☰ Menu eFinancialCareers

Ce que l’édition 2015 du FinTech 100 de KPMG révèle sur ce secteur en plein boom

Avec un coup de cœur pour SlimPay, seule société française du classement

Avec un coup de cœur pour SlimPay, seule société française du classement

Le cabinet conseil KPMG et la société d’investissement australienne H2 Ventures spécialisée dans le domaine des Fintech viennent de publier Fintech 100, un classement des 100 leaders mondiaux de la Fintech en termes d’innovation en 2015, sur la base de plusieurs critères comme le montant des fonds levés, l’attrait du marché et du consommateur ou bien encore la capacité d’innovation des produits et services proposés.

A noter que le Fintech 100 se divise en deux catégories, à savoir le classement des 50 Fintech mondiales incontournables, les plus reconnues pour leur expertise à l’international (« Leading 50 »)  et la liste des 50 Fintech émergentes, distinguées en 2015 pour leur capacité à être disruptives et innover autrement (« Ones to watch »).

Encore peu présente parmi les leaders de la Fintech, la France se distingue néanmoins en 2015 : le classement accueille cette année dans la catégorie des Fintech les plus innovantes, SlimPay, qui simplifie la gestion des paiements récurrents grâce à une solution 100% digitale de prélèvement SEPA. Lauréat national du Technology Fast 50 édition 2015, Slimpay a connu un taux de croissance sur 4 ans de… 4.068%. Qui dit mieux ?

Avec plus de 2.000 clients dans 28 pays, SlimPay compte près de 65 spécialistes des paiements récurrents répartis dans 5 capitales européennes (Paris, Londres, Amsterdam, Berlin et Madrid) et recrute régulièrement de nouveaux talents sur son site carrière. Voici les principaux enseignements à retenir si vous souhaitez travailler dans une jeune pousse technologique de la finance à fort potentiel…

Un secteur en pleine expansion qui s’internationalise

Le financement des Fintech a été multiplié par sept au cours des trois dernières années. Il est aujourd’hui estimé à 20 milliards de US$ en 2015, une progression de 66 % par rapport à 2014. Avec 19 pays représentés, le classement « Fintech 100 » permet de mettre en évidence la variété des origines des Fintech : 40 sont domiciliées aux Etats-Unis, 22 en Asie Pacifique,  20 en Europe, Moyen-Orient, Afrique (hors Royaume-Uni) et 18 au Royaume-Uni.

Top10

… avec une percée des start-ups chinoises

La Chine prend cette année la tête du classement. La Fintech chinoise est en pleine expansion avec 7 représentants dans le classement global, contre une seule en 2014. Spécialiste chinois de l’assurance en ligne créé en 2013, ZhongAn occupe la première place de ce classement.

Cette filiale du groupe Alibaba, de la holding Tencent et de l’assureur Ping An, ZhongAn est la première entreprise chinoise à avoir obtenu une licence d’assurance en ligne. Elle a levé 5,78 milliards de yuans (803 millions d’euros) à la mi-2015.

L’Europe n’est pas en reste…

Comme l‘a montré le Paris Fintech Forum organisé par Alteir Consulting le 28 janvier dernier à Bercy, l’Europe n’est pas en reste en ce qui concerne le dynamisme des fintechs. 102 orateurs de 12 pays se sont exprimés sur le sujet, dont 80 CEO de Fintechs, mais aussi des personnalités du monde la finance comme François Pérol CEO de BPCE, Ronan le Moal CEO d’Arkéa, Jacques Richier, CEO d’Allianz France ou encore Pierre Louette, CEO delegate du groupe Orange.

Dans l’ouvrage publié pour l’occasion qui présente en détail les 80 fintechs sélectionnées pour s’exprimer ce jour-là, Laurent Nizri, CEO d’Altéir Consulting et instigateur du forum souligne la diversité et la richesse de la Fintech Européenne. « Certes les valorisations et le buzz n’atteignent pas encore les sommets que l’on connaît aux Etats-Unis, mais l’effervescence est bien là et les lignes bougent ».

