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Quel intérêt d’aller passer un Master Finance au Royaume-Uni ?

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A l’occasion du Salon L’Etudiant des Masters et MBA 2016 qui se déroulait à Paris le mois dernier, des universités britanniques étaient pour la première fois réunies dans un espace commun baptisé Study in UK. Une conférence y était organisée par le British Council sur le thème « Etudier en Grande Bretagne ». Objectif : répondre aux questions des étudiants basés en France sur le choix des cursus, les inscriptions, la recherche de logement, la vie quotidienne etc.

Un stand Study in UK que l’on pouvait retrouver il y a quelques jours au salon Partir étudier à l’étranger. L’offensive des autorités britanniques pour tenter de convaincre les étudiants basés en France d’aller poursuivre leurs études au Royaume-Uni sera-t-elle couronnée de succès ? Il est encore un peu tôt pour y répondre. Cela dit, les arguments en faveur d’un cursus universitaire outre-Manche ne manquent pas.

A commencer par l’augmentation de son employabilité. Il va de soi qu’avoir effectué tout ou partie de sa scolarité dans la première place financière mondiale ne laissera pas insensible les recruteurs en finance, qui seront certains que vous maîtrisez parfaitement l’anglais, la langue des affaires, mais également et surtout avez une connaissance approfondie du système anglo-saxon. Voici donc les raisons pour lesquelles les étudiants français devraient postuler pour un Master en Finance ou en Management de l’autre côté de la Manche :

L’embarras du choix…

D’après le Consulat général de France à Londres, près de 15.000 étudiants français étudient au Royaume-Uni. On ne sait pas combien suivent des formations en Master Finance mais ce qui est certain, c’est que ce n’est pas  le choix qui manque. En effet, plus d’une centaine d’établissements proposent des Masters Finance dans tout le Royaume-Uni pays (dont 25 rien qu’à Londres).

Les Français représentent une part non négligeable des étudiants de ces Masters. « On dénombre 10% de Français sur les 240 étudiants de la promotion 2016-2017 du Master Management and Global (MiM) de la London Business School », nous indique Camille Vironda, coordinatrice recrutement à la London Business School.

Des frais d’inscriptions pas si élevés

Les frais d’inscription ne sont pas si éloignés de ceux des écoles de commerce en France, en tout cas très loin des 40.000 ou 50.000 euros annuels aux Etats-Unis . « Cela peut monter jusqu’à 9 000 livres sterling (12.000 euros), mais c’est en moyenne autour de 6 500 livres (8.500 euros) en fonction des universités », explique Laura Owen, ‎Project Manager for Higher Education au British Council, qui conseille aux étudiants de consulter les possibilités de bourses offertes par chaque université.

Cela dit, la récente décision du gouvernement britannique de remplacer les bourses étudiantes par des prêts risque de compliquer les choses. « Beaucoup d’étudiants préfèrent trouver un travail à mi-temps pour gagner un peu d’argent. Mais n’acceptez un petit job que si vous pensez pouvoir gérer votre job en même temps que la charge de travail scolaire de vos études », conseille  Pragya Gupta, Master Carbon Finance à l’University of Edinburgh Business School.

Surtout, il y a toujours moyen de réaliser quelques petites économies çà et là. « Si vous louez un appartement, renseignez-vous auprès du bureau de Council Tax et informez-les que vous êtes étudiant. Vous pourrez éventuellement être exempté de la Council Tax (taxe d’habitation) », explique Yuliya Kogay, MSc Media and Communications à la London School of Economics.

Les ‘native english’ à l’honneur

L’équipe du service des Examens du British Council présentait sur son stand le test d’anglais IELTS, indispensable pour intégrer une formation dispensée en anglais. « La plupart des universités britanniques font passer ce test à l’entrée », fait remarquer Laura Owen. Il va sans dire qu’un bon niveau d’anglais est exigé.  « A la London School of Business, les scores exigés au TOEFL sont de 110 sur 120 et à l’ILTS un score de 7,5 sur 9 », indique Camille Vironda.

« Si vous n’êtes pas à niveau, sachez qu’il existe des cours préparatoires offerts l’été par la plupart des universités….. », indique Tim Gore, CEO de l’University of London Institute à Paris. « Au-delà de prouver votre niveau d’anglais, il vous faudra envoyer une lettre de motivation et des contacts de personnes référentes », complète-t-il. Face à des candidats qui excellent mais ont un niveau d’anglais moyen, certaines universités britanniques savent se montrer flexibles…

Etudier dans une université britannique… depuis la France

Enfin si malgré toutes les raisons mentionnées ci-dessus vous êtes toujours réticents à traverser la Manche, rien ne vous empêche d’étudier dans une université britannique…. depuis Paris. L’une des stratégies adoptées par un nombre croissant d’étudiants vise à s’inscrire dans une école en France qui a noué des partenariats avec des universités britanniques. Sans compter que certaines de ces dernières disposent de leurs propres campus parisiens, à l’instar de l’University of London Institute.

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