit la moitié de l’ensemble des recrutements prévus par les cabinets c’est près de 34% de plus que l’année dernière.

Si les start-ups ont un pouvoir d’attraction très fort sur les nouvelles générations, la profession du conseil n’a rien perdu de son attractivité et continue à recruter sans difficulté des jeunes diplômés issus des meilleures écoles de commerce et d’ingénieurs », relèvent les auteurs de l’étude. En effet, le conseil demeure pour les jeunes diplômés un formidable tremplin pour leur carrière.

Dans ce cadre, un diplôme d’une Grande Ecole continue à être un avantage mais les cabinets cherchent à diversifier leurs recrutements et s’ouvrent à d’autres types de formation. « La réforme LMD a porté ses fruits et les profils universitaires sont désormais de plus en plus recherchés (finance, économie, gestion, droit, psychologie, etc…) », constatent-ils.

… La dimension internationale, un vrai plus

Avec une activité de 39% à l’international, soit directement soit au travers de réseaux, une expérience à l’étranger est devenue primordiale. « Pour séduire les cabinets, les jeunes diplômés doivent donc démontrer une réelle appétence pour l’international et obligatoirement avoir effectué un parcours à l’étranger au travers d’un stage ou d’une double formation », souligne l’étude. Et de préciser que l’anglais comme langue de travail est devenu incontournable, tandis qu’une troisième langue constitue un véritable avantage.

L’expérience acquise au travers de « bons » stages est essentielle mais celle-ci reste insuffisante pour faire d’un junior un expert. Les recruteurs savent bien qu’une période de 6 mois, ou même d’un an, dans un secteur ne façonne pas un spécialiste. Une référence dans une entreprise prestigieuse reste cependant un élément distinctif particulièrement « vendeur » dans un CV de débutant car elle reste synonyme d’excellence.

Enfin, la diversité est dans la bouche de tous les DRH. Avec 60% d’hommes et 40% de femmes parmi les jeunes recrues, les jeunes femmes gardent encore une carte à jouer dans un secteur à la recherche de la parité. Si le marché continue à accorder sa préférence aux diplômes nationaux, la bi-nationalité, qui démontre l’ouverture culturelle, est devenue un atout en période de mondialisation. Tout comme sont très recherchés les étudiants étrangers diplômés des écoles françaises.

Profil type du consultant expérimenté…

Pour les cabinets de conseil, comme pour d’autres acteurs de l’économie, l’enjeu principal concerne la recherche et la conservation des profils expérimentés, avec 5 à 10 ans d’expérience. Ces derniers sont une denrée rare, car tout aussi demandés par les entreprises. « Cette pénurie est une vraie problématique RH pour les cabinets de conseil qui doivent faire évoluer leur stratégie de recrutement pour attirer et fidéliser ces profils », relèvent les auteurs de l’enquête. C’est pourquoi les cabinets conseils se livrent à une véritable guerre des talents, notamment avec les banques et les fintechs.

L’ancienneté n’est cependant pas un élément suffisant. Les consultants expérimentés doivent afficher une réelle spécialité dans un, voire deux, domaines. Tel est le cas par exemple de Stéphane Marande, l’un des principaux collaborateurs de la société Fairness Finance spécialisée dans l’évaluation financière et le calcul des primes de risque et qui vient de rejoindre le cabinet BM&A en qualité de senior manager au sein de l’équipe Evaluation financière et expertise indépendante.

Outre des compétences techniques, les consultants expérimentés doivent également maîtriser les fameux « consulting skills », savoir-faire et savoir-être, expérience de prestataire, compétences en gestion d’équipe et en management de projet, capacité à communiquer, mobilité géographique, agilité intellectuelle, adaptabilité interculturelle, etc.

…dont le vivier ne cesse de s’élargir

Du fait de la crise économique, les profils expérimentés sont moins nombreux actuellement, faute d’avoir été suffisamment formés dans la période précédente. Cette pénurie relative, couplée à la reprise, crée mécaniquement une tension sur ces profils et les conditions d’une spirale inflationniste sur les salaires. Pour y faire face, les cabinets de conseil tendent à élargir le champ traditionnel du recrutement. Ils vont, par exemple, chercher des profils expérimentés dans d’autres métiers de services dont les codes sont proches de ceux du conseil.

Par ailleurs, des projets de formation accélérée aux spécificités du conseil pour les cadres en réorientation sont en train de voir le jour au sein de plusieurs grandes écoles, ce  qui permettrait de résoudre ce problème de pyramide des âges au sein de la profession. Bref, vous l’aurez compris : si vous avez envie de vous recycler dans le conseil en management, c’est le moment de foncer !

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