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Carrières dans l’Audit : point de salut hors les Big Four ? Pas si sûr…

bussiness look at a big fish eating little fish

De la même façon que pour le conseil en management, il est possible de faire carrière dans une structure de taille intermédiaire dans le secteur de l’audit sans passer systématiquement par la case Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG), d’autant plus que les recrutements vont en ce moment bon train dans ce type de structures, dont certaines se positionnent en véritables challengers face aux poids lourds de la profession.

C’est par exemple le cas de RSM International, 6ème réseau mondial d’audit, conseil et expertise comptable, présent dans plus de 120 pays et qui emploie 38.000 collaborateurs et associés, dont 730 dans l’Hexagone. Pour 2016, le cabinet RSM France entend recruter 210 consultants confirmés et 70 jeunes diplômés (bac + 4/5, Master 2, école de commerce, IEP) pour ses bureaux parisiens et régionaux à Lyon, Montpellier, Nantes et Colmar.

Autre exemple : BM&A, cabinet français indépendant positionné sur le marché de l’audit et du conseil depuis plus de 30 ans, qui emploie une centaine de collaborateurs (dont 19 associés)  et prévoit d’en recruter 20 autres en 2016. BM&A rappelle qu’il « constitue avec quelques autres l’une des alternatives crédibles aux grandes structures internationales d’audit et de conseil », du fait qu’il soit sollicité par des PME et des ETI, mais également par des sociétés cotées en bourse et des entités importantes du secteur public.

Des débouchés variés et bien payés

Les cabinets de taille intermédiaire offrent des débouchés variés qui n’ont rien à envier aux géants du secteur. RSM a ainsi structuré son offre pluridisciplinaire autour de 5 métiers : l’Audit, l’Expertise, le Conseil, la Transaction et le Fiscal. Chez BM&A, l’organisation en trois pôles d’activité (Audit et doctrine, Services financiers et Support opérationnel) non cloisonnés se traduit par l’affectation des collaborateurs à d’autres types de mission que celles réalisées par leur ligne de service de rattachement, leur permettant d’élargir leur expérience professionnelle et d’enrichir leur pratique principale.

Côté rémunérations, si les cabinets de moins de 50 salariés ne peuvent définitivement pas rivaliser avec les salaires proposés par les Big Four, ceux de taille intermédiaire parviennent à s’en rapprocher. « Les rémunérations ayant le plus évolué positivement sont proposées en cabinet de taille supérieure à 50 salariés », souligne à ce sujet l’étude RH & rémunérations 2015-2016 publiée par le cabinet de recrutement Hays sur les métiers de l’audit et de l’expertise comptable.

« En matière de rémunération, notre offre est comparable à celle des cabinets à effectif important », indique sur son site carrières le cabinet BM&A chez qui les rémunérations comportent le salaire fixe et une part variable attribuée annuellement à partir de l’évaluation et, pour les collaborateurs confirmés, également sur la base de la performance des lignes de service auxquelles ils contribuent et du cabinet dans son ensemble.

Des salariés aux petits soins

A défaut de proposer des salaires supérieurs aux Big Four, les cabinets d’audit à taille humaine tentent d’être aux petits soins avec leurs salariés. « Notre organisation en trois pôles d’activité cohérents et non cloisonnés se traduit par l’affectation des collaborateurs à d’autres types de mission que celles réalisées par leur ligne de service de rattachement, leur permettant d’élargir leur expérience professionnelle et d’enrichir leur pratique principale », explique le service RH de BM&A.

D’ailleurs le cabinet se retrouve souvent face aux Big Four pour décrocher des mandats de commissariats aux comptes, où là aussi la demande de candidats est bien réelle. « L’audit légal est un secteur qui recrute en permanence. C’est une profession incontournable pour les entreprises, et qui subit peu les aléas de la crise économique. 8.000 recrutements sont prévus chaque année. 400 prêtent serment tous les ans, dont 20 % de femmes. Or, il en faudrait 20 % de plus ! », relève Jean-Luc Flabeau, président de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Paris. « De surcroît, les propositions d’emplois arrivent souvent avant l’obtention du diplôme final avec des rémunérations attractives et des responsabilités immédiates ».

La formation à l’honneur

Chez les cabinets de taille intermédiaire, la formation est un élément de stratégie central pour attirer les candidats. Le cabinet RSM offre ainsi aux jeunes diplômés qu’il recrute une formation pour qu’ils acquièrent en quelques années un haut niveau d’expertise. De même, il encadre et accompagne des candidats vers le diplôme d’expert-comptable, avec un taux de réussite de 100% sur les derniers candidats présentés.

De son côté, BM&A rappelle que « chaque collaborateur est accompagné tout au long de son évolution par un parrain, associé ou manager, avec lequel il peut échanger à tout moment sans formalisme ». Le cabinet développe par ailleurs des formations sur les normes IFRS, la consolidation et le reporting, l’audit comptable et financier et la maîtrise des risques, avec pour objectif de former des techniciens mais également et surtout, progressivement, des professionnels autonomes.Bref, de quoi convaincre celles et ceux qui hésitent encore à franchir le pas.

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