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Les employeurs luxembourgeois mal partis pour répondre aux velléités de mobilité des financiers

Les financiers luxembourgeois ont-ils une confiance béate en leur avenir professionnel ? Après l’annonce de la suppression de plus de 470 emplois en un an sur la place financière, Robert Half soulignait dans la foulée le grand optimisme de ces derniers, à l’occasion de la publication de son Global Financial Employment Monitor 2010-2011. Les employeurs sauront-ils seulement répondre aux attentes des professionnels ? Rien n’est moins sûr.

Une grande foi dans la sécurité de l’emploi…

Pour les 150 managers luxembourgeois travaillant dans la finance et les RH interrogés, la page de la crise est déjà en train de se tourner. Ainsi, 86% d’entre eux font preuve d’une grande confiance dans les perspectives de croissance de l’année à venir.

Plus de la moitié des Luxembourgeois interrogés (54%) croient même en la reprise complète de l’économie pour la fin de l’année 2011, soit un pourcentage clairement supérieur à la moyenne internationale (42%). Cet optimisme se retrouve également au niveau de leur sécurité d’emploi. Près d’un professionnel sur 2 au Luxembourg a plus confiance dans la sécurité de son emploi qu’il y a un an (47%), contre une moyenne internationale de 1 sur 5.

… alors que les intentions de recrutement tardent à suivre

Cet optimisme est – en partie seulement – partagée par les employeurs. Seuls 5% des entreprises prévoient une réduction de leurs équipes financières l’année prochaine contre 15% en moyenne à l’international. A contrario, les luxembourgeois sont les plus frileux du panel quant aux intentions d’embauche : seuls 14% des répondants anticipent des recrutements dans leurs équipes contre une moyenne internationale de 22%.

A court terme – et là précisons que l’étude a été menée au premier semestre – la grande majorité des entreprises prévoit un statu quo en matière de recrutement (75%). Une prudence là aussi bien plus marquée que la moyenne internationale (55%).

Nous constatons toutefois sur le terrain que les entreprises recrutent à nouveau à tour de bras et, lors de la prochaine mesure de l’indice de recrutement, nous prévoyons que les intentions de recrutement seront plus élevées encore que maintenant (14%) , assure Géraldine Henning, Country Manager Robert Half International en Luxembourg.

Les politiques de rétention font défaut

Les entreprises anticipent une hausse de la mobilité sur le marché de l’emploi et s’en inquiètent : plus de la moitié des employeurs luxembourgeois (52%) déclarent qu’il est bien plus difficile de conserver les talents, contre 24% l’année dernière. Pourtant, elles ne semblent pas s’y préparer : pas moins de 2 entreprises sur 3 déclarent ne disposer ni d’une politique ni d’une stratégie de rétention. En outre, 42% des personnes interrogées déclarent n’avoir planifié aucun investissement dans une politique de rétention.

Dans de nombreuses entreprises, la rétention est sortie des priorités en raison de la crise économique. Toutefois, à présent que la crise économique s’estompe peu à peu au profit d’un retour à la croissance et d’une relance prudente du marché du travail, les observateurs prédisent une forte vague de mobilité. Il est donc grand temps que les entreprises s’accrochent et déploient les efforts nécessaires pour conserver les bonnes personnes et attirer de nouveaux talents , commente Géraldine Henning.

Et le problème pourrait devenir particulièrement aigu pour certains profils, où la pénurie est la plus forte, en particulier les fonctions de soutien opérationnel (selon 23% des répondants).

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