Vous voulez travailler dans le conseil : et si vous postuliez dans un cabinet de taille moyenne ?

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Vous rêvez d'une hiérarchie plate, sans grades entre les consultants ?

Chaque année, des dizaines de milliers de candidats, allant des jeunes diplômés aux profils les plus expérimentés, envoient leurs candidatures pour travailler dans l’un des Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG) ou l’un des Big Three (McKinsey, Bain, BCG). Cela signifie-t-il qu’il n’y a point de salut hors ces grands noms du consulting pour faire carrière dans le conseil ? Absolument pas : il existe d’autres cabinets certes de taille plus modeste mais qui, tout au long de l’année, recrutent des talents très variés.

Ainsi, le Groupe de conseil en business performance Ayming, présent dans 16 pays, renforce pour 2018 ses équipes consulting et commerciaux en France avec le recrutemeent de 150 seniors et jeunes diplômés. Le cabinet recherche des profils business schools, universitaires, écoles d’ingénieurs, PhD… ou des profils plus atypiques, passionnés par le conseil et experts de la relation client de haut niveau. Les candidats sont invités à venir découvrir les opportunités et perspectives de carrières offertes et échanger avec des collaborateurs et recruteurs le mardi 20 mars 2018 à Paris. Il leur suffit d'envoyer un CV à recrutement@ayming.com avant le 15 mars. En retour, une confirmation leur sera adressée.

Autre exemple, celui du cabinet de conseil en management, organisation et systèmes d’information Oresys. « Avec un recrutement déjà soutenu en 2017 - nous avons accueilli 55 consultants en CDI - nous prévoyons d’ouvrir 20 postes de plus en 2018, pour atteindre 75 nouveaux profils en 2018 », précise Olivier Lacôte, responsable du recrutement chez Oresys. Pour environ 80% de ses recrutements, le cabinet intègre des jeunes diplômes (1er emploi) et pour les 20% restants, des jeunes diplômés ayant une première expérience professionnelle dans un métier autre que le conseil. La plupart des postes sont localisés à Paris, avec quelques opportunités en province ou en Suisse.

Attirer des candidats réticents

« Tout l’enjeu dans cette conjoncture est d’attirer des candidats réticents à poursuivre leur carrière au sein des cabinets de conseil, malgré leur ouverture aux autres opportunités du marché », résume Laurent Bellaïche, manager de l’activité Conseil au sein du cabinet Robert Walters. « Issus de la génération Y, ces candidats sont exigeants à l’égard de trois critères essentiels à leurs yeux : l’intérêt de la mission, le salaire et l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle ».

« Je suis convaincue que l’engagement est un facteur de motivation des salariés et cette conviction se renforce avec la génération Z. Il est de notre responsabilité de répondre à la quête de sens des jeunes diplômés si nous voulons les fidéliser », précise Donatienne Guingamp, DRH Colombus Consulting. « Nous intégrons les principes de responsabilité sociale et environnementale au cœur de nos missions et cela séduit nos jeunes consultants ». A noter que Colombus Consulting prévoit de recruter 50 personnes en 2018 dont environ 60% de jeunes diplômés / 32% seniors / 8% expérimentés.

Le choix entre une carrière contraignante…

« Tout le monde parle de la difficulté d’entrer dans la banque d’investissement, mais faire carrière dans le conseil en stratégie est tout aussi ardu. L’an dernier, des firmes comme McKinsey et Bain ont reçu jusqu’à 100 candidatures pour chaque offre d’emploi », témoigne sur notre site James Smith qui travaille dans un grand cabinet de conseil en management à la City de Londres.

Une fois recruté dans ce type de cabinet, le consultant est confronté à de longues heures de travail et de nombreux déplacements. Autrement dit, il doit toujours être au taquet, toujours à jongler entre des problèmes complexes. « Et plus haut vous montez dans la hiérarchie et plus il y a de pression pour que vous génériez de nouveaux contrats, tout en continuant à exécuter les deals », rappelle Anne Crowley, directeur général chez Jay Gaines and Company. « Certaines personnes sont faites pour cela, et restent motivés par le rythme rapide et la variété des défis à relever ».

…ou une meilleure qualité de vie

A contrario, dans les cabinets de taille plus modeste, la qualité de vie semble primer. Chez Oresys par exemple, tous les consultants sont généralistes en début de carrière et travaillent systématiquement en mode projet, au sein d’équipes à taille humaine (2 à 10 consultants).  Soutenus par des anciens dans un esprit de compagnonnage, ils se voient proposer des formations tout au long de leur carrière et un suivi personnalisé de leur parcours est assuré en interne par un coach.

« Nous sommes convaincus que laisser les consultants libres de constuire leur parcours dans l’entreprise, avec une diversité de missions, participe largement à leur épanouissement », explique Yves Salomon, PDG d’Oresys. « Nous avons fait le choix d’une hiérarchie plate sans grades entre les consultants, des fonctions supports comme les RH ou la communication assurées par les consultants eux-mêmes et un mode d’évaluation et de rémunération obéissant à un process rigoureux et collectif ». Plutôt alléchant, non ?

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