☰ Menu eFinancialCareers

TÉMOIGNAGE : « J’ai été recruteur chez Goldman Sachs. Voici qui ils veulent embaucher… »

A la recherche de candidats atypiques…

A la recherche de candidats atypiques…

« Si vous envisagez de postuler chez Goldman Sachs, vous vous attendez sans doute à livrer une rude bataille pour vous faire embaucher. Vous avez certainement lu des articles selon lesquels le taux de sélection frise à peine les 4% et devez penser que les heureux élus ont fait un tas de stages. Je présume aussi que vous pensez aussi qu’il vous faut être excellent en maths et avoir envie de faire carrière en banque d’investissement depuis que vous êtes sur les bancs de la fac…

Eh bien, pour avoir été recruteur chez Goldman Sachs et je peux vous dire que tout ceci est faux. Tout le monde veut ce qu’il ne peut pas avoir, et Goldman Sachs n’y fait pas exception. Les meilleurs étudiants majors de promo et avec dix stages au compteur ? Pas l’idéal… Quand j’étais chez Goldman, nous n’étions en fait pas très chauds pour embaucher ces personnes que nous qualifions entre nous de «plug and play» (prêts à l’emploi). Certes, ils avaient de bons antécédents mais n’étaient pas palpitants.

Car ce que Goldman Sachs recherche vraiment, ce sont des profils atypiques. D’où les efforts mis en place pour essayer un vivier plus large de candidats qui, en plus de la finance, ont étudié l’histoire ou la littérature anglaise. Ce qui est devenu plus difficile depuis la crise financière, et encore plus difficile pour Goldman Sachs, la banque étant perçue négativement auprès du grand public.

C’est la raison pour laquelle Goldman Sachs a lancé quelques initiatives d’envergure en matière de diversité. C’est aussi pourquoi elle est quasiment la seule banque à ne pas faire passer de tests numériques en centres d’évaluation. En lieu et place, le processus de recrutement chez Goldman consiste en série d’entretiens en face à face, l’accent étant mis sur le caractère et la personnalité du candidat.

Cela ne veut pas dire que vous serez sélectionné avec un parcours universitaire médiocre. Vous aurez toujours besoin des meilleurs diplômes, mais ces derniers ne sont pas l’élément déterminant. Chez Goldman, chaque candidature est lue par un être humain. Je le sais pour avoir moi-même lu une pile de milliers de CV assis derrière mon bureau, avant de transmettre les meilleurs d’entre eux à mes collègues pour qu’ils vérifient à leur tour.

Nous ne vérifions pas seulement les qualifications, mais aussi la lettre de motivation qui, en 300 mots, explique pourquoi vous voulez le poste. Il y avait des étudiants qui nous avaient tapés dans l’œil… jusqu’à ce que nous lisions cette lettre. Ils faisaient partie de ceux qui envoient la même lettre de motivation à 10 banques différentes sans expliquer pourquoi ils voulaient travailler spécifiquement pour Goldman Sachs.

Ce que nous recherchons dans la lettre d’accompagnement ? De la créativité et des efforts pour écrire au sujet de GS. Il y avait des présentations dingues, des poèmes et autres choses farfelues. Quelqu’un qui avait étudié la littérature anglaise à Cambridge a écrit une description brillante et décalée quant à sa motivation de nous rejoindre et nous l’avons convié à un entretien car nous pensions qu’il pourrait avoir des idées brillantes et innovantes.

Mais l’originalité ne suffit pas. Le fait est que Goldman Sachs veut vraiment embaucher des gens ambitieux. Réellement ambitieux. C’est pourquoi Goldman recrute aussi un grand nombre de personnes qui pratiquent un sport de compétition (nageurs olympiques, joueurs de tennis classés, etc.).Plus que manifester un intérêt pour la finance, il s’agit de vous montrer très engagé dans une cause ».

Clive Smith est le pseudonyme d’un recruteur qui a travaillé dans la division titres chez Goldman Sachs.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici