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Les analystes quantitatifs mieux payés à Londres qu’à Paris

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Les Quants ou analystes quantitatifs formés en France ont toujours le vent en poupe dans les grandes banques d’investissement, notamment à la City de Londres où des équipes entières sont composées de frenchies. Il faut dire que ce ne sont pas les formations qui manquent dans l’Hexagone qui compte les Masters en finance quantitative les plus réputés au monde.

Alumneye, une structure de préparation aux entretiens en Banque d’Affaires, Finance de Marché et Conseil en Stratégie pour les Summers, Off-cycle et Graduates, en a recensé pas moins d’une demi-douzaine parmi lesquels le « El Karoui », le « Laure Elie », le « Lamberton » (qui tous portent le nom de l’enseignant chargé du Master), ou bien encore le MASEF, le MMMEF ou le M2IF.

Des débouchés bien réels

Les banques étant tenues d’améliorer l’évaluation de leurs modèles de risque internes, les débouchés sont bien réels pour les professionnels de la validation de modèles quantitatifs. « Malgré le fait que de nombreux anciens quants de front office se sont recyclés dans ce domaine, les postes restent difficiles à combler et les équipes se retrouvent souvent à court de personnel », rappelle Christian Robbins du cabinet de recrutement londonien Alpha TradeStone.

Une analyse partagée côté français par le cabinet de chasse de têtes parisien Vendôme Associés qui pointe une « demande récurrente de Quants Risques de Marché expérimentés », selon son président fondateur Denis Marcadet. Et il n’y a pas que les grandes banques d’investissement à recruter ces profils. Les fintechs elles aussi en sont friandes. Pour preuve, le robo-advisor Yomoni vient de recruter cette semaine une analyste quantitative (voir tweet ci-dessous) qui sera notamment chargée de construire des modèles stratégiques et de mettre en place des outils de suivi des risques et de diagnostic de performance.

Les profils recherchés par Yomoni ? Des candidats dotés d’une expérience de 0-5 ans dans la recherche quantitative en gestion, titulaires d’un diplôme de premier plan en mathématiques financières (Grande école, DEA, etc.), capables de programmer de façon autonome des outils de construction de portefeuille (optimisation, backtests, etc.) et de produire des livrables utilisables par des collègues sans culture quantitative.

La tentation londonienne

Malgré les opportunités offertes ça et là dans l’Hexagone, nombreux sont les quants à rejoindre Londres, où ils peuvent prétendre à de meilleurs salaires. Reste à savoir si l’hypothèse d’un Brexit redistribuera les cartes ou non. En attendant, nous avons demandé au site de benchmarking de salaires dans le secteur financier Emolument.com de nous dresser un tableau comparatif des salaires globaux (fixe + bonus) entre Londres et Paris, sur la base d’un panel de 196 analystes quantitatifs. Voici les résultats :

Quants

« Dans un environnement ou de plus en plus de fonctions sont automatisées, comme nous l’avons vu sur le Fixed Income cette année, les postes qui exigent une grande technicité, comme ceux des quants, sont encore très préservés car perçus comme ayant une valeur ajoutée importante », nous explique Alice Leguay, co-fondatrice et COO chez Emolument.com. « C’est par ailleurs un métier en plein essor grâce à des outils technologiques toujours plus performants à disposition ». De quoi susciter bien des vocations…

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