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Journal d’une jeune diplômée en recherche d’emploi (deuxième partie)

Diplômée d’un DEA d’économie et de finance internationale, Marie, 26 ans, était à la recherche d’un emploi en gestion d’actifs ou en banque privée depuis 6 mois lorsqu’elle nous a fait part dans un précédent article des affres de cette quête et de ses propres erreurs de parcours (actu.efinancialcareers.fr ). Elle a aujourd’hui retrouvé un emploi, qui ne répond hélas pas entièrement à ses attentes. Elle nous explique les raisons de ce choix et ses espoirs pour les mois à venir.

Je remercie tout d’abord les personnes qui ont écrit et répondu suite à mon témoignage car cela m’a aidé et soutenu dans ma recherche. J’ai depuis le début de l’année changé de statut : de chômeuse en recherche d’emploi, je suis devenue travailleuse… en recherche d’emploi. Motivée comme jamais à la fin de l’année, une de mes résolutions était de retrouver un emploi début 2006 et c’est ce que j’ai fait.

Après avoir épuisé mes contacts (dans tous les sens du terme), j’ai concentré mes efforts sur les sites Internet d’offres d’emplois et les annonces de journaux. C’est ainsi que j’ai trouvé une offre proposant une mission avec deux mois de période d’essai et ouverture d’un poste en CDI. Le secteur ne correspondait pas exactement à mes attentes mais il comportait à mes yeux l’avantage d’être assez large pour que j’y apprenne de nombreuses choses. La société est spécialisée dans l’offre de solutions de gestion active du risque clients en se positionnant sur toute la chaîne, de la naissance de la créance au rachat de celle-ci ; son activité comprend l’information commerciale, l’affacturage, le recouvrement, la gestion de créances, l’audit et le rachat de créances et pertes & profits.

L’activité étant loin de mes domaines de prédilection initiaux, je suis donc allée à l’entretien juste pour voir . Je passe un premier entretien avec la DRH et le n+1 responsable du département qui ouvre ce poste. Le contact passe plutôt bien : 1h30 de rendez-vous avec une présentation détaillée du poste, de l’entreprise, de mon parcours professionnel, de mes motivations, de mes qualités et nombreux défauts (perfectionnisme, volonté d’aller jusqu’au bout… bref, les défauts habituels du candidat parfait).

Je suis convoquée à un deuxième entretien quelques jours plus tard et nous ne sommes plus que deux en course. Je rencontre alors le directeur général de la société qui me demande de présenter son entreprise et qui me parle avec enthousiasme des perspectives de l’activité. Je reçois quelques jours plus tard une offre d’emploi : je fais des bonds car cela fait des mois que je cherche désespérément un poste mais je sais que mon incertitude ne va pas tarder à refaire surface.

Tout d’abord, si les perspectives d’évolution sont intéressantes (gérer une équipe de 7 gestionnaires de portefeuilles et assurer les relations avec les filiales et partenaires extérieurs), cette société est une PME de 43 personnes en France (et 200 personnes en Italie), ce qui est loin d’être la grosse structure que j’espérais pour un premier poste. Ensuite, le secteur d’activité ne ressemble pas aux domaines que je visais. Le salaire est correct mais ne constitue pas un élément déterminant de mon choix. Il me faut donc peser le pour et le contre.

D’un autre côté, il s’agit d’une PME dynamique qui a un grand nombre de partenaires extérieurs et qui est sur le point de racheter des sociétés dans plusieurs pays européens. Je me dis ensuite qu’une petite structure m’offre l’avantage de la flexibilité, de possibilités d’évolutions rapide vers des fonctions à responsabilité. Cette société est rentable et réputée dans son secteur. Enfin, il faut bien avouer qu’en l’absence d’autres opportunités, ce poste est une ligne de plus sur mon CV. Je me suis donc vite laissée convaincre.

commentaires (2)

Comments
  1. Bonjour,

    J’aimerais dire à Marie que sa déception, ou son incertitude, face au nouvel emploi qu’elle a trouvé est très compréhensible. Après tout, ce n’est pas parce que le marché de l’emploi est difficile qu’il faille se contenter du premier poste offert, surtout après tant d’années d’études.

    Cela dit, la vraie question que Marie doit se poser est : Est-ce je préfère être un gros poisson dans un petit aquarium ou un petit poisson dans un gros aquarium? J’ai longtemps pensé que je ne serais jamais heureux dans la PME. Aujourd’hui en stage dans une grosse boîte, je réalise que c’est du pareil au même, avec en plus la lourdeur bureaucratique et la dimension politique propres aux grandes structures. L’important n’est pas tant la taille de l’entreprise qui nous emploie que sa santé financière (pouvoir bien faire les choses sans être constamment contraint par le budget limité) et l’ambiance qui y règne (relation avec le patron, climat entre collègues, etc.). Ce dernier point n’a pas de prix à mes yeux.

    Mais surtout, Marie, tu es jeune et tu as tout le temps devant toi. Patience, un jour viendra où le pain sera moins noir. En attendant, le principal est d’apprendre un maximum de choses qui sont un maximum transférable.

    Bonne continuation.

  2. Bien venue dans la galère des femmes diplômées en finance. Je suis moins diplômée que vous en nombre d’années, mais j’ai appris la finance, la compta pendant des années en France et en Ecosse.
    En 12 ans de carrière j’ai envoyé plus de 3000 CV lorsque je travaillais et lors de mes périodes de chômage. Je n’ai pas trouvé un poste dans la finance dans les 3 premières années de ma carrière et on me rétorque que je n’ai pas suffisament la pratique. La motivation, tout le monde s’en fiche. Je voulais étudier des rentabilités de sociétés pour le compte d’investisseurs, ceci dans le monde entier. J’étais prête à sacrifier ma vie de femme, de famille, mais personne ne m’a donné cette chance. Même un poste classique de contrôleur de gestion, j’en ai trouvé un seul de 3.5 mois au bout de 12 ans de recherches…Je n’ai eu que des postes d’assistante de gestion. Sauf lorsque j’étais à mon compte en début de carrière. J’ai dû créer mon propre emploi car personne ne voulait m’embaucher. J’ai dû ensuite partir travailler en Afrique parce que même un poste d’assistante en France s’était mission impossible. Recemment je suis allée en temps que cliente potentielle dans une banque d’affaires, spécialisée en gestion de patrimoine, par curiosité. J’ai ouvert par erreur une porte où il y avait au moins 40 personnes assises en formation. Pas une femme ! elle est la réponse à votre galère et à toutes les femmes. Pour la peine je ne signerais pas avec eux, à moins qu’ils m’embauchent !
    Si j’ai un conseil à vous donner, tentez votre chance à l’étranger.
    De mon côté, je continue à écrire sans trop y croire et surtout, j’étudie des rentabilités de sociétés en Afrique et j’investis là-bas. Cela me donne une certaine satisfaction de me réaliser et un jour je parviendrais peut-être à vivre de mes activités annexes.
    Bonnes chances ! et si un jour je dois embaucher, je n’embaucherai que des femmes car elles sont plus bosseuses que les hommes.

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