Et de citer les très nombreux acteurs ont levé des millions voire des dizaines de millions d’euro dans les « néo banques » (mondo, number26, starling, holvi, monese, compte nickel…), le PFM (Linxo, Bankin’, mooverang…), le crédit sous toutes ses formes (lendix, Unilend, iwoca, finexkap, …), l’équity (Invesdor, Alternativa, Wiseed, …), ou encore le paiement (hipay, payplug, lydia, revolut, gocardless, slimpay…) le transfert d’argent (kantox, afrimarket, Zympay, paytop, …), les services aux banques (amfine, Moneythor, investglass, trunomi, …) ou encore l’épargne (advize, Yomoni, Raisin, Savedo, …), et bien d’autres. « Et ce n’est que le début de l’aventure », précise Laurent Nizri.

Les solutions de paiement mobile ont la cote

La présence de Slimpay, qui propose un moyen rapide et sécurisé pour payer ses abonnements et ses achats fréquents en ligne, illustre bien la prédominance des services liés aux aux paiements, devises et transactions, tels que le crowdfunding, qui émergent dans le classement, avec 25 % des Fintech représentées. Les services liés à l’assurance se développent également, avec 7 Fintech présentes cette année dans le classement (aucune en 2014). Sans oublier les services relatifs à l’asset management (robo-advisors).

« Toutes les startups dans l’univers de fintechs qui réussissent sont souvent pilotées par des banquiers et qui savent justement où sont les marges de manœuvre pour changer les modalités de fonctionnement d’un secteur qu’ils connaissent bien », explique sur BFM Business Guillaume-Olivier Doré, fondateur de FinTech Mag.

Les ‘enablers’ devant les ‘disruptors’

Les Fintech « disruptors » sont les acteurs qui créent des perturbations positives, avec un modèle en rupture avec l’existant, tandis que les « enablers » sont des sociétés dont le rôle est de favoriser la mise en place et le développement de stratégies numériques et de commerce électronique au sein des entreprises, fonctionnant ainsi comme des modèles facilitateurs. Le classement fait apparaître un basculement des technologies dites « disruptors » vers les technologies dites « enablers » : 25 Fintech « enablers » sont présentes dans le classement 2015, contre 7 en 2014.

« Loin d’être des menaces, les Fintech sont aujourd’hui des opportunités pour les banques traditionnelles qui doivent se réinventer, aussi bien au niveau de leurs produits et services qu’en matière de relation avec leurs clients, en s’appuyant sur ces technologies innovantes ». explique Fabrice Odent, Associé KPMG, Responsable des activités Financial Services. « La capacité d’adaptation de l’industrie financière à ces nouvelles technologies est l’un des défis majeurs du secteur ».

La France plus en avance qu’elle n’y paraît

La présence d’une seule société localisée dans l’Hexagone dans le Fintech 100 ne doit pas occulter l’importance de la France dans les fintechs, quatrième place mondiale derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.  « La France a un tissu de startups financières qui n’a rien à envier – si ce n’est la capacité de financement – à ses concurrents anglo-saxons », rappelait Cyril Chiche, PDG de l’application de paiement mobile Lydia, aux dernières Assises des moyens de paiement à Bercy.

Sans oublier qu’un certain nombre de sociétés fintechs du classement, bien que localisées aux Etat-Unis, ont été créées par des Français à l’instar de Lending Club (24e place mondiale) fondé par Renaud Laplanche ou bien encore Xignite fondée par Stéphane Dubois.

Les pouvoirs publics et les professionnels du secteur ont en tout cas bien compris l’intérêt stratégique d’être en pointe de ce secteur. Ainsi, le pôle Finance Innovation vient tout juste de lancer son troisième appel à projets afin d’identifier et labelliser les 100 Fintech françaises les plus prometteuses de 2016. Quant à l’association France Fintech, lancée en juin dernier, fédère aujourd’hui plus de 60 acteurs de la filière. De quoi augurer un avenir prometteur..

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici