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Les cinq bonnes raisons de devenir un spécialiste renminbi … à Paris

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A l’heure où les grandes banques d’investissement françaises dopent leur présence en Asie, le financier que vous êtes devrait – si ce n’est déjà fait – s’intéresser de près au renminbi (RMB), appelé aussi Yuan chinois, qui est la monnaie officielle et légale en Chine continentale et dont le symbole est ¥. D’autant plus que les perspectives de développement de la devise chinoise sont bien réelles. HSBC prévoit ainsi que le RMB fera partie des 5 monnaies les plus utilisées dans les 5 ans à venir, que la moitié du commerce de la Chine sera réglé en RMB d’ici 2020, et que la monnaie chinoise sera totalement convertible d’ici 2017.

« L’internationalisation du RMB crée de nouvelles opportunités pour le commerce, l’investissement, la gestion de trésorerie et le financement », souligne la banque HSBC qui précise que de nombreuses initiatives ont été prises afin d’accélérer ce processus : Shanghai Free Trade Zones et politique de cash pooling pour les entreprises, mesures d’ouvertures des marchés aux investisseurs, multiplication des centres de clearing offshore… « Ce marché se développe de façon continue non seulement en Asie, mais aussi en Europe. Ce nouveau marché s’est développé rapidement grâce à une demande croissante tant des contreparties commerciales que des investisseurs, chacun à la recherche de produits et services diversifiés et performants », confirme-t-on chez CA CIB.

Et la France ne fait pas exception. Cette année, le renminbi semble avoir même avoir passé la seconde ! « Nous constatons que les entreprises qui utilisent cette monnaie ont davantage tendance à couvrir leur risque de change, ce qui n’était pas le cas il y a quelques mois, lorsque la monnaie était plus stable » explique Regis Barriac, directeur de l’International chez HSBC France qui rappelle que les entreprises françaises sont celles qui déclarent utiliser le plus cette devise, hors Chine continentale.

Voici donc les raisons pour lesquelles il est judicieux de se familiariser avec l’univers du RMB, du CNY et du CNH (RMB Offshore) :

1/ Paris, premier centre offshore du renminbi en zone euro

La bataille entre les différentes places financière fait rage mais Paris semble avoir pris une longueur d’avance en Europe. Cela fait en effet plusieurs années déjà que Paris Europlace, l’association de promotion de la place financière parisienne, entend faire de la capitale française un pôle européen leader pour l’accès à la devise chinoise. Parmi ses priorités : renforcer et élargir les services financiers existant à Paris pour accompagner les entreprises françaises et européennes, mais aussi développer à Paris un pôle de liquidité en RMB offshore et offrir la meilleure liquidité aux banques internationales actives sur le marché RMB en Europe, et notamment sur les fuseaux horaires complémentaires à ceux de Hong Kong.

Dans le même état d’esprit, la Banque de France a signé l’été dernier un protocole d’accord avec la Banque populaire de Chine (PBOC) pour établir un système de paiement en monnaie chinoise à Paris, première étape vers la création d’une infrastructure de compensation et de règlement des transactions en RMB. Il va sans dire qu’un tel service basé à Paris représente un précieux atout pour les banques françaises.

2/ Les banques françaises en pointe

Le fait de travailler sur le reminbi dans une banque française ne vous desservira pas, bien au contraire. Les grandes banques d’investissement hexagonales ont été parmi les premières à s’intéresser à cette devise. BNP Paribas a d’ailleurs créé un centre de compétences dédié au RMB, afin de suivre et comprendre les décisions des autorités chinoises, qui évoluent extrêmement rapidement sur la question de l’internationalisation de leur devise.

Conséquence de leur implication active, les banques française sont régulièrement récompensées dans les classements internationaux. BNP vient ainsi d’être nommée Renminbi House of the Year 2015 par Asia Risk. Quant à Crédit Agricole CIB, elle s’est hissée à la troisième place du classement Bloomberg pour l’origination d’obligations en Renminbi Offshore, derrière HSBC et Standard Chartered. Des distinctions que vous pourrez toujours mettre en évidence sur votre CV.

3/ De nombreux métiers bancaires concernés

Le fait de mentionner le terme « renminbi » sur votre CV pourrait vous valoir l’attention des grandes banques qui toutes proposent des services bancaires dédiés : tenue de compte courant et paiements internationaux, offre de change, produits d’investissement, produits de couverture de taux, émissions obligataires en RBM offshore, services de cash management et de clearing, trade finance, etc.

Pour ce faire, les banques s’appuient pour cela sur leurs plates-formes de trading et n’hésitent d’ailleurs pas à mettre en place rapidement des équipes de traders spécialisés pour satisfaire la demande croissante de leurs clients, les banques. Elles comptent aussi sur leurs équipes de recherche ou bien leurs départements Debt Capital Market (DCM) pour les émissions obligataires. Afin de savoir quels sont les métiers concernés, vous devriez jeter un coup d’œil sur les brochures de présentation sur le RBM de BNP Paribas, Société Générale ou encore CA CIB.

Mais il n’y a pas que les banques qui sont de la partie. Les sociétés de gestion ont elles aussi compris tout l’intérêt d’être présentes sur ce segment. Haiyan Li-Labbé, spécialiste de la Chine chez Carmignac, rappelle ainsi que son établissement a été parmi les premiers en France à obtenir la licence RQFII (RMB Qualified Foreign Institutional Investor). Les cabinets d’avocats d’affaires sont également sollicités, à l’instar de Clifford Chance qui a conseillé la CADES sur sa première émission obligataire en Renminbi.

4/ Des émissions RMB qui se multiplient

L’an dernier, Bank of China (BoC) avait ouvert le bal des émissions obligataires sur le marché parisien avec 2 milliards de renminbis (237 millions d’euros) d’obligations en deux tranches de 1,5 milliard à 2 ans et 500 millions à 5 ans. L’opération était dirigée par BNP Paribas, Crédit Agricole CIB et HSBC.

Depuis, les banques n’ont pas chômé. En témoigne par exemple CA CIB qui, grâce à un réseau de spécialistes obligataires composés d’originateurs et de syndicateurs expérimentés, et aidé par une recherche et des capacités de swap et de distribution, a participé à de nombreuses émissions obligataires en format placement privé ou syndiqué publique. Au printemps 2015, CA CIB a assisté sa maison mère BPCE à l’occasion de sa première émission « Dim Sum » en renminbi chinois du groupe.

5/ Un tremplin professionnel… vers l’Asie

Vous envisagez à terme de faire carrière en Asie ? Sachez que les experts accompagnant l’internationalisation de la devise chinoise sont aussi bien basés en France qu’en Asie. HSBC dispose ainsi d’un French desk (pôle francophone) à Shanghai qui conseille et accompagne les entreprises françaises souhaitant s’installer et se développer en Chine.

Dans tous les cas il va sans dire qu’une bonne connaissance du marché Chinois (et idéalement du mandarin) est indispensable. A cela devront s’ajouter « des compétences en transaction banking, corporate finance, credit et lending. « C’est encore mieux si cette expérience peut être combinée avec un background confirmé dans la couverture clients car il s’agit d’avoir des dialogues constructifs avec des CEO et des CFO », précise dans nos colonnes Ian Massey, head of talent acquisition chez Standard Chartered à Hong Kong, le plus grand centre offshore de RMB au monde, devant Taïwan.

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