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Comment réussir votre candidature pour travailler dans le conseil en stratégie

Faites que votre candidature soit retenue parmi 100 autres…

Faites que votre candidature soit retenue parmi 100 autres…

Tout le monde parle de la difficulté d’entrer dans la banque d’investissement, mais faire carrière dans le conseil en stratégie est tout aussi ardu. Ayant récemment été embauché par un cabinet conseil figurant parmi les Big Three où je suis en charge de la sélection des candidatures des jeunes diplômés, je peux vous dire que ça devient de plus en plus féroce. L’an dernier, des firmes comme McKinsey et Bain ont reçu jusqu’à 100 candidatures pour chaque offre d’emploi.

Entrer dans le conseil ne repose pas uniquement sur le talent inné : vous avez besoin de mettre en place une stratégie pour votre candidature. Voici mes conseils pour y parvenir…

1. Postulez à un grand nombre d’entreprises

La première étape du processus de sélection sera une sorte de test de résolution de problèmes. Les entreprises l’utilisent pour réduire de moitié environ (de 100 à 50) les candidats au poste. Ces tests ne sont pas destinés à évaluer votre aisance dans les mathématiques mais à tester de quelle façon vous surmontez les problèmes.

La capacité naturelle à résoudre les problèmes est importante. Mais les questions sont souvent les mêmes, pas forcément sur le fonds mais au moins sur la forme. Il est donc possible d’apprendre comment résoudre efficacement ces questions ou y répondre plus rapidement. Le fait de vous y entraîner est essentiel. Pour prendre de l’avance sur vos concurrents, postulez à un grand nombre d’entreprises dans l’industrie financière. La plupart d’entre elles vont vous feront automatiquement passer la phase de tests, vous offrant ainsi un précieux entraînement.

2. Ayez une Université au top dans votre CV

Les standards académiques seront utilisés pour réduire de 50 à près de 25 le nombre de candidatures. L’absence de mentions au Bachelor et d’un niveau au moins égal à celui du Master provoquera un rejet immédiat.

Moins évident, sortir de la mauvaise université pourra également vous fermer les portes. Les cabinets conseils reçoivent tant de candidatures qu’ils manquent de ressources pour analyser manuellement chacune d’entre elles. Ils peuvent se permettre de se montrer très pointilleux.

Si vous n’êtes pas issu de l’une des meilleures universités de votre pays (ex : Top 10 en France ou Ivy League aux US), votre candidature finira aux oubliettes. Mais ne vous découragez pas : vos chances pourraient augmenter considérablement en poursuivant des études de troisième cycle dans une université plus réputée. Vous auriez alors à la fois un niveau plus impressionnant d’études et une meilleure université sur votre CV. Le cas échéant, mettez en avant votre expérience professionnelle.

3. Ayez de l’expérience professionnelle, mais pas trop

L’examen manuel des CV et des lettres de motivation réduit encore le nombre de candidats d’environ 25 à 10 pour chaque poste. A ce stade, les candidats auront les diplômes minimaux requis et passé le test de résolution de problème. Les CV sont donc classés en fonction de deux choses : des parcours universitaires exemplaires et/ou une expérience professionnelle adéquate.

Doctorat, récompenses universitaires ou diplômes prestigieux constituent le meilleur moyen de marquer des points au niveau de votre parcours universitaire.

Avoir une expérience de travail d’au moins deux mois dans un cabinet de renom produira également tout son effet dans votre candidature. Des stages bien notés (dans ou au dehors du consulting) feront toute la différence. De même que faire un stage d’été en banque d’investissement et postuler ensuite dans un cabinet conseil.

Si vous avez plus d’expérience, cela ne signifie pas pour autant que vous pourrez espérer autre chose qu’une fonction d’entrée de gamme.

L’itinéraire le plus efficace en conseil est de postuler immédiatement après l’université après avoir fait un stage d’été. Davantage d’expérience ne signifie pas davantage de succès.

Des expériences autres que professionnelles seront également appréciées. Cela vaut par exemple pour les jobs à temps partiel que vous avez peut-être effectués pendant vos études et qui démontreront votre sens de l’initiative. C’est également le cas pour les fonctions de leadership extra-scolaires qui peuvent être considérées de la même façon que des stages ou des emplois. Votre rôle dans une association universitaire pourrait faire toute la différence pour décrocher un entretien ou pas.

4. Utilisez un modèle duplicable pour écrire vos lettres de motivation

Les lettres d’accompagnement sont utilisées pour confirmer votre intérêt pour le conseil en stratégie et pour l’entreprise spécifique pour laquelle vous postulez. Ni plus ni moins. Cela vaut donc la peine d’être intransigeant sur la façon dont vous les écrivez. Écrire quelque chose qui tient sur une feuille A4 est important : cela traduit un certain effort, sachant que la plupart des autres candidats feront la même chose.

Souligner vos compétences ou réalisations clés est également utile pour vous assurer qu’un évaluateur coche les bons points su votre CV. Mais le plus important est que vous écriviez quelque chose de spécifique et de pertinent sur l’entreprise à laquelle vous postulez. Mentionner votre participation à un campus event (et la personne que vous y avez rencontré) est l’idéal. Tout comme utiliser des mots qui font le buzz pour décrire l’entreprise (peut-être à partir de son site carrières) et les relier à vos expériences et centres d’intérêts. Cela paraît simple, mais la plupart des candidats ratent ici des points faciles ici. N’ayez pas peur non plus d’utiliser des bullet points ou des caractères gras pour attirer l’attention sur vos réalisations clés ou les raisons spécifiques qui vous poussent à postuler dans cette entreprise en particulier.

Postuler avec un score honorable aux tests et une lettre de motivation digne de ce nom, avec en plus des diplômes et une expérience professionnelle à votre avantage seront autant d’éléments qui vous permettront de vous faire passer du top 100 au top 10 des candidats pour des postes de conseil en stratégie.

L’auteur travaille actuellement pour un grand cabinet de conseil en management à la City de Londres. James Smith est un pseudonyme.

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