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Comment survivre en tant qu’analyste dans la banque, par un gladiateur qui l’a été et y est parvenu…

Conseils d'un survivant

Conseils d'un survivant

Ce que je vous propose ci-dessous est basé sur la connaissance des actions des grands banquiers, que j’ai étroitement surveillées au fil des ans. J’ai ici fait de mon mieux pour compulser le meilleur de leurs stratégies et de leurs méthodes dans une liste concise et digeste.

Vous pouvez vous demander en quoi suis-je qualifié pour écrire cela.

J’ai respiré, combattu et mangé dans la fosse aux gladiateurs financiers. Je suis resté debout dans l’arène, épaule contre épaule avec mes compagnons banquiers, dont beaucoup ont péri au début de leur carrière, et sont partis s’adonner à des arts mineurs.

Pendant ce temps, j’ai rigoureusement observé les membres les plus anciens et les plus influents de l’arène, afin de discerner leurs goûts et leurs motivations. N’oubliez pas que ce sont eux qui vous accordent le droit à la vie, à la mort et au bonus.

Rappelez-vous, votre carrière bancaire est courte. Et elle sera probablement finie lorsque vous commencerez vraiment à apprécier les ficelles du métier. Comment utiliserez-vous alors cette connaissance quand vous ne serez plus banquier ? Lisez ce qui suit et vous le saurez…

1. Apprenez à tenir en équilibre sur un fil, et profitez-en

Prenez un épisode stressant dans votre vie. Vous sentez la pression et la tension sur vos épaules. Rappelez-vous la douleur causée. Ensuite, imaginez que cela se reproduise plusieurs fois par jour, à l’improviste. Sans le moindre avertissement. C’en sera fini de votre vie au moment même où, pour la première fois, vous alliez prendre du plaisir à vous asseoir à votre chaise de travail.

Ici, les enjeux sont plus grands ; les récompenses plus grandes; la concurrence plus brutale; et la vie plus courte. Vous serez pris par surprise, à plusieurs reprises. Surtout les premiers jours. Et ces chocs vous broieront lentement. Vous deviendrez vulnérable à la victimisation. Finalement, vous succomberez à une surchauffe ou une démission volontaire.

Les survivants ne deviennent jamais complaisants. Ils sont constamment en alerte. Même ceux qui, vus de l’extérieur, apparaissent en paix. Il y a chez eux un réservoir invisible d’activité – machination, attention et souci – qui traverse leur esprit. Ils attendent l’inattendu. Ils apprennent à l’aimer. Leur constitution leur permet de s’asseoir en équilibre sur un fil. Les faibles, par contre, deviennent à un moment donné auto-satisfaits. Et dès qu’ils se détendent, … et bien le fil disparaît.

2. Trouvez votre Yoda

J’ai vu certains des pires imbéciles qui travaillaient dans la finance réussir à conserver leurs sièges, tandis que dans le même temps de jeunes banquiers, bien que plus intelligents, ont été décimés.

Comment tant de fous parviennent à survivre est un mystère déroutant. Pourtant, en y regardant de plus près, on découvre qu’il y a toujours un protecteur, généralement un banquier senior et influent, qui depuis les coulisses projettent une ombre protectrice sur leur subordonné.

Lorsque la concurrence est féroce, obtenir des faveurs devient naturel. Un comportement obséquieux, cependant, est facile de voir ce qu’il dissimule, en particulier pour des banquiers expérimentés. Les paons pathétiques ressemblent à des bouffons. Ils font rire le roi pendant un certain temps. Quand ils cessent d’être drôles, on leur coupe la tête.

Les analystes les plus qualifiés sont subtils dans la façon de construire des relations avec ceux sur lesquels ils espèrent compter en cas de danger. Ils entretiennent attentivement la relation, font preuve de loyauté chaque fois que possible, mais à petites doses ; ils ne tiennent pas compte du rang de leur protecteur alors même que leur relation évolue. Ils n’invoquent leur protecteur que dans la mesure où leur réalisation se distingue de celle de leurs collègues et, ce faisant, apportera également indirectement du crédit au protecteur.

3. Laissez-vous aller…

Le stress ne peut être éliminé. La personne qui vous dit le contraire mérite une baffe. Deux fois. Une fois pour vous avoir menti. Et une autre fois pour la dissuader de recommencer.

Une vie dépourvue de stress est impossible. Cela fait partie de la vie quotidienne. La gestion du stress, cependant, est tout à fait possible. Et il y a quelques meilleurs moyens d’y faire face que de changer votre vision globale. Deux outils simples mais précieux peuvent vous aider à cet égard. Le premier est un concept connu sous le nom de Sarnevesht. Un mot qui signifie destin en persan. La deuxième a trait à la vie.

1) Sarnevesht (destin): La traduction littérale est «écrit sur la tête». En d’autres termes, certaines choses sont hors de votre contrôle et ont déjà été décidé. Comment pouvez-vous prédire qu’un matin, exactement 100 jours après être entré dans la banque, vous bousculerez sur le chemin des toilettes un membre senior des ressources humaines, qui provoquera la chute du dossier qu’il transporte sur le plancher, que vous vous pencherez pour aider la dame à ramasser ses papiers, que vos regards se croiseront, qu’elle examinera votre visage, qu’en une fraction de seconde vous lui rappellerez le salaud qui a récemment maltraité sa gentille, belle et innocente fille. Et que plus tard dans l’après-midi, quand elle examinera la liste des analystes qui doivent être virés, elle poursuivra une vendetta contre vous et suggèrera au responsable de votre équipe qu’un autre analyste doit partir, faisant tout pour vous désigner comme la prochaine victime.

Plus tôt vous acceptez le fait d’être une partie insignifiante d’un univers hautement imprévisible, plus vite votre tempérament résistera à la tempête dont vous devrez faire face dans la vie de la banque.

2) La vie: il n’y a aucune façon élégante de le dire, mais vous n’allez pas vivre éternellement. Un jour, vous rendrez votre dernier souffle et cesserez d’exister. Quand ? Cela reste un mystère. Ce qui est incontestable, c’est que vous vous dirigez désormais vers cette direction, pendant même que vous lisez ces lignes. Chaque seconde qui passe rend votre chemin plus proche de la fin. En conséquence, le temps est la ressource la plus importante que vous ayez. Le perdre, l’un des plus grands crimes imaginables.

Notre temps est compté, mais il y a une façon d’empiler des centaines d’années en une seule. Faites ce que vous voulez vraiment. Soyez très prudent au sujet de l’état d’agitation perpétuel dans le monde de la haute finance. Il est le plus perfide et sournois des voleurs. Avant de vous en rendre compte, dix, quinze ou même vingt ans se seront écoulés. Juste le fait d’être occupé.

Par conséquent, lorsque vous considérez que votre job n’en vaut plus la peine, passez à autre chose, tout simplement. Ce choix est le vôtre et vous ne l’oublierez jamais. C’est être endoctriné que de penser que vous avez la meilleure place dans le monde et que sans elle, vous n’êtes rien. Ce sont eux qui ne sont rien, sans vous.

The ibanker est un ancien banquier d’un bulge bracket qui a fondé une société d’investissement adossée à un family office. Il est l’auteur d’un guide conçu pour les étudiants désirant faire carrière dans la banque d’investissement, le private equity, les hedge funds et autres établissements financiers. Si vous utilisez le code ‘eFinancialCareers’ pour acheter ce guide, vous bénéficierez d’une remise de 35%.

